Présentation du comité « 11 tricolore » de l’Euro 2016

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Rubrique : Sport

Saint-Denis – Samedi 30 mai 2015

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Maire de Paris,

Je salue le Président de la Fédération qui nous accueille ici, le Président de la Ligue, beaucoup de responsables du football français, et du football européen. Nous voulions faire un événement, non pas de l’Euro 2016, ce sera forcément un grand rendez-vous ; un grand rendez-vous sportif, un grand rendez-vous populaire, un grand rendez-vous européen. Nous voulions faire davantage ; utiliser dans le meilleur sens du terme, l’Euro, pour que cela puisse être l’affirmation d’une ambition française, une ambition économique sûrement, une ambition culturelle, une ambition touristique mais également une ambition en termes de valeur : qu’est-ce que nous avons à porter à l’occasion de l’Euro 2016 ? Le sport est déjà une valeur, c’est un ensemble de règles, de disciplines qui méritent le respect ; ce doit être des compétitions incontestables aussi bien pour leur organisation que pour leur déroulement. Le sport est aussi une conception du monde et de la vie en commun ; c’est l’acceptation de la compétition, de la concurrence, elle fait partie de la vie, mais c’est aussi de savoir ce que nous avons comme éléments en commun et de ce point de vue, nous sommes un pays qui a une certaine vocation.

Nous avons voulu être au rendez-vous puisque le thème du rendez-vous, c’est celui qui a été choisi pour l’Euro 2016 ; au rendez-vous d’abord de l’organisation, et monsieur LAMBERT a dit que nous devions veiller à tout. Il y a ce qui relève de la responsabilité de l’UEFA mais il y a aussi ce qui relève de la responsabilité de l’Etat pour la sécurité, pour la bonne organisation, non pas de la compétition, mais de ce qui est autour de la compétition ; ça c’est le rendez-vous. Il y a le rendez-vous sportif, comme l’a très bien dit Noël LE GRAET, ça c’est la responsabilité pour ce qui concerne la France, de Didier DESCHAMPS, des joueurs et de toute l’équipe qui est autour de nos compétiteurs pour faire qu’ils puissent être au rendez-vous de la victoire. Il y a le rendez-vous dans ce que nous pouvons lui donner comme puissance, comme rayonnement.

D’abord l’Euro 2016, ce sont dix villes d’accueil, avec des stades qui ont été rénovés, des équipements qui sont aux meilleurs standards, des infrastructures de haute technologie ; et puis il y a trois stades totalement nouveaux : celui de Lyon qui sera inauguré en décembre ; il y a eu celui de Bordeaux qui a accueilli son premier match officiel la semaine dernière et celui de Lille que nous connaissons bien puisqu’il y a été organisé dans ce splendide stade la Coupe Davis de tennis ; ce qui prouve d’ailleurs que les stades peuvent être polyvalents et à multi-usages. Le stade de Lille va également accueillir l’Euro de basket en septembre. Il y a ce que nous pouvons déjà exprimer comme une gratitude, parce que s’il n’y avait pas eu l’Euro 2016, il n’y aurait pas eu la rénovation des stades et il n’y aurait pas eu la construction de ces équipements. Le seul chantier des stades va représenter 20.000 emplois, puis des centaines d’emplois liés à l’entretien, l’usage, la surveillance, et la restauration autour des stades. Il va y avoir l’organisation elle-même de la compétition qui va créer de l’emploi. Mais je le disais, nous voulions que l’Euro 2016 puisse mobiliser encore davantage, pas simplement le temps de la compétition mais d’ores et déjà le temps qui commence aujourd'hui jusqu’à la compétition : un an. Nous avons donc constitué à notre tour une équipe de France non pas pour gagner mais pour réussir ; pas gagner la compétition, l’Euro 2016, mais réussir l’Euro 2016 pour la France toute entière.

Alors comment faire ? Il fallait d’abord, avant de savoir qui nous allions sélectionner, pour quel poste c’était ? Nous n’avions pas de place à situer sur le terrain sauf sur le terrain de la France toute entière et des objectifs que nous voulions fixer.

Premier objectif, c’était l’emploi, c’est l’emploi, l’insertion. Nous avons demandé à Gérard MESTRALLET si, au-delà des nombreuses responsabilités qu’il a déjà, d’abord dans son entreprise, cette grande entreprise, GDF Suez, qui ne s’appelle plus GDF Suez mais ENGIE, vous voyez, c’est la réciprocité – je fais aussi la promotion de cette entreprise dans laquelle, d’ailleurs, l’Etat a des actions – mais également la responsabilité que vous avez dans le cadre d’une grande fondation, FAPE, qui lutte contre l’exclusion ; vous étiez le mieux placé, nous a-t-il semblé, pour justement faire que l’Euro 2016 puisse être aussi une promotion de l’emploi et de l’insertion.

Je le disais, le sport, c’est la citoyenneté. Au sein d’une équipe, il n’y a pas de couleur, d’origine, de religion, il y a simplement la volonté de servir l’ensemble, l’équipe, la France. Mais il y a aussi la diversité que nous voulons considérer comme une richesse. Dans le sport, elle est évidente mais autour du sport, elle n’est pas aussi simple à promouvoir. Nous avons donc demandé à Pauline GAMERRE, directrice générale du Red Star, qui en plus vient de monter en ligue 2, les questions de stade ne sont pas complètement réglées mais nous n’allons pas aborder cette question ce soir – nous lui avons demandé justement de mettre sa jeune expérience mais qui est déjà réelle, au service de la promotion de la diversité et de la citoyenneté.

Puis, il y a Nadia BELLAOUI, qui elle, est Secrétaire générale d’une grande association qui regroupe toutes les associations et qui a vocation à donner à la jeunesse davantage de conditions pour sa réussite, davantage de confiance elle-même dans ses capacités ; et donc c’est elle qui aura sur le terrain à promouvoir l’esprit de dévouement à l’égard de la jeunesse, comment nous pouvons l’associer encore davantage à l’Euro 2016.

Il nous fallait aussi tenir compte de ce qu’est la parité non pas simplement parce que ce serait une obligation légale mais parce que le sport est lui-même l’expression de la mixité et de la parité. Nous avons de plus en plus de spectatrices, nous le verrons encore aujourd'hui et nous avons de plus en plus de joueuses dans toutes les disciplines. Dans quelques minutes, je saluerai l’équipe de France de football féminine qui justement réussit et nous avons bientôt l’organisation de cette coupe du monde en France et je remercie Noël LE GRAET d’avoir obtenu que ce soit, ici, qu’elle puisse se tenir.

Christine KELLY, bien connue puisqu’elle a depuis longtemps voulu que les médias s’intéressent à la place des femmes dans toutes les activités, dans tous les domaines, – et elle arrive, vous voyez, c’est très bien organisé– et donc Christine KELLY va contribuer à promouvoir le sport féminin, l’esprit aussi de parité à l’occasion de l’Euro 2016.

L’Euro 2016 doit être accessible à toutes et à tous. Nous voulons là-aussi que l’organisation de l’Euro puisse être une référence, un exemple ; l’accessibilité, ce n’est pas simplement de faire que tous les spectateurs et toutes les spectatrices puissent aller au stade, c’est que tout soit organisé par rapport à cette égalité et donc tout concevoir par rapport aux personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap. Je dois dire qu’Emmanuelle ASSMAN avait toutes les conditions pour ce militantisme-là parce qu’elle le porte au titre du Comité Paralympique Français, mais elle le porte j’allais dire, avec elle.

Nous avons aussi à faire que l’Euro 2016 puisse être une vitrine, pour que des touristes nombreux puissent découvrir la France. Il y aura des supporters de tous les pays et nous voulons que tous ces spectateurs puissent avoir la volonté non seulement de rester en France le plus longtemps possible, mais d’y revenir. Nous voulons aussi que les entreprises françaises puissent montrer ce qu’elles font de mieux et qu’elles puissent là-aussi avoir une stratégie d’exportation. Nous avons donc demandé à Pierre BLAYAU de remplir cette mission. Comme il a déjà occupé beaucoup de postes, y compris dans le football, nous avons pensé qu’il était le mieux placé.

Ensuite, nous voulons également montrer que les nouvelles technologies peuvent être associées à l’organisation d’un grand événement. Alors là, nous avons cherché mais nous avons vite trouvé, parce que Frédéric MAZZELLA avait toutes les compétences. Il sait, le transport, donc j’imagine que le covoiturage sera pleinement utilisé pour l’accès au stade et il sait ce que peuvent faire les nouvelles technologies, c'est-à-dire changer le rapport même à un certain nombre d’actes de la vie quotidienne. En plus, il a fait une très belle tribune dans la presse, où il s’est adressé à tous les créateurs qui peuvent être parfois à l’étranger, pour leur dire : venez en France, non seulement parce qu’il va y avoir l’Euro 2016 − cela n’était pas dans la tribune − mais venez en France parce qu’il y a un souffle créatif, parce que la France est un des terreaux entrepreneuriaux les plus fertiles en Europe et dans le monde. Je vous cite. C’est ce dynamisme-là que nous devons également démontrer lors de l’Euro 2016.

Ensuite, vous savez que la France va organiser avant l’Euro, la Conférence sur le climat. Cela va être en décembre à Paris ; cela va être aussi un événement considérable et je pense que l’équipe de France qui est ici devra être impliquée, associée à cet événement.

Nous voulons que l’Euro 2016 là-aussi soit exemplaire de ce que nous aurons, je l’espère, signé comme accords en décembre prochain ; et nous avons demandé à Tony ESTANGUET de bien vouloir illustrer la dimension environnementale de cet Euro, pas simplement parce que vous avez l’habitude de l’eau mais parce que vous vous êtes vous-même engagé depuis longtemps sur ces questions-là.

Le sport, c’est la santé, on le dit, c’est une hygiène en tout cas, un soin. C’est un soin de son propre corps et c’est aussi le soin du corps des autres et donc le sport est aussi une façon de pouvoir répondre à un certain nombre de questions de santé ; il y a même des calculs… il y a toujours des calculs qui sont faits y compris au ministère des Affaires sociales, sur ce que pourrait économiser à la Sécurité sociale le sport et l’éducation du sport, la pratique du sport, la bonne manière de faire du sport. Parce qu’on peut aussi se créer quelques difficultés de santé, tout cela doit être présent également à l’occasion de l’Euro 2016. On a donc demandé à Michel CYMES de bien vouloir utiliser son rayonnement cathodique pour faire que le sport soit également associé à la santé et que nous puissions là-encore montrer à ceux qui sont frappés par la maladie, qui peuvent être exposés aussi à certains risques, que le sport fait partie des réponses possibles.

Le sport, c’est la culture et il y a aussi eu le football au cinéma qui a eu une place particulière et nous voulions aussi pouvoir associer l’Euro 2016 à la culture, à l’art et que nous puissions aussi faire ce rapprochement. Pratiquer le sport, c’est aussi d’une certaine façon pratiquer la culture. Nous nous sommes donc retournés vers Isabelle GIORDANO qui est à la tête d’UNIFRANCE, c'est-à-dire qu’elle est l’Ambassadrice du cinéma Français, et qui a encore été consacrée à l’occasion du festival de Cannes ; j’ai vu qu’il y avait même des commentaires qui disaient que finalement c’était presque trop – ça, c’était des commentaires Français plus souvent, les mêmes qui auraient dit que ce n’était pas assez si nous n’avions rien remporté – mais donc nous voulions que le cinéma, la culture puissent être très présents dans l’événement de l’Euro 2016.

Enfin, l’Euro, c’est la fête et nous avions pensé que Didier FUSILLIER qui à Lille, capitale européenne, a tellement fait, puisse justement mettre son expérience parce qu’il a connu un grand événement qui a duré bien plus qu’un mois, puisque c’est une année, et bien qu’il puisse nous donner ce qui a formidablement marché à Lille comme exemple, mais avec une échelle bien plus grande puisque c’est à l’échelle du pays tout entier.

Voilà, je vous ai présenté mon onze tricolore et je me rallie à l’appel de Noël LE GRAET puisqu’il a dit qu’il fallait que nous soyons tous prêts ; donc, nous, nous le sommes, un an avant l’événement ; tous prêts, le Gouvernement, l’Etat, région, la Ville et je serais heureux qu’il y ait, ici, les représentants de toutes les collectivités qui vont être parties prenantes : les villes d’accueil, nous sommes tous prêts pour que toutes les initiatives soient rendues possibles. Vous-même, vous avez souhaité que des projets qui vous seraient présentés par des communes, par des villes, puissent être également portés avec un financement ; financement de la fédération j’imagine, financement du ministère, financement des collectivités pour que nous puissions accompagner ce processus.

Voilà, c’était ma présentation de l’équipe de France. Nous, nous ne voulons rien gagner en tant que tel ; ici, il n’y a que des bénévoles, il n’y a que des volontaires, il n’y a que des engagés ; mais nous voulons faire gagner, faire gagner ceux qui ne seront pas sur le terrain seulement, cela, ce n’est pas de notre responsabilité. Faire gagner tous ceux s’intéressent au sport ou même ne s’y intéressent pas du tout, parce que, quand il se passe un événement comme celui-là, il y a à la fois les passionnés et puis il y a les indifférents, quand il n’y a pas les sceptiques. Nous voulons que l’Euro 2016 soit une fête, un événement, un rassemblement qui puisse mobiliser toute la France et c’est l’objet maintenant du travail que va mener cette équipe et qui va être chacun dans son compartiment mais qui va avoir un style, qui va avoir aussi un objectif  qui est de marquer le plus de buts pour la France.

Merci.

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