Avril 2014

Type de contenu : Communiqué de presseLe communiqué de presse

Déplacement du Président de la République en République hellénique

Le président de la République, M. François HOLLANDE, se rendra en visite en République hellénique le mardi 19 février 2013, à l’invitation de M. Antonis SAMARAS, Premier ministre de la République hellénique.

A cette occasion, il s’entretiendra avec le président de la République, M. Karolos PAPOULIAS, ainsi qu’avec le Premier ministre de la République, M. Antonis SAMARAS.

Type de contenu : VidéoLes moments forts en vidéo

Type de contenu : Album photosLes photos

Entretien avec M. Antonis SAMARAS, Premier ministre grec

Type de contenu : VidéoLa conférence de presse conjointe en vidéo

Type de contenu : Conférence de presseLe texte intégral de la conférence de presse

Conférence de presse conjointe avec M. Antonis SAMARAS

LE PRESIDENT - Mesdames, et Messieurs, je tenais à venir en Grèce aujourd’hui, à l’invitation du Premier ministre SAMARAS, pour exprimer au peuple grec le soutien de la France et la confiance que nous avons dans l’action qui est menée maintenant depuis plusieurs mois en Grèce.

 

Il y a, le Premier ministre l’a dit, des relations d’amitié historiques entre la France et la Grèce. Nous nous honorons d’avoir pu contribuer à l’indépendance de la Grèce, mais également à l’avènement de la démocratie retrouvée au début des années 70. De la même manière, c’est à l’initiative de la France que la Grèce a pu adhérer à l’Union européenne et rejoindre la zone euro. La Grèce elle-même nous a toujours soutenus, dans tous les moments heureux ou tragiques de notre histoire. Nos deux pays, nos deux peuples sont liés l’un à l’autre. Quand j’entends les dirigeants grecs parler français, je m’en convaincs à chaque instant.

Mais je suis ici comme président d’un pays qui a voulu que la Grèce reste dans la zone euro. Depuis mon élection, je n’ai cessé de convaincre les partenaires européens que c’était l’intérêt de l’Europe que la Grèce reste dans la zone euro. C’était bien sûr l’intérêt de la Grèce, mais ça, c’était aux Grecs de se déterminer. Mais notre intérêt était de démontrer que nous avions besoin d’une zone euro stable et cohérente, qui puisse montrer sa capacité à réagir face aux marchés.

La Grèce devait faire des efforts, elle devait prendre des engagements. Les efforts ont été considérables. Le Premier ministre rappelait que la Grèce vivait sa sixième année de récession, que le chômage dépassait 27 % de la population active, près de 60 % chez les jeunes. Aucun peuple en Europe n’a subi une telle épreuve. Alors, nous devions être aux côtés de la Grèce.

Il y avait des sacrifices sans doute à faire, des réformes à engager. Mais en même temps, nous devions donner toutes ses chances à la Grèce pour parvenir à ce résultat. Nous avons donc, au cours de ces derniers mois, fait en sorte que la Grèce puisse rester dans la zone euro. C’est un acquis. Nous avons aussi permis que la Grèce puisse obtenir les liquidités qui lui étaient nécessaires, dès lors que les engagements avaient été pris et tenus. Mais nous devions faire davantage, et ça, c’est aussi ce que la France avait à démontrer.

D’abord, une coopération administrative pour que nous mettions notre expérience de l’Etat au service des réformes que la Grèce entendait engager. Depuis plusieurs mois, nous avons déjà obtenu ensemble des résultats. Nous devions aussi faire en sorte que nous puissions dans des domaines comme la santé, mais aussi le tourisme faire valoir notre aide technique, quand elle était sollicitée. C’est le cas. Nous avons, à l’instant, signé un accord sur le tourisme. D’autres sont en préparation sur la santé et même pour l’Institut Pasteur. Dans bien des domaines, nous pouvons faire valoir ce que nous pouvons apporter à la Grèce.

Mais nous voulons également, sur la fiscalité, les mécanismes de contrôle, l’organisation du cadastre, mettre là encore nos techniques à la disposition de la Grèce. Ça, c’est ce que l’Etat peut faire. Mais si je suis ici, à Athènes, c’est aussi pour mobiliser les entreprises françaises pour qu’elles investissent en Grèce. C’est l’intérêt de la Grèce, c’est l’intérêt de la France.

D’abord, beaucoup d’entreprises étaient présentes en Grèce depuis de longues années. Ces entreprises ont connu une réelle prospérité en même temps que la Grèce franchissait des étapes. Je veux saluer ces entreprises, elles sont restées pour l’essentiel en Grèce. Aujourd’hui, elles doivent encore renforcer leur présence.

Le Premier ministre a parlé d’un programme de privatisations, c’est la décision des Grecs, c’est également, reconnaissons-le, une recommandation de l’Europe. Dès lors qu’il va y avoir ces appels d’offres, les entreprises françaises doivent être présentes. Parce qu’elles ont justement une expérience de ce qu’est le service public, de la qualité des prestations qui peuvent être apportées aux Grecs. Dans de nombreux domaines, l’énergie, l’eau, les transports, les chemins de fer, les entreprises françaises seront prêtes à répondre aux appels d’offres, en toute transparence et en faisant en sorte d’être retenues, si elles en ont les capacités.

Je veux aussi saluer tout ce qui est fait pour renforcer les placements qui peuvent être réalisés en Grèce. Le Premier ministre a souhaité que la Caisse des dépôts française puisse être associée à ce processus, nous verrons avec ses dirigeants comment nous pouvons répondre à cette sollicitation.

Mais nous devons faire en sorte que la croissance, l’emploi reviennent en Grèce. Ce que j’appelle la solidarité, ce n’est pas simplement venir apporter des liquidités à un moment, c’est apporter de la croissance. Nous avons besoin en Europe de plus de croissance. C’est ainsi que nous pouvons atteindre nos objectifs de réduction des déficits publics.

Je veux, enfin, souligner combien j’ai été sensible à l’appui de la Grèce et du Premier ministre à l’intervention française au Mali. La Grèce a été l’un des premiers pays, même le premier en Europe, à nous apporter son soutien politique. Nous aurons aussi une coopération en matière de défense, elle est établie depuis longtemps. Là encore, le ministre de la Défense, Jean-Yves LE DRIAN, viendra prochainement en Grèce.

Mais je ne suis pas venu pour vendre du matériel, comme je l’ai entendu dire à un moment . Non. Nous avons à montrer aux Grecs une solidarité, un soutien et surtout une confiance. C’est la confiance qui permettra de restaurer la croissance. La confiance est maintenant rétablie dans la zone euro et les efforts des Grecs n’auront pas été inutiles à l’ensemble des Européens. La confiance doit être maintenant celle des investisseurs, pour qu’ils viennent partout où ils sont appelés, notamment en Grèce.

La confiance doit être également chez les consommateurs, chez les citoyens européens qui doivent maintenant prendre la mesure de tous les efforts qui ont été accomplis pour maitriser les dettes publiques et maintenant faire en sorte que ce soit la croissance, si les gouvernements s’en donnent les moyens, en termes d’investissement, de compétitivité, qui soit la priorité pour les prochaines années.

Voilà le message que j’étais venu délivrer ici, message d’amitié, message de soutien, message de confiance et message de croissance.

 

QUESTION - Bonjour, Monsieur le président. Bonjour, Monsieur le Premier ministre. Vous considérez que la Grèce est sur la bonne voie économiquement. Est-ce que l’austérité est une solution aussi pour la France, avec des réductions des dépenses publiques ? Par ailleurs, confirmez-vous l’hypothèse de croissance qu’a évoquée Laurent FABIUS ce matin, 0,2 ou 0,3 % ? Merci.

 

LE PRESIDENT - Nous ne sommes pas dans la même situation, chacun le sait. La Grèce vit sa sixième année de récession. La production nationale a baissé de 25 % en six ans, 25 %. Il y a eu des résultats en termes de réduction du déficit public, notamment du déficit structurel, des réformes très importantes ont été engagées. Il fallait qu’il y ait le soutien de l’Europe à la Grèce, dès lors qu’elle respectait ses engagements. Pour les autres membres de l’Union européenne, il y a des pays qui sont en récession aujourd’hui, l’Espagne, le Portugal, l’Italie. Le dernier trimestre de l’année 2012 d’ailleurs fait apparaître que dans la Zone Euro la récession – appelons-la comme elle est – est de 0,6 %. En France, nous avons eu une croissance nulle en 2012, je rappelle que les deux premiers trimestres de l’année 2012 étaient des trimestres de croissance négative, 0,1 pour le premier trimestre, 0,1 pour le second trimestre. A la fin de l’année, la récession a été de 0,6 pour la Zone Euro et, si je puis dire, pour la France, seulement de 0,3. Donc, nous sommes un des pays qui, aujourd’hui, sur le plan de la croissance ou en tout cas de l’activité, est dans la situation la moins mauvaise. Mais nous sommes loin du compte par rapport à nos objectifs. Pour l’année 2013, chacun sait que nous n’atteindrons pas les 0,8 % qui étaient prévus. Nous attendons les prévisions de la Commission européenne, elles viendront vendredi. Nous-mêmes, nous aurons à faire une prévision à la fin du mois de mars, qui devra d’ailleurs être validée par le Haut conseil des finances publiques, puisque, maintenant, c’est la règle, que j’ai voulue, pour que les prévisions de croissance soient incontestables. Donc, nous aurons à la fin du mois de mars la prévision de croissance qui sera établie avec le Haut conseil des finances publiques et qui déterminera ce que nous aurons à faire en termes de choix budgétaires, selon les prescriptions de la Commission pour 2014.

 

QUESTION - Monsieur le Président. Comment la Grèce peut-elle être aidée, à part ce qu’elle fait pour faire face à la crise sociale, étant donné que les taux de chômage sont énormes et approchent les 30 % pour la population générale et les 60 % pour la jeunesse ? Je vous remercie.

 

LE PRESIDENT - La Grèce doit être soutenue par l’Europe tout entière, notamment par une mobilisation plus rapide encore qu’il n’est prévu aujourd’hui des fonds structurels, notamment du pacte de croissance qui a été décidé au mois de juin dernier, à mon initiative, par le Conseil européen. Plus il y aura de fonds qui viendront immédiatement pour des projets d’investissements en Grèce, meilleur ce sera pour la croissance en Grèce. Sur un autre terrain, celui des liquidités, il convient qu’il y ait davantage d’investissements qui viennent en Grèce, pour que la Grèce puisse avoir les moyens de développer son économie. Il y a des entreprises qui se portent bien en Grèce, mais qui n’ont pas toujours les moyens d’accéder au crédit et à la liquidité. Ça, c’est aussi une responsabilité de l’Europe, pas simplement des gouvernements, mais des établissements financiers. Enfin, la meilleure façon de soutenir la Grèce, c’est de dire que nous avons confiance en la Grèce et de dire à nos entreprises – je le ferai cet après-midi – qu’elles doivent participer pleinement au développement de la Grèce, y compris à travers ce programme de privatisations, puisqu’il est lancé.

 

QUESTION - Vous venez de parler des fonds structurels et de l’importance de ramener la croissance en Grèce. Mais il y a plus de dix jours, vous avez signé un budget européen pour les prochaines années qui ampute de 30 % les aides structurelles à la Grèce. Donc, je voulais savoir comment vous expliquez cette contradiction.

 

LE PRESIDENT - Il y a dans le budget, enfin le cadre financier européen, des éléments qui peuvent être parfaitement utilisés par la Grèce. Je pense notamment au fonds qui a été créé par rapport au chômage des jeunes, hélas, on l’a dit, les chiffres du chômage pour les jeunes en Grèce, pas seulement en Grèce, mais particulièrement en Grèce, sont alarmants. Nous avons dégagé 6 milliards d’euros dans le cadre financier européen, une partie de ces fonds ira vers la Grèce. Deuxièmement, c’est vrai que sur les fonds de cohésion, il y a eu des ajustements, mais nous pouvons les redéployer, autant qu’il sera nécessaire, pour des projets qui intéressent la Grèce. De la même manière, en préservant la Politique agricole commune, nous aidons aussi l’agriculture grecque. Dernier point, sur les programmes de croissance qui sont en forte augmentation, même s’ils ne sont pas au niveau que j’aurais personnellement souhaité, mais enfin qui vont représenter sur les infrastructures 30 à 40 % de plus que dans le cadre financier précédent, bon nombre de ces projets d’infrastructures pourront concerner la Grèce. Alors, si vous voulez me dire que le budget européen, c’est celui que j’aurai établi moi-même, je vous réponds non, ce n’est pas celui que j’aurai établi moi-même. Mais il se trouve que nous sommes vingt-sept, et que si nous dépensons tout ce qui est inscrit des 960 milliards d’euros dans le prochain cadre financier, ce sera supérieur à ce qui a été dépensé effectivement dans le précédent budget européen.

Dernier point, nous avons obtenu – j’y ai travaillé – le maximum de flexibilité pour que le budget européen ait la souplesse qui permettra justement d’allouer les crédits là où ils sont attendus. Il y aura une clause de révision, au bout de deux ans, qui permettra également de pouvoir ajuster par rapport aux besoins. C’est la raison pour laquelle j’ai pris la responsabilité d’un accord. J’aurais pu me contenter d’une crise ! Cette crise aurait provoqué quoi pour la Grèce ? L’incapacité de pouvoir financer durablement un certain nombre de projets, puisque ça aurait été un budget annuel qui aurait dû être négocié avec le Parlement européen. Ce qui aurait pu avoir des avantages pour la France. Parce que tous les chèques seraient tombés, sauf le britannique, . Le seul chèque qui n’était pas dans la négociation, c’était le chèque britannique. Mais tous les autres chèques tombaient ! Ça ne gênait pas la France ! Mais ça pouvait gêner des pays de la cohésion, qui m’ont tous dit : « Attention, nous préférons un cadre financier plutôt qu’un budget annuel. » J’ai donc pris la responsabilité du cadre financier pluriannuel.

 

QUESTION - Question sur les hydrocarbures dans la Méditerranée orientale

 

LE PRESIDENT - C’est une opportunité pour la Grèce et pour l’Europe d’avoir des ressources gazières qui peuvent être, dans les prochaines années, explorées d’abord et exploitées ensuite. Ça doit se faire dans le respect, comme l’a dit le Premier ministre, du droit de la mer et du droit international. Donc, je ne doute pas que ces règles trouveront à s’appliquer. Mais si la France peut contribuer à exploiter ces ressources avec la Grèce, elle le fera. Merci.

Conseil des chefs d'entreprises France - Grèce

Type de contenu : VidéoLe discours en vidéo

Réception de la communauté française

Type de contenu : VidéoL'allocution en vidéo

Type de contenu : Déclaration/DiscoursLe texte intégral de l'allocution

Discours du président de la République devant la communauté française à Athènes

Monsieur l’ambassadeur,

Monsieur le proviseur,

Mesdames et Messieurs les élus qui représentent la communauté ici rassemblée,

Mesdames, et Messieurs,

Je suis heureux de vous retrouver au lycée. Cela me rajeunit avec des ministres qui m’accompagnent dans ce déplacement, M. MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, Mme Sylvia PINEL, qui est ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme et M. Bernard CAZENEUVE, qui est ministre délégué aux Affaires Européennes.

Je viens comme ami de la Grèce, dans un moment éprouvant pour le peuple grec, qui vit depuis 6 ans dans la récession, dans les efforts constamment réclamés, dans les sacrifices. Vous êtes suffisamment témoins de cette situation pour que je ne la décrive pas davantage.

Je viens en ami de la Grèce, c'est-à-dire un pays avec lequel nous avons depuis longtemps tissé des liens historiques, puisque nous nous enorgueillissons d’avoir contribué à l' indépendance de la Grèce, à l’avènement et au retour de la démocratie en 1974, à l’adhésion de la Grèce à l’Europe et à son entrée dans la Zone euro. C’est pourquoi nous avons fait tout ce qui était dans notre pouvoir d’influence, de conviction mais également de solidarité pour que la Grèce reste dans la zone euro. Nous l’avons fait d’ailleurs pour la Grèce, mais aussi pour l’Europe. Car si la Grèce était sortie de la Zone euro, c’eût été pour l’ensemble de l’Europe et pour la Zone euro une période d’instabilité qui se serait prolongée, avec des doutes sur d’autres pays. Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre MOSCOVICI a été particulièrement actif, notamment dans toute cette période du mois de novembre, pour que nous puissions aboutir à cet accord.

Aujourd’hui je voulais venir en Grèce, non plus pour parler de la Zone euro, car la crise que nous avons traversée est finie mais pour parler de la sortie de la crise économique que nous devons faciliter en Grèce comme partout en Europe.

Je suis venu aussi pour encourager le gouvernement de coalition conduit par Antonis SAMARAS, parce qu’il fait un travail courageux. Il le fait au nom de son peuple, de son pays mais il le fait aussi au nom de l’Europe car la facilité aurait pu être aussi, exténués par les efforts demandés, que les dirigeants grecs finalement se résignent à sortir de la Zone euro et peut-être de l’Europe. C’eût été, je le crois, une régression.

En même temps, il arrive un moment où nous ne pouvons plus parler sacrifices, efforts, douleurs, comme si nous faire mal ensemble nous rendait plus heureux. Non, nous devons faire en sorte que la confiance qui a été retrouvée puisse être mise au service de la croissance. C’est le grand enjeu pour les mois et les années qui viennent.

Je suis dans un lycée, donc avec des jeunes, qui se posent la question partout en Europe, « est-ce qu’il nous est préparé un destin à la hauteur de nos ambitions, de nos rêves, de nos volontés ? » Est-ce qu’on peut bâtir encore sa vie dans un pays, la Grèce, où il y a 60% de chômage pour les moins de 25 ans, en France où il y a près de 25% de jeunes qui sont au chômage. Dois-je égrener tout ce que, hélas, l’Europe charrie d’angoisse, de précarité ? Nous avons le devoir de faire que nous puissions donner à cette génération de nouveau, espoir.

Alors, avec le Premier ministre grec, nous nous sommes engagés à ce que, maintenant, dans la nouvelle phase qui doit s’ouvrir, les entreprises françaises viennent investir en Grèce. Il ne s’agit plus de faire des prêts, voire même des dons, des abandons de créance, des aménagements de dettes, il s’agit de participer ensemble à un élan pour donner davantage de croissance, d’activité, d’emplois à la Grèce.

Il n’y a pas que la Grèce qui est concernée. Nous avons une Europe qui, c’est vrai, est sortie de la crise qui frappait les marchés et en tout cas qui levait des doutes chez un certain nombre d’investisseurs. Nous n’avons pas encore crée l’élément de confiance indispensable pour qu’il y ait de l’emploi et de la croissance.

En France nous avons constaté qu’au dernier trimestre de l’année 2012, nous avions eu une baisse de la croissance de 0.3 %. Nous avons regardé ce que faisaient nos voisins, la zone euro c’était -0,6 %. Nous aurions pu nous dire « grande victoire nous faisons -0,3, les autres font -0,6 ». Enfin, c’est quand même des moins. Pour ce que j’ai appris au lycée, moins plus moins ça fait toujours moins. Cela n’est que lorsque c’est multiplié par moins que ça peut faire plus. Nous n’en sommes pas là.

Il nous faut sortir de cette torpeur qui nous a saisis. Il faut bien sûr mettre de l’ordre dans les comptes publics, partout, en France comme ailleurs, mais nous mettre sur un sentier de croissance, sur le chemin de l’activité et de l’emploi. Ici en Grèce, beaucoup dépendra de la volonté des entreprises françaises d’investir.

Le Premier ministre grec nous a confié, enfin c’était public, qu’il lançait un grand programme de privatisations. Je ne me pose pas la question de savoir si idéologiquement c’est bien ou ce n’est pas bien.

Ce qui est clair, c’est qu’il y a une demande qui nous est adressée, aux entreprises françaises. Beaucoup ici représentent l’activité économique française en Grèce. Je m’adresse également à ces personnes. Oui nous devons répondre présents à l’offre qui nous est faite. Il faut que ce qui a été finalement construit par les générations précédentes, ici en Grèce, puisque il y a de nombreuses entreprises qui existent depuis longtemps, on me citait le cas d’Air Liquide qui est là depuis un siècle et d’autres qui ont un centre de recherches comme Bic. Il faut que nous puissions ensemble répondre à toutes ces sollicitations et offrir notre technologie, notre savoir-faire et permettre une activité nouvelle pour la Grèce et pour la France. Il ne s’agit plus de prêts, il ne s’agit plus de dons, il s’agit de partenariats, d’actions communes pour la croissance en Europe.

Je voulais donc vous donner ces informations sur le déplacement que je fais. Je voulais vous rencontrer parce que c’est une communauté importante, monsieur l’ambassadeur, messieurs les consuls, qui êtes au contact de cette communauté française, qui ici a accompagné le peuple grec, parfois parce que liée familialement à des grecs ou liée professionnellement à des entreprises installées en Grèce. Je voulais ici vous dire toute ma gratitude d’avoir accompagné la Grèce dans ce moment si difficile, d’avoir été fidèles, d’avoir été présents, d’avoir servi aussi votre pays.

Je voulais aussi dire à tous ces fonctionnaires qui travaillent ici, au consulat, dans les établissements scolaires, combien nous avons confiance en eux parce que c’est très important de garder une présence malgré nos propres difficultés budgétaires.

Mais la langue française, même si elle est en recul parfois dans certains pays, et moi je ne m’y résous pas, la langue française c’est, non pas la propriété de la France, c’est un patrimoine que nous partageons et un honneur que beaucoup de pays ou de locuteurs nous font, en parlant notre langue.

Nous étions reçus par le gouvernement grec, un gouvernement de coalition. Ils se sont tous exprimés en français, sauf le ministre de l’Economie et des Finances qui a voulu parler anglais parce que c’est la langue des marchés. Il nous a demandé notre indulgence, nous la lui avons accordée car il fait du bon travail. Mais, quelle fierté, et en même temps, quelle reconnaissance ! Comment ces dirigeants grecs, d’une certaine génération, la mienne, ont pu parler français ? Parce qu’il y a eu des établissements, comme ici, qui accueillent non seulement des élèves français mais des élèves grecs, et qui transmettent notre langue et notre culture qui ensuite se perpétuent. Il y a aussi, un des dirigeants qui me disait qu’il était passé par la mission laïque de Thessalonique, il a insisté sur Thessalonique et laïque, sur mission, il voulait montrer là qu’il était pleinement fier d’avoir appris le français dans ce cadre-là.

Je veux saluer tous ces établissements, tous ces enseignants, tous ces personnels qui se dévouent pour que puisse être parlée notre langue, diffusée notre culture, également l’institut français d’Athènes, l’institut français de Thessalonique, bref tous ceux qui participent à la diffusion de ce que nous appelons l’exception culturelle mais qui vaut pour tous les pays. Il y a une exception culturelle grecque que nous devons aussi promouvoir parce que la culture ce n’est pas une marchandise comme les autres et que l’Europe c’est d’abord un ensemble de valeurs, de principes. Je le dis ici en Grèce, berceau de la démocratie.

Voilà ce que je voulais vous signifier. Je pense beaucoup aux Français qui vivent à l’étranger. Nous avons même au sein du gouvernement une ministre qui les défend, les représente, de même que nous avons maintenant des députés qui représentent les français de l’étranger. Il y a une circonscription, je crois qu’elle va être de nouveau en campagne électorale après une décision du Conseil constitutionnel. Il y a des sénateurs qui représentent les Français de l’étranger, et il y a des élus des Français de l’étranger, je les salue ici pour ceux qui représentent cette communauté.

Oui, je pense beaucoup aux Français qui vivent à l’étranger, dans tous les pays, en Europe parce que c’est là que nous avons nos intérêts principaux, c’est là que nous avons nos solidarités les plus fortes, et vous en êtes ici l’expression. Cela contribue à tisser des liens, à porter un destin commun. 

Je pense aussi à ces Français qui sont dans des régions exposées. Ce matin j’apprenais que sept de nos ressortissants – trois adultes, quatre enfants – avaient été enlevés au Cameroun. Les parents travaillaient dans une entreprise française implantée au Cameroun, dans une entreprise qui contribuait au développement de ce pays, le Cameroun, mais aussi permettait la création de richesses, d’activité pour le Cameroun et pour la France. Ils ont été enlevés par un groupe terroriste, car même dans cette partie-là de l’Afrique la menace existe. Un groupe terroriste sans doute installé au Nigéria et nos ressortissants sont peut-être capturés ou en voie de l’être là-bas. Nous devons leur manifester notre solidarité, dire que nous ferons tout pour les faire libérer, j’espère dans les prochains jours.

Mais je prends la mesure du risque que beaucoup de nos compatriotes rencontrent en vivant à l’étranger. Vous savez que nous avons engagé une action au nom de la France, mais au nom de la communauté internationale, au Mali, pour lutter contre ces groupes terroristes. En ce moment-même, au moment où je parle, une opération est engagée avec là-encore des risques, courus cette fois par nos soldats, pour permettre l’éradication du terrorisme dans cette partie-là de l’Afrique, dont on voit bien qu’il y a des risques de diffusion.

J’ai donc grande reconnaissance pour ces plus de deux millions de compatriotes qui vivent à l’étranger et qui contribuent à marquer l’influence de la France, son rayonnement, sa présence. Je voulais donc au terme de cette visite, trop courte, en Grèce, vous exprimer ma gratitude.

Vous dire aussi que nous sommes liés les uns aux autres par le destin que nous devons préparer pour notre pays : former les jeunes générations, leur donner la meilleure éducation possible, c’est-à-dire leur transmettre le savoir, l’excellence et les techniques de demain. Nous devons aussi permettre aux jeunes d’avoir davantage de garanties pour entrer dans la vie professionnelle ; c’est tout l’enjeu des emplois d’avenir, des contrats de génération.

Mais nous devons surtout montrer qu’il y a une espérance, même dans ces moments difficiles où nous parlons toujours de discipline budgétaire – nécessaire -, de redressement des comptes publics – indispensables -. Nous, nous devons dire que nous avons une vision de l’avenir, que nous allons nous engager, que nous avons des atouts, des capacités qui permettront à notre pays de trouver toute sa place. Quand je vois, et c’était aussi l’intérêt de ce voyage ici en Grèce, l’attention qui est portée à la France ; c’est vrai pour beaucoup de Grecs, mais partout dans le monde - j’étais encore il y a quelques jours en Inde – la France n’est pas n’importe quel pays. La France n’est pas un pays très peuplé – encore que nous avons un taux de natalité qui nous permet d’entrevoir, dans quelques années - je ne le verrai pas moi-même mais peut-être vous - d’être un jour le plus peuplé d’Europe. Enfin si vous continuez au même rythme que nous !

Mais nous sommes un grand pays, bien plus que par notre population. Nous sommes un grand pays par notre histoire, par nos valeurs, par nos principes et donc par le regard qui est porté sur nous, parce que beaucoup attendent de la France – pas seulement de la générosité ou de la solidarité – mais de l’innovation, du l’esprit d’entreprise, de savoir-faire, de l’excellence, de la découverte, de la recherche. Nous avons un bon niveau de recherche, des chercheurs qui obtiennent des prix Nobels. Nous avons un niveau universitaire qui est reconnu. Nous avons des entreprises – et on le voit ici – qui sont parmi les meilleures du monde dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de l’aménagement urbain, des transports. Nous devons montrer que la France a et aura toujours sa place dans le monde et a la vocation à répondre à l’attente qui est portée vers elle et sur elle. Merci d’y contribuer parce que c’est en étant ici présents, parfois pour peu de temps, pour un passage professionnel, pour un passage pour un moment d’études, parfois pour très longtemps, parfois pour toujours, parce qu’ici il y a aussi des binationaux qui se sentent aussi Grecs que Français, il n’est pas question d’ailleurs de leur demander de choisir.

Nous avons grâce à vous, une influence qui demeure, une présence qui se perpétue et je crois que lorsqu’on parle de la France, on parle des Français de l’étranger. Merci.

Point de presse du président de la République

Type de contenu : VidéoLe point de presse en vidéo

Type de contenu : Conférence de presseLe texte intégral du point de presse

Point de presse de M. le président de la République en République hellénique

LE PRESIDENT - Sept de nos compatriotes ont été enlevés au Cameroun, 3 adultes, 4 enfants. Sans doute par un groupe terroriste venant du Nigeria. Nous ne savons pas encore exactement lequel même si nous avons de fortes présomptions. Le plus grand risque, c’est que nos compatriotes aient été enlevés et emmenés au Nigeria. Nous faisons tout pour les retrouver. Ces Français qui étaient installés au Cameroun l’étaient pour des raisons professionnelles même s’ils faisaient du tourisme dans la zone concernée.

Nous avons un devoir de solidarité à leur égard. Plus tôt nous pouvons intervenir, plus nous serons sûrs de pouvoir les faire libérer.

 

QUESTION – Est-ce que vous jugez que c’est une action de représailles par rapport à l’intervention française au Mali ?

 

LE PRESIDENT – Non, je pense qu’il y a un danger terroriste dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Cameroun. Il y a des actes de piraterie maritime depuis longtemps dans cette partie-là de la côte africaine. Il y a, au Cameroun maintenant, notamment à la frontière du Nigeria, des groupes qui veulent atteindre un certain nombre d’intérêts occidentaux, européens et même africains.

La lutte contre le terrorisme, ce n’est pas simplement le Mali, c’est l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. La responsabilité de la communauté internationale, c’est de combattre ce terrorisme. Nous prenons notre part au Mali, c’est partout qu’il convient d’aider les Africains à se débarrasser de ces groupes terroristes.

 

QUESTION – Est-ce que vous en savez un peu plus sur les circonstances de la capture de ces 7 Français ? Est-ce que les forces françaises sont actuellement en action pour tenter de les récupérer et de quelle manière ?

 

LE PRESIDENT – Ces Français, je l’ai dit, étaient installés là-bas pour des raisons professionnelles, travaillant au sein d’une grande entreprise d’énergie. Ils faisaient une excursion touristique dans la partie nord du Cameroun, proche de la frontière du Nigeria, c’est une zone dangereuse. Je dois d’ailleurs dire à tous nos ressortissants de prendre beaucoup de précautions puisque l’on sait la menace qui existe. A partir de là, nous devons tout faire pour les retrouver, nous ne pourrons pas le faire nous-même nécessairement, même si nous cherchons des renseignements. Nous devons le faire en collaboration avec les autorités du Cameroun et celles du Nigeria car nous pouvons craindre qu’ils ont été emmenés là-bas.

La lutte contre le terrorisme, c’est une lutte où la France doit être en pleine adhésion par rapport à l’enjeu de la communauté internationale de lutter contre le terrorisme. Nous ne pouvons y parvenir seuls. Tous les Africains aujourd’hui sont concernés.

 

QUESTION – Qu’est-ce qui vous prouve que ce n’est pas une action de représailles envers les Français ? Ce sont des Français qui sont ciblés cette fois ci.

 

LE PRESIDENT – Les Français sont ciblés dans cette partie-là de l’Afrique depuis très longtemps. Nous avons des otages qui ont été enlevés bien avant l’intervention française au Mali. Nous avons des compatriotes qui sont détenus depuis plus de deux ans. Nous avons un risque, toujours, lorsque des groupes terroristes essaient de capturer des ressortissants pour obtenir une rançon ou pour faire pression sur nos propres décisions. C’est pourquoi nous devons prendre des précautions par rapport à ces enjeux-là.

 

QUESTION – Vous avez parlé dans votre discours d’une action en cours. De quoi s’agit-il ?

 

LE PRESIDENT – En ce moment, nous avons des forces spéciales qui sont au nord du Mali et qui interviennent dans une zone particulièrement délicate qui est le massif des Ifoghas, là où des groupes terroristes se sont retranchés, ceux-là même qui avaient menés l’opération que nous avons arrêtée il y a maintenant plus d’un mois.

Il y a eu un accrochage sérieux avec plusieurs morts du côté des terroristes mais un mort aussi du côté français. Il s’agit d’un soldat du 2ème REP, un légionnaire, sa famille a été prévenue.

Nous voyons que nous sommes maintenant dans la dernière phase de l’opération au Mali, qui n’est plus simplement d’arrêter les groupes terroristes – ça fait déjà plusieurs semaines qu’ils ont été mis hors d’état de nuire de ce point de vue là – pas simplement de sécuriser le territoire – nous y sommes parvenus, notamment en libérant des villes – mais d’aller jusqu’au bout, c'est-à-dire l’arrestation des derniers chefs ou groupes terroristes qui demeurent à l’extrême nord du Mali. C’est dans le cadre de cette opération qu’il y a eu cet accrochage qui n’est pas terminé et qui a, hélas, conduit un légionnaire à perdre la vie.

 

QUESTION – Est-ce que les otages français pourraient être dans cette zone montagneuse au nord du Mali ?

 

LE PRESIDENT – Nous n’excluons aucune hypothèse.

 

QUESTION – Que sait-on de ce soldat décédé ?

 

LE PRESIDENT – Ce que je vous en ai dit, c’est un légionnaire du 2ème REP.

 

QUESTION – Est-ce qu’il y a un risque d’enlisement ?

 

LE PRESIDENT – Nous avons été très vite par rapport aux objectifs que nous avions fixés. L’offensive terroriste a été arrêtée très tôt, dès les premiers jours de notre intervention. Les villes ont été libérées dans les deux premières semaines. La sécurisation du territoire malien est globalement assurée. Il n’y a donc aucun risque d’enlisement.

En revanche, nous n’avons pas terminé. Il y a des groupes terroristes qui sont dans ce massif où nous sommes en opération et c’est parce que nous voulons en terminer avec cette action terroriste que nous continuons à agir. Il n’y a donc pas d’enlisement, il y a de notre part, action, opération, pour faire en sorte que ces groupes ou ces chefs puissent être arrêtés ou mis hors d’état de nuire et pour que, dans l’hypothèse où nos otages seraient dans cette zone- là, ils puissent être libérés.

 

QUESTION – Il y a des éléments qui vous permettent de penser que les otages français sont dans cette zone- là ?

Est-ce que depuis le début de l’action française au Mali, vous avez pu avoir des informations sur les otages ?

 

LE PRESIDENT - Si j’avais des informations, je ne vous les communiquerais pas. Mais il y a une hypothèse qui est que les otages seraient éventuellement dans cette zone- là, peut-être pas tous. Nous faisons en sorte de faire pression sur ceux qui les détiennent pour qu’ils les libèrent et c’est dans le cadre de cette opération que nous avons agi, pour que les preneurs d’otage comprennent bien que le moment est vraiment venu de les libérer.

 

QUESTION - Il n’y a pas de risque d’enlisement mais est- ce que vous avez une idée du temps que la France va rester au Mali

 

LE PRESIDENT - Nous avons presque atteint tous nos objectifs. Il reste cette dernière phase, aller chercher les chefs de ces groupes terroristes dans l’extrême Nord du Mali, nous en sommes là. Ensuite, dans quelques semaines, nous allons diminuer notre présence et d’ailleurs les forces africaines sont en train de se déployer, près de 5000 soldats africains sont maintenant présents au Mali, nous nous sommes 4000, et ce chiffre va diminuer progressivement à mesure que les Africains se substituent aux forces françaises. Mais nous aurons toujours cette volonté d’aller chercher les terroristes là où ils se cachent et de faire libérer nos otages.

 

QUESTION - Les 7 otages aujourd’hui, ça double quasiment le nombre d’otages détenus dans la zone du Sahel. Qu’est-ce que ça vous inspire comme commentaires ?

 

LE PRESIDENT - Nos intérêts sont forcément menacés par le terrorisme. C’était vrai avant l’intervention au Mali, c’est vrai pendant l’intervention et ce sera même vrai après l’intervention. Nous devons faire preuve de grande prudence et protéger nos ressortissants, ce que nous faisons.

 

QUESTION – Vous avez renforcé les mesures de sécurité renforcées dans d’autres pays d’Afrique ?

 

LE PRESIDENT - Oui, nous avons renforcé partout où nous avons des ressortissants leur protection. Maintenant, nous ne pouvons pas contrôler tous leurs déplacements c’est la raison pour laquelle nous appelons à une grande vigilance de la part des entreprises, de la part de nos ressortissants, pour qu’ils ne prennent aucun risque inutile, mais nous allons faire en sorte d’aller les chercher, d’aller les libérer. Ce n’est pas le même groupe qui a pris ces Français venus au Cameroun que ceux qui détiennent nos otages depuis maintenant plusieurs années.

 

QUESTION – Est-ce que les forces françaises sont en action pour les récupérer ou ce sont les forces camerounaises ou nigérianes ?

 

LE PRESIDENT - C’est aux forces locales de nous aider et à nous de faire en sorte de pouvoir les retrouver.

 

QUESTION - Le fait qu’il y ait des enfants, est-ce que ça ne donne pas un aspect de dangerosité supplémentaire

 

LE PRESIDENT - Nous faisons très attention mais ceux qui prennent ces otages doivent aussi faire attention ce sont des enfants, c’est une famille, donc nous devons les appeler à vraiment à une grave responsabilité.

 

 


Restez connecté