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Publié le 17-10-08 à 08:46 |
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Discours de M. le Président de la République devant l'Assemblée nationale du Québec |
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Vendredi 17 octobre 2008
Monsieur le Premier Ministre,
Messieurs les Anciens Premiers Ministres,
Madame la Première Vice-Présidente,
Madame et Monsieur les Chefs de l’Opposition,
Mesdames et Messieurs les députés,
J’ai bien conscience que ces applaudissements sont pour la France et c’est en cela que je les accueille avec beaucoup d’honneur. Comme l’a demandé votre Premier ministre, c’est donc sans accent que je m’exprimerai devant vous.
De cette tribune où s’exprime pour la première fois un chef de l’Etat de mon pays, je veux d’abord adresser à tous les Québécois le salut fraternel du peuple français. Je dis fraternel parce que l’histoire a fait de nous, Français et Québécois, des frères. Parce que vous tenez, vous Québécois, une place privilégiée dans le cœur des Français. Parce que quatre siècles d’une histoire souvent tumultueuse n’ont fait que renforcer ce lien unique qui existe entre nous. Parce que c’est dans cette profonde affection réciproque qu’au fond chacun est le plus fidèle à lui-même.
Nous savons, Québécois et Français que l’identité d’une nation, comme celle d’une personne, se fonde sur la mémoire. Je veux dire d’ailleurs ici au Québec, comme je l’ai dit en France, que le mot identité n’est pas un gros mot car s’il n’y avait pas d’identité, il n’y aurait pas de diversité. Et à celles et ceux qui à travers le monde, plaident pour davantage de diversité, je veux dire qu’ils n’ont rien à craindre de l’identité. Car la diversité c’est le [...]
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