Point presse du président de la République suite à l'entretien avec M. Nicolas MADURO, président de la République bolivarienne du Venezuela

LE PRESIDENT : « J’ai reçu le Président MADURO. C’était la première fois, que je le rencontrais depuis son élection. Il est dans une tournée européenne, il voulait s’arrêter longuement en France. Je l’en ai remercié. Il est allé au Salon du Bourget ce matin et a vu des chefs d’entreprise français, avant de venir jusqu’ici, à l’Elysée. Nous avons évoqué les relations entre nos deux pays et la volonté commune d’engager un partenariat élargi entre la France et le Venezuela, qui pourrait porter à la fois sur les principes politiques de notre coopération, mais surtout les relations économiques, culturelles, scientifiques, universitaires, pour donner à cette rencontre, ici à Paris, un prolongement, qui pourrait ensuite être conclu par ce document dont nous pourrions imaginer la signature, d’ici la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. »

 

QUESTION : « Monsieur le Président, sur le rôle du Venezuela en Amérique latine, qu’est-ce que vous pouvez nous dire ? Parfois Monsieur MADURO a des déclarations assez fortes. Quel rôle joue-t-il dans la région ? »

 

LE PRESIDENT : « L’intégration de l’Amérique Latine peut être comparée à ce qui a été fait, à une certaine époque, pour l’intégration européenne. Et donc, nous, nous sommes favorables à ce que l’Amérique Latine puisse donner - et c’est maintenant bien engagé - des structures qui correspondent à ses capacités de développement. Le Président MADURO m’a dit que telle était bien son intention à travers les différentes structures auxquelles le Venezuela était partie prenante. Enfin, j’ai insisté sur les relations entre l’Europe et l’Amérique Latine. Si l’Amérique Latine s’intègre, si elle développe ses marchés, il peut y avoir une relation aussi fructueuse entre l’Europe et l’Amérique Latine.

 

QUESTION : « Il y a un processus de paix en Colombie, le Venezuela joue un rôle, la France peut en être aussi ? »

 

LE PRESIDENT : « Oui, nous en avons parlé, il y a effectivement des perspectives qui paraissent favorables pour que la Colombie retrouve la paix et pour qu’aussi les rapports entre la Colombie et le Venezuela puissent être au beau fixe. Cela a été une relation qui a été longtemps difficile, et nous insistons pour que cette relation puisse être également assainie, améliorée, parce que c’est l’intérêt de l’Amérique Latine et l’intérêt des deux pays. Et je pense que le Président MADURO est conscient de sa responsabilité. Merci à vous tous, merci. »

 

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