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Publié le 22-09-08 à 00:11 |
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Intervention lors de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les besoins de l’Afrique |
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New York – Lundi 22 Septembre 2008
Monsieur le Président de l’Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement,
Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs,
Je tiens tout d’abord à remercier le Secrétaire Général pour le rapport très complet qu’il a préparé sur les besoins de développement de l’Afrique.
L’Afrique s’est remise en marche. Le continent a retrouvé le chemin de la croissance. Depuis 1994, son taux de croissance annuel moyen est proche de 5%. Aujourd’hui il s’accélère encore et devrait être supérieur à 6% en 2008. Le volume des investissements extérieurs vient de dépasser, ce qui est une bonne chose, celui de l’aide publique au développement. La perception de l’Afrique change.
Toutefois, la croissance économique de l’Afrique reste très théorique pour une majorité d’Africains : réalité statistique, elle n’est pas encore une réalité du quotidien des populations d’Afrique.
Le continent est en effet confronté à de nombreux défis : crise alimentaire, effets du réchauffement climatique. Et puis il y a surtout le constat dressé par le rapport du Secrétaire Général, constat qui doit tous nous interpeller : aucun pays africain, aucun, n’est dans les temps pour atteindre tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Aucun.
Alors, l’Europe veut s’engager aux côtés de l’Afrique. Les 27 Etats membres de l’Union viennent de renouveler, collectivement, des engagements très clairs en matière d’aide. Nous avons confirmé l’objectif de l’Union de consacrer 0,7 % de notre [...]
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