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Palais Royal Marshan
Tanger - Mardi 23 octobre 2007
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
Je suis venu adresser au Maroc le salut de la France et redire au peuple marocain l’indéfectible amitié du peuple français.
Ce matin j’ai parlé aux représentants du peuple marocain des relations entre nos deux nations.
Ce sont deux vieilles nations qui ont toujours été jalouses de leur indépendance.
Ce sont deux vieilles nations qui ont subi toutes les invasions et qui à chaque fois sont ressorties des épreuves que le destin leur imposait plus libres, plus fières, plus grandes.
Ce sont deux vieilles nations qui ont brassé les peuples, les croyances, les langues et les cultures et qui ont su tirer leur unité de leur diversité, deux vieilles nations qui se sont toujours vécues comme des creusets, deux vieilles nations qui se sont forgées chacune au fil des siècles une identité forte et singulière, deux vieilles nations qui, parmi d’autres, incarnent pour tous les hommes un idéal qui les dépasse, une cause plus grande qu’elles-mêmes, une valeur spirituelle et morale sans commune mesure avec les moyens matériels qui sont les leurs, avec leur taille, avec leur population, avec leur économie.
Ce qui fait que depuis toujours en vérité, par-delà les vicissitudes de l’histoire, le Maroc et la France s’aiment et se comprennent.
Comment venir au Maroc pour un chef de l’Etat français sans évoquer la grande figure de Lyautey, ce grand soldat placé par le hasard des circonstances à la tête d’un protectorat et qui n’eut jamais d’autre objectif, à rebours des préjugés et de l’idéologie qui dominaient alors les esprits, que de protéger le peuple marocain qu’il aimait et respectait, de valoriser la richesse [....]
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