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Ajaccio – Mardi 2 février 2010
Messieurs les ministres,
Messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de la collectivité de Corse,
Mesdames et Messieurs les présidents,
Mesdames et Messieurs,
Pour parler de la Corse, le mieux c’est de la rencontrer. Les statistiques, les notes, les observateurs nous disent que la Corse va mieux, que la crise économique est moins ressentie ici qu’ailleurs, que la croissance est restée positive, qu’il y a davantage de créations d’entreprises, plus de créations d’emplois aussi et que la saison touristique en 2009 a été excellente.
Ces signaux économiques positifs se conjuguent à un recul de la violence, ceci expliquant sans doute cela. Chacun sait bien que sans la sécurité et la paix civile, il ne peut pas y avoir de développement soutenu et durable, en Corse comme dans le reste du pays.
Les forces de sécurité ont mené depuis 2002 une action résolue et continue contre la violence. Cette action a porté ses fruits : les attentats et les tentatives d’attentat ont été divisés par six entre 2002 et 2009. Bien qu’en diminution, cette violence reste inacceptable, tout comme la recrudescence du nombre d'homicides depuis 2008. Je sais et je salue les efforts accomplis par les ministres de l’intérieur et de la justice, et les responsables locaux de la sécurité. Nous ne laisserons jamais la Corse et ses habitants devenir la proie du banditisme et des mafias. Jamais. Que ce message soit entendu, que chacun en soit bien conscient. Jamais, jamais, jamais. Nous mettrons les moyens qu’il faut, nous trouverons les responsables. Je l’avais dit dès 2002, j’ai tenu promesse et, en la matière, je ne relâcherai pas la pression. La Corse a trop souffert. Cette page est tournée et rien ne peut justifier, dans une République et dans une démocratie, qu’on agisse par le biais de la violence [...]
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