|
| |
Publié le 08-01-09 à 11:24 |
|
|
| |
Conférence de presse conjointe avec Mme Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne |
|
|
|
Palais de l'Elysée - Jeudi 8 Janvier 2009
LE PRESIDENT - Mesdames et Messieurs, je voudrais remercier à nouveau la Chancelière Angela MERKEL d'avoir accepté de participer au colloque organisé par Éric BESSON avec Tony BLAIR. C'était très important pour la France que la Chancelière donne sa vision de l'évolution de l'organisation du monde. J'en profite pour vous annoncer que, dans la perspective du Sommet si important du 2 avril à Londres, en accord avec Gordon BROWN, sur une proposition d'Angela MERKEL, nous nous retrouverons à Berlin dans les semaines qui viennent - je veux dire les Européens du G20 - pour préparer le Sommet de Londres de façon à ce que l'Europe parle d'une seule voix et que l'Europe pèse puissamment dans le sens de la refondation du capitalisme et du changement et c'est très important, naturellement, que cette coopération franco-allemande soit si intense.
Deuxièmement, j'avais longuement parlé avec la Chancelière avant de me rendre au Proche-Orient. Angela MERKEL m'avait dit combien était importante la question de la frontière entre l'Égypte et Gaza. Je lui ai naturellement rendu compte des différents entretiens que j'ai eus au cours de ma tournée. La Chancelière est, elle-même, en contact avec le Président MOUBARAK et le Premier ministre OLMERT. Notre analyse est strictement identique. Les armes doivent se taire, l'escalade doit s'arrêter, Israël doit obtenir des garanties pour sa sécurité et quitter Gaza. Le plus tôt sera le mieux. Nous travaillons tous les jours ensemble, Madame MERKEL et moi, et nous sommes prêts à prendre une initiative commune pour aider à la paix au Proche-Orient.
Sur l'autre dossier, la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine, je crois aussi pouvoir dire que nous avons une totale convergence de vues. C'est la Chancelière qui m'a informé des contacts qu'elle a eu avec les dirigeants ukrainiens et avec le Premier ministre POUTINE. Le différend russo-ukrainien est d'ordre bilatéral. Nous invitons les Russes et les Ukrainiens à prendre loyalement le chemin des discussions pour aboutir à un accord. Les Russes doivent par ailleurs respecter leur obligation contractuelle à l'endroit des Européens. Quant à l'Ukraine, je crois être assez bien placé pour dire que l'Europe a fait beaucoup pour elle puisque c'est sous la Présidence française que nous avons obtenu pour l'Ukraine un partenariat privilégié et ce qui est en jeu, c'est sa fiabilité comme partenaire de l'Europe. Là encore, la France et l'Allemagne ont strictement [...]
|
|
|
|
|
|
|