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Publié le 02-02-10
à 22:18
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| Discours sur le développement durable de la Corse |
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Ajaccio – Mardi 2 février 2010
Messieurs les ministres,
Messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de la collectivité de Corse,
Mesdames et Messieurs les présidents,
Mesdames et Messieurs,
Pour parler de la Corse, le mieux c’est de la rencontrer. Les statistiques, les notes, les observateurs nous disent que la Corse va mieux, que la crise économique est moins ressentie ici qu’ailleurs, que la croissance est restée positive, qu’il y a davantage de créations d’entreprises, plus de créations d’emplois aussi et que la saison touristique en 2009 a été excellente.
Ces signaux économiques positifs se conjuguent à un recul de la violence, ceci expliquant sans doute cela. Chacun sait bien que sans la sécurité et la paix civile, il ne peut pas y avoir de développement soutenu et durable, en Corse comme dans le reste du pays.
Les forces de sécurité ont mené depuis 2002 une action résolue et continue contre la violence. Cette action a porté ses fruits : les attentats et les tentatives d’attentat ont été divisés par six entre 2002 et 2009. Bien qu’en diminution, cette violence reste inacceptable, tout comme la recrudescence du nombre d'homicides depuis 2008. Je sais et je salue les efforts accomplis par les ministres de l’intérieur et de la justice, et les responsables locaux de la sécurité. Nous ne laisserons jamais la Corse et ses habitants devenir la proie du banditisme et des mafias. Jamais. Que ce message soit entendu, que chacun en soit bien conscient. Jamais, jamais, jamais. Nous mettrons les moyens qu’il faut, nous trouverons les responsables. Je l’avais dit dès 2002, j’ai tenu promesse et, en la matière, je ne relâcherai pas la pression. La Corse a trop souffert. Cette page est tournée et rien ne peut justifier, dans une République et dans une démocratie, qu’on agisse par le biais de la violence [...] |
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Publié le 28-01-10
à 20:17
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| Conclusion de la première session de la Conférence sur le déficit |
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Palais de l’Élysée – Jeudi 28 janvier 2010
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs,
Au lendemain de la plus grave crise financière de l’après-guerre, tous les pays développés sont confrontés à deux défis majeurs : la lutte contre le chômage, bien sûr, et la réduction des déficits.
Nos finances publiques ont été durement touchées par la récession qui a creusé l’écart entre nos recettes et nos dépenses. Notre déficit atteint 7,9 pour cent de la richesse nationale en 2009. Bien sûr, nous assumons entièrement le choix qui a été fait de soutenir l’économie pendant la crise par le libre jeu de ce qu’on appelle les stabilisateurs automatiques et le plan de relance. Mais il nous faut à présent, comme tous les pays européens, préparer l’étape suivante, c’est-à-dire le rétablissement de l’équilibre de nos comptes, la stabilisation puis la réduction de notre dette.
Nous devons le faire pour préserver notre modèle social.
Cet effort nous concerne tous. Avec le Premier ministre et les ministres, nous avons réuni aujourd’hui les responsables de l’Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale pour lancer un débat sans tabou sur notre déficit. Nous avons eu deux heures et demie de discussions franches et constructives.
Au terme de cette réunion, nous avons décidé collectivement qu’il fallait aboutir à un diagnostic partagé de la situation de nos finances publiques. L’idée est que si l’on arrivait, au fond, à se mettre d’accord sur le diagnostic, les remèdes pourraient être eux aussi partagés.
Pour arriver à ce constat partagé, nous avons demandé à MM. CHAMPSAUR et COTIS d’établir un document de synthèse sur la situation des comptes publics. Ils devront analyser l’évolution des comptes publics sur les 30 dernières années et les perspectives pour la prochaine décennie. Leur rapport sera rendu public. Il servira de point de départ incontestable à la deuxième réunion de la Conférence du déficit que nous réunirons avec le Premier ministre et les ministres en avril.
Notre deuxième conviction, c’est qu’il nous faut agir sur chacune des composantes de la dépense.
Les dépenses sociales représentent plus de la moitié des dépenses publiques, ce sont celles qui croissent le plus vite. Il nous faut agir pour sauvegarder notre modèle social.
Nous avons d’ores et déjà annoncé la réforme des retraites en 2010. Dès le 15 février prochain, nous discuterons de ce calendrier avec les partenaires sociaux.
Sur l’assurance-maladie, nous ramènerons les budgets des hôpitaux publics à l’équilibre d’ici à 2012. L’objectif national de dépense d’assurance maladie que la ministre de la Santé a fait adopter pour 2010, 3% de progression, est l’objectif le plus ambitieux depuis 10 ans.
Mais ce n’est pas assez de définir des objectifs ambitieux. Il faut les tenir. Un groupe de travail, que présidera Raoul BRIET, proposera les règles permettant d’assurer que l’objectif national d’assurance maladie voté chaque année par le Parlement soit respecté. Il rendra ses conclusions avant la seconde session de la conférence sur le déficit.
Par ailleurs, nous allons mettre en place — le Premier ministre le fera dans les jours qui viennent — la commission réunissant le Gouvernement et le Parlement pour trouver des solutions pour rembourser la dette exceptionnelle que la sécurité sociale a accumulée pendant la crise.
S’agissant des collectivités locales, on sait que depuis 1980, leurs dépenses ont augmenté de 20 % en proportion du PIB indépendamment des effets de la décentralisation.
L’Etat a une part de responsabilité dans cette dérive, c’est incontestable, par exemple en fixant des normes excessives sans concertation avec les collectivités locales. Il faut identifier les problèmes pour les régler, y compris en revenant sur des normes déjà en place.
Un groupe de travail devra mesurer l’impact des normes imposées par l’Etat et réfléchir à la mise en place d’un objectif de dépenses pour les collectivités locales. Il remettra ses conclusions en avril. Gilles CARREZ, président du Comité des finances locales, et Pierre-René LEMAS, préfet, ont accepté de le présider.
Reste l’Etat. Beaucoup a été fait depuis 2007. La dépense de l’Etat ne progresse pas plus vite que l’inflation. Un départ de fonctionnaire à la retraite sur deux n’est pas remplacé. Mais il faut que nous allions plus loin.
Nous affecterons toutes les recettes supplémentaires qui pourraient venir de la croissance au désendettement.
Avec le Premier ministre, nous avons demandé à Eric WOERTH de présenter, lors de la prochaine session de la conférence sur le déficit, un plan d’action complet pour réduire la dépense de l’Etat. Toutes les options seront mises sur la table, notamment sur les niches sociales et fiscales, leur démantèlement, ou leur réduction.
Mais je souhaite que nous allions encore plus loin et que la France se dote d’une règle d’équilibre pour l’ensemble de ses administrations publiques. C’est ce sur quoi nous allons travailler.
Les Allemands sont parvenus à un accord transpartisan sur ce sujet. C’est ce que nous allons essayer de faire. Nous avons demandé à Michel CAMDESSUS de présider un groupe de travail sur cette question. Il devra se poser des questions comme : l’objectif de retour à l’équilibre doit-il être 2020, comme les Allemands l’ont fixé ? Quelles sont les modalités du rétablissement ?
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Vous le voyez, Mesdames et Messieurs : en avril prochain, pour les collectivités locales, pour la sécurité sociale comme pour l’Etat, nous prendrons des décisions extrêmement importantes pour contenir les déficits, à l’image de ce que font nos partenaires. Bien évidemment, comme pourra le préciser Christine LAGARDE, nous devons faire ceci en suivant les recommandations du FMI sur la sortie de crise, qui disent en substance : « attention, le retour à la croissance est sensible, ne nous trompons pas dans l’utilisation des différents moyens qui sont à notre disposition ».
Je regrette que les représentants des départements et des régions ne soient pas venus, alors que les représentants des maires sont venus. Il est difficile de trouver des accords entre les uns et les autres si certains refusent de s’asseoir à la table pour discuter.
Les déficits concernent tout le monde. Cela fait trente-cinq ans que notre pays présente un budget en déficit. Durant ces trente-cinq années, il y a eu autant de gouvernements de gauche que de droite et l’objectif des dix prochaines années concerne également tout le monde.
Voilà ce que nous avons décidé ce matin. En avril, nous prendrons des décisions extrêmement précises pour enrayer la spirale des déficits et éviter qu’elle ne porte atteinte à la crédibilité de notre pays.
Je vous remercie.
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Publié le 28-01-10
à 20:12
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| Introduction de la Conférence sur le déficit |
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Palais de l’Élysée – Jeudi 28 janvier 2010
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
Avec la lutte contre le chômage, le redressement des finances publiques est le défi majeur auquel nous devons faire face au sortir de la plus grave crise de l’après-guerre. De la réponse que nous y apporterons dépendront en grande partie notre place dans le monde et la pérennité de notre modèle économique et social.
L’explosion des déficits publics touche tous les pays occidentaux. Notre situation est certes meilleure que celle de beaucoup de nos partenaires. Mais avec un déficit public qui représente environ 8% de notre richesse nationale, personne ne peut dire qu’elle n’est pas sérieuse.
Il n’y a certes aucune raison de céder à l’affolement. Face à la crise, notre économie a mieux résisté que beaucoup d’autres. Le plan de relance français a été salué par tous les observateurs internationaux. Sans lui, la récession aurait été beaucoup plus profonde et plus longue. A la différence de ce qui se passe chez nombre de nos voisins, le soutien aux banques n’a rien coûté aux Français et à même rapporté plus de 2 Md€ à l’Etat.
Mais il faut aussi éviter le déni. La crise a ramené la richesse nationale deux ans en arrière. Les recettes de l’Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale décroissent elles aussi. En revanche, la crise implique de nouvelles dépenses, par exemple pour soutenir l’économie et répondre à l’augmentation mécanique du chômage.
L’écart entre nos recettes et nos dépenses s’est accru de 80 à 100 milliards d’euros. Même lorsque la croissance reviendra à son niveau normal, une partie de cet écart perdurera si nous n’agissons pas. Tous les pays sont à la même enseigne : l’Allemagne a elle aussi accru son déficit de 4 à 5 points de richesse nationale. Mais elle était à l’équilibre quand la crise a commencé. Cela nous amène au second problème, en fait le principal: nous sommes entrés dans la crise avec un déficit public hérité de 30 ans de croissance constante de la dépense publique.
C’est vers la puissance publique que se tournent les Français pour garantir l’égalité et les protéger contre les aléas de la vie. C’est un vrai choix de société, au bon sens du terme. Mais, depuis la fin des trente glorieuses, se fiant à leur inclinaison pour l’intervention publique, les gouvernements français ont ajouté chaque année de nouveaux dispositifs à financer. La dépense publique a ainsi augmenté de façon considérable, pour être aujourd’hui la plus élevée de la zone euro. Nous avons atteint en 2009 le niveau record de 55% du PIB c'est-à-dire de la richesse nationale.
Les effectifs de fonctionnaires ont augmenté de 36% en 30 ans, alors que la population n’augmentait que de 18%. En 2007, les dépenses de la fonction publique représentaient 13% du PIB, contre 7,5% en Allemagne. Certes, nous offrons parfois davantage de services publics, comme pour les jeunes enfants, mais cela n’explique que la moitié de l’écart. Depuis trente ans, nos dépenses courantes — qu’il s’agisse des dépenses de personnel, de fonctionnement, d’interventions, de transferts aux ménages, de santé, ou de retraites — se sont envolées, alors que l’investissement reculait de 4 à 3% du PIB. Nous dépensons trop et nous dépensons mal.
Que faire pour sortir du cercle vicieux des déficits ?
Augmenter les impôts serait une fausse solution. Ceux qui la préconisent mentent aux français car plus d’impôts, c’est moins de croissance. Nos prélèvements obligatoires sont déjà parmi les plus élevés d’Europe : 43,6% du PIB en 2007, soit 7 points de plus que l’Allemagne et 9 points de plus qu’en 1970. L’excès d’impôt a nourri le chômage, empêché les entreprises d’investir, accéléré les délocalisations de nos entreprises. Veut-on que toutes les industries quittent le pays ? Moi je me bats pour qu’elles y restent. La puissance industrielle est le socle le plus solide de la prospérité d’un pays. C’est pourquoi j’ai voulu en finir avec une taxe professionnelle qui punissait l’investissement.
Ce qu’il faut faire, c’est d’abord restaurer la croissance, en réformant notre économie, en supprimant les barrières à l’emploi, et en investissant. L’emprunt national augmente notre effort de recherche et permet d’investir dans les nouvelles technologies. Le seul endettement qui vaille, c’est celui qui finance l’investissement et prépare l’avenir. En revanche, rien, absolument rien, ne peut justifier que nous financions les dépenses courantes par de la dette.
La seconde chose à faire, c’est bien sûr de maîtriser et réduire la dépense dont j’ai dit à quel point elle a enflé au cours des trente dernières années.
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Bien sûr, cette réduction des déficits est aussi requise par nos engagements européens et nous soumettrons dans les tous prochains jours à Bruxelles notre Programme de stabilité. Mais l’enjeu dépasse largement nos relations avec Bruxelles.
Financer nos dépenses courantes par l’emprunt n’est pas raisonnable, handicape notre avenir au lieu de le préparer et menace notre contrat social. Les intérêts de la dette sont devenus le second poste de dépenses de l’Etat ; ils seront le premier d’ici quelques années, devant l’éducation nationale.
Comme les autres pays développés, nous devons donc préparer la stratégie de redressement des finances publiques qu’il faudra mettre en œuvre dès la sortie de crise. Cette tâche incombe à tous ceux qui contribuent à la dépense publique dans notre pays. C’est leur responsabilité à tous vis-à-vis des Français. C’est pourquoi j’ai souhaité vous réunir, car vous représentez tous les acteurs de la dépense publique en France : l’Etat, la sécurité sociale, les collectivités locales.
Les enjeux sont considérables. Notre premier devoir est de faire un diagnostic partagé pour élaborer ensemble la stratégie de redressement.
Je vais d’abord passer la parole à François FILLON, Eric WOERTH et Christine LAGARDE pour qu’ils vous présentent les grandes lignes de la situation actuelle. Nous aurons ensuite deux heures pour échanger aussi librement que possible sur la situation de nos finances publiques.
Nous essaierons enfin de trouver ensemble une méthode de travail pour les prochains mois.
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Publié le 27-01-10
à 22:06
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| Speech by M.Nicolas SARKOZY President of the French Republic at Davos |
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Davos – Wednesday, January 27, 2010
Ladies and Gentlemen,
May I begin by thanking Professor Schwab and all the organisational staff for inviting me to give the opening address to this 40th Annual Meeting of the World Economic Forum.
Let me make things perfectly clear: as a political leader, I have not come here to teach, but to learn together from the lessons of the crisis. And why must we do this? Because we are all responsible for the crisis. And we are all responsible for the world we are going to leave to our children.
Ladies and Gentlemen, without intervention by the States, everything would have collapsed. This is not a question of liberalism, of the primacy of the state, of socialism, of left or of right, it's a reality. And if we were not to draw the conclusion from the events of one year ago that we must change our ways, we would be irresponsible.
This crisis is not just a global crisis.
It is not a crisis in globalisation.
This crisis is a crisis of globalisation.
It is our vision of the world which, at a given moment, revealed its failings.
So, it is our vision of the world that we must correct.
There can be no prosperity without an efficient financial system, without the free circulation of goods and services, without competition that challenges guaranteed revenue sources.
But finance, free trade and competition are means, not ends in themselves. Let us not confuse the way we do things and the goal we wish to pursue.
From the moment we accepted the idea that the market was always right, unconditionally, without reservation and without limits, and that no other opposing factors need be taken into account, globalisation skidded out of control.[...] |
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Publié le 27-01-10
à 14:21
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| 40ème Forum économique mondial |
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Davos – Mercredi 27 janvier 2010
Mesdames et Messieurs,
Bien sûr, permettez-moi de remercier le Professeur Schwab et tous les organisateurs du Forum de Davos pour m’avoir invité à prononcer le discours d’ouverture de cette 40e session.
Que les choses soient claires : je ne suis pas venu ici en tant que responsable politique pour donner des leçons à quiconque, mais pour vous dire que tous ensemble nous devons tirer les leçons de la crise. Pourquoi on doit tirer les leçons tous ensemble ? Parce que nous en sommes tous responsables. Et parce que, surtout, nous sommes responsables du monde que nous allons laisser à nos enfants.
Mesdames et Messieurs, sans l’intervention des États, tout se serait effondré. Ce n’est pas une question de libéralisme, d’étatisme, de socialisme, de gauche ou de droite, c’est une réalité. Et ne pas tirer des événements que nous avons connus il y a un an, la conclusion qu’il nous faut changer profondément, alors si nous ne changions pas, nous serions irresponsables [...] |
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