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Publié le 22-09-08 à 10:24 |
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Discours de M. le Président de la République Fondation Elie Wiesel pour l’Humanité |
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New York – Lundi 22 Septembre 2008
Mesdames et Messieurs,
C’est très émouvant pour moi d’être parmi vous. Je voudrais vous parler brièvement mais vous parler avec le cœur. Ce prix que je reçois ce soir vaut d’avantage par celui qui le donne que par celui qui le reçoit. Ce qui est important ce soir c’est qu’Elie WIESEL et Marion soient parmi nous pour continuer à porter un témoignage qui a bouleversé les gens de ma génération. Moi, je n’ai pas connu la guerre. Mes enfants ne l’ont pas connue non plus. Et s’il n’y avait pas eu des hommes comme Elie WIESEL, pour parler du plus profond de la nuit et pour dénoncer à sa manière le « Silence de Dieu » aujourd’hui on aurait oublié ce que l’on n’a pas le droit d’oublier. Et chaque fois qu’Elie donne un prix, j’ai toujours pensé que c’est lui qui devrait être récompensé. Lui et tous ceux qui à Auschwitz, à Buchenwald, ont survécu et sont là pour témoigner.
Elie, la plus belle récompense que l’on peut vous faire à vous et à tous ceux qui ont connu ce que vous avez connu, c’est que nous, nous transmettrons la mémoire. On n’oubliera pas. Et dans des générations et des générations, quand il n’y aura plus aucun survivant, il y aura encore des hommes pour se raconter l’histoire de ce qu’ont fait, en Europe, des gens qui s’appelaient des êtres humains. Et si, dans des générations, on parle encore de ce que vous avez vécu, alors vous n’aurez pas vécu pour rien.
Cher Elie WIESEL, chère Marion, c’est pour moi un grand honneur d’être votre ami. Je voudrais dire que, pour moi, lorsque j’étais à table et que je regardais la tribune, je voyais le drapeau américain à côté du drapeau français. J’aime les Etats-Unis [...]
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