Avril 2014

Vœux du Gouvernement au Président de la République

En mon nom personnel et au nom du gouvernement, j’ai le plaisir de vous présenter, monsieur le Président de la République, nos vœux les plus chaleureux pour l’année 2013. Nos vœux concernent votre personne autant que votre fonction. Nous vous souhaitons de réussir dans l’action ambitieuse que vous avez entreprise au service du redressement de notre pays dans la justice.

Un vœu, c’est un espoir, mais c’est aussi un engagement. Chacun des membres du gouvernement est mobilisé pour faire avancer la France et assurer ainsi l’avenir de notre jeunesse. C’est le sens du message que vous avez adressé aux Français le 31 décembre.

En quelques mois, nous avons remporté plusieurs succès. Dès la fin juin, vous avez obtenu de nos partenaires européens la mise en œuvre d’une politique de croissance à l’échelle du continent et le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de l’Union. Le risque d’éclatement de la zone euro est désormais écarté. D’emblée, le gouvernement s’est attaqué au fléau de la dette publique, pour libérer notre pays de l’emprise des marchés et nous redonner des marges de manœuvre budgétaires : nous nous finançons désormais à des taux historiquement bas. Nous avons fait le pari de l’investissement et de l’innovation : c’est le sens du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Et parce que nous voulons édifier une société plus juste et plus solidaire, nous avons jeté les bases d’une réforme fiscale et engagé la modernisation de nos services publics.

Dans tous les domaines, nous avons fait le choix de la concertation avec les forces vives du pays. Nous attendons beaucoup de cette méthode et notamment de la négociation en cours sur la sécurisation de l’emploi.

En 2013, nous ne dévierons pas du cap que nous avons fixé. Nous travaillerons à l’édification du « nouveau modèle français ». Il s’agit de trouver de nouveaux équilibres, d’inventer de nouvelles modalités d’action pour rester fidèle à la promesse républicaine et pour promouvoir un développement solidaire et durable, dans un monde qui change rapidement.

Vous avez fixé un objectif : inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Il requiert de mettre en œuvre sans délai les réformes déjà adoptées : emplois d’avenir, contrat de génération, Banque publique d’investissement, loi bancaire, Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. La responsabilité des membres du gouvernement n’est pas seulement de préparer des textes : c’est aussi de les faire appliquer et d’en expliquer le sens à nos concitoyens. Notre opiniâtreté, malgré certains contretemps, demeure intacte.

D’autres grands chantiers seront ouverts ou poursuivis cette année : je pense à la refondation de l’école, à la transition énergétique, à la nouvelle étape de la décentralisation, au logement, à la réforme de l’action publique. J’ai présenté ce matin en conseil des ministres le programme pour les six mois à venir. Il est à la hauteur de la situation : une crise qui dure et un chômage qui progresse depuis deux ans. Mais nous voyons au-delà de cet horizon. Vous m’avez demandé il y a quelques jours d’élaborer une stratégie d’investissement pour la modernisation du pays d’ici 2020. Le gouvernement y travaille d’ores et déjà.

La tâche qui nous attend est exigeante. Elle appelle de la lucidité, indispensable pour identifier les raisons des difficultés du pays ; du courage, nécessaire pour y porter remède ; de la constance, pour laisser aux réformes le temps de porter leurs fruits ; et enfin, un esprit collectif, pour garantir la cohérence de notre action. Le gouvernement n’a qu’un seul devoir : réussir le redressement de la France, et mettre en œuvre les engagements que vous avez pris devant les Français. Monsieur le Président de la République, vous pouvez compter sur l’équipe que je conduis. Elle est entièrement dévouée au service de notre pays.

 

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