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Publié le 19-02-08 à 15:10 |
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Dicours de M.le Président de la République lors de l'installation de la Commission pour la Nouvelle Télévision Publique |
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Palais de l'Élysée – Mardi 19 février 2008
Mesdames et Messieurs,
Bienvenue à tous.
Avec l’école, la télévision permet l’accès et la transmission la plus large de la culture et des valeurs de notre société. C’est ce que j’ai voulu dire, en proposant le mois dernier que l’on réfléchisse à la suppression de la publicité dans l’audiovisuel public. L’école et la télévision sont les deux structures par lesquelles notre société se pense, se tisse et se construit. Et c’est à juste titre que les pionniers, les véritables créateurs de la télévision publique comme Claude SANTELLI se qualifiaient jadis de « nouveaux hussards noirs de la République ». Non que je veuille revenir aux temps anciens de la première télévision en noir et blanc, mais il y a du Jules FERRY dans cette histoire de la télévision publique… !
Car l’essentiel ce n’est ni la publicité, ni le financement, même si ces questions sont très importantes : ce ne sont que des moyens et non des finalités. Or ce n’est pas un débat exclusivement comptable dont il s’agit. Il s’agit d’une grande réforme ! La suppression de la publicité sur le service public n’est pas seulement un sujet financier, c’est une question de valeurs et une question de transmission.
Une question de création.
Une question d’éducation.
Une question d’«espérance démocratique», celle que doit constituer notre télévision publique.
Espérance d’une diversité, dans les programmes, dans les opinions, dans les talents, dans les modes d’expression.
Espérance dans la création française, la nouvelle comme la patrimoniale.
Espérance dans la vertu sociale de ce grand [...]
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