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Publié le 02-11-09 à 13:40 |
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Discours de M. le Président de la République sur le thème du "Plan Cancer II" |
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Marseille – lundi 2 novembre 2009
Mesdames et Messieurs,
Monsieur le maire de Marseille, cher Jean-Claude GAUDIN
Mesdames les ministres, chère Roselyne BACHELOT, chère Valérie PECRESSE,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le président,
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes réunis aujourd’hui à Marseille autour de la question centrale à mes yeux de la lutte contre le cancer. Ce n’est pas par hasard. La ville de Marseille a une longue tradition d’excellence dans le domaine de la médecine et de la recherche biomédicale. Je viens de visiter l’Institut Paoli-Calmettes, qui fait honneur à votre cité, à votre région, à notre pays.
La lutte contre le cancer c’est un enjeu majeur pour la France. Chaque année, on estime à 350 000 le nombre de nouveaux cas de cancer en France. Les cancers sont devenus depuis 2004 la première cause de mortalité. Chacun d’entre nous est touché, soit directement dans sa famille, soit dans son cercle d’amis. On ne peut pas rester indifférent. C’est une cause nationale et c’est une cause sur laquelle le chef de l’Etat doit s’engager. Ce n’est pas un choix à mes yeux, c’est un devoir.
Si nous sommes ensemble aujourd’hui, c’est parce que le cancer est heureusement sorti de ce que j’appellerai l’indicible. On ne parle plus guère de « longue maladie ». On accepte de parler de douleur, de souffrances, d’inégalités – j’y reviendrai – et d’isolement. Surtout, on parle de plus en plus aujourd’hui – dans un cas sur deux - de guérison ou de rémission. Le cancer n’est plus de l’ordre de l’indicible car l’espoir d’en sortir grandit de jour en jour.
Les cancers sont pour une partie d’entre eux des maladies de la société. Je n’hésite pas à dire qu’ils sont le révélateur de nos excès, des déséquilibres de notre monde. Ils sont souvent le résultat de nos comportements à risque. Mais le cancer est bien [...]
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