|
| |
Publié le 07-11-08 à 18:17 |
|
|
| |
Allocution de M. le Président de la République en l'honneur des 50 ans de la Commission européenne |
|
|
|
Bruxelles – 7 novembre 2008
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais vous dire combien je suis heureux d’être parmi vous. Heureux d’abord pour saluer l’anniversaire de la Commission. Parce que la Commission c’est un organisme qui dans sa forme, dans son esprit, comme dans son organisation n’existe nulle part ailleurs dans le monde.
Ce qui fait la force de la Commission européenne c’est justement de ne ressembler à aucun autre organisme existant. Et vous devez garder ce caractère hybride, qui loin d’être une faiblesse est une force. Vous n’êtes pas un organisme technique, car des techniciens n’ont d’autre ambition que d’appliquer à la lettre un traité. Vous êtes de ce point de vue en charge de la lettre mais aussi de l’esprit. Vous n’êtes pas que des politiques car vous n’êtes pas le Conseil européen des chefs d’Etats et de Gouvernements ou le Parlement européen. Composé à l’évidence exclusivement de femmes et d’hommes politiques.
Chaque fois que la Commission assume son caractère multiple, elle est au rendez-vous des responsabilités que lui ont confié les « pères fondateurs » de cet organisme original.
Si la Commission se contente d’être un organisme uniquement technique, j’allais dire technocratique, elle n’a pas suffisamment de vision, elle n’a pas d’ambition, elle se caricature. Si la Commission se laisse aller à s’aventurer sur le terrain exclusivement politique, elle se trouve en concurrence avec le Conseil européen. Les deux institutions s’en trouveront alors affaiblies.
Cher José Manuel Barroso, toute la difficulté de la présidence, de l’animation d’un organisme comme la Commission c’est de chaque jour inventer sa propre plasticité en même temps que de se montrer vigilante sur la responsabilité première que sont la lettre et l’esprit des traités. Je suis si conscient de cette réalité et de l’apport exceptionnel de la Commission dans la construction européenne, qui assure en quelque sorte la permanence, qu’à peine élu [...]
|
|
|
|
|
|
|