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Publié le 10-09-09 à 14:40 |
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Discours de M. le Président de la République sur la stratégie de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique |
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Artemare (Ain) – Jeudi 10 septembre 2009
Mesdames et Messieurs,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires et les élus,
Madame le Maire,
Mesdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes,
Notre monde est parvenu à un moment de vérité. La crise économique mondiale que nous traversons n’est certes pas encore terminée. Mais nous devons aujourd'hui décider si nous voulons créer un monde différent de celui d'avant la crise, un monde plus soutenable, plus respectueux de l'environnement, un monde plus juste. Certains imaginent déjà que, les premiers signes de stabilisation apparaissant à peine, ils pourront faire comme si la crise n'avait pas existé. Ce serait une très grave erreur. Le monde ne sera plus jamais comme avant et c'est dès à présent qu'il nous faut agir pour écarter les périls qui menacent non seulement notre pays, mais l'humanité et la planète tout entière.
Pendant des décennies, l’Homme ne s’est préoccupé de la nature que pour mieux l’exploiter. L’héritage de ces excès, c’est à notre génération qu’il appartient de le gérer. Et le plus terrible des défis qui nous est posé, est celui du réchauffement climatique. C’est un défi redoutable. Sans action corrective de notre part, le réchauffement en cours s’accélérera : entre +2° et +4° d’ici à 2100, avec un risque d’une nouvelle élévation du niveau de la mer compris entre 18 et 59 cm. Ce qui entraînerait un drame pour toute une partie de la planète. Il est temps d’agir, le temps travaille contre nous, c’est notre génération qui doit décider et décider maintenant. Cela fait trop d’années que l’on repousse à demain les décisions qu’il faut prendre maintenant, en responsabilités.
J’ai l’intime conviction que c’est dans ces moments de grande difficulté - et nous y sommes - que se prennent les décisions qui tracent l’avenir. De la crise économique inédite que nous connaissons, doit naître rien moins qu’un monde nouveau [...]
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