Point de presse de M. le président de la République aux "Rencontres Photographiques" à Arles

QUESTION : « Monsieur le président quelques mots, s’il vous le voulez bien, sur votre présence ici. » 

LE PRESIDENT : « Ma présence consacre une grande exposition dans le cadre de ces rencontres ici à Arles et est aussi le témoignage d’une volonté qui est de faire de la culture un projet de développement. C’est le cas pour le territoire d’Arles, pour la région P.A.C.A., mais aussi pour notre pays. La culture est à la fois une émotion, un partage, c’est aussi une attractivité, le rayonnement de la France mais c’est également des emplois que nous pouvons créer et une industrie qui peut, demain, être parmi celle qui donnera à notre pays un temps d’avance. Nous en avons ici la démonstration puisqu’au-delà des emplois qui sont créés par les rencontres – emplois aidés et emplois directs – nous avons aussi de grands projets, de grands chantiers qui vont animer ce territoire et sans doute le rendre extrêmement attractif. Je pense à l’Ecole supérieure de la photographie. Je pense à ces fondations privées, aussi bien pour Van Gogh que pour madame Hoffmann qui va créer quelque chose qui est sans équivalent. Et donc pour le pays – c’est le sens de ma présence comme président de la République – c’est un atout considérable que d’avoir ce potentiel d’initiative, ce rassemblement d’œuvres et en même temps ces grands chantiers qui vont faire de la France un grand pays avec une grande culture mais aussi une grande économie. » 

QUESTION : « Peut-être une petite question sur les chiffres du chômage. »

LE PRESIDENT : « Aujourd’hui je me bats pour qu’il y ait moins de chômage. Une façon de faire en sorte que le chômage puisse reculer, c’est bien sûr de créer des conditions pour que les entreprises embauchent – et c’est ce que nous faisons en terme de stratégie économique – c’est aussi de favoriser, de stimuler la création d’emplois dans le secteur associatif ou dans le secteur public. A travers les emplois d’avenir, nous constatons que la culture – et la ministre me l’a rappelé – est le quatrième contributeur pour les emplois d’avenir.

C’est là encore une lutte contre le chômage que je fais en venant visiter des expositions. Cela peut paraitre étrange. "Il vient visiter des expositions et il lutte contre le chômage !"

Quand nous avons 80 000 visiteurs comme ici pour ces Rencontres, quand nous avons des grands chantiers qui vont s’ouvrir, quand nous avons une renommée internationale – j’ai rencontré ici toutes les nationalités : chinoises, américaines, néerlandaises, … Bref, tous les points du monde – c’est un atout pour la France. Donc ici, nous sommes dans l’activité économique. »

QUESTION : « Mais c’est plus 14 500 chômeurs encore. »

LE PRESIDENT : « Oui, j’avais dit que le retournement se ferait à la fin de l’année et que cela serait encore dur. Mais il y a un ralentissement qui s’opère. Ce qui compte pour les Français c’est leur propre emploi, garder l’emploi que l’on a, obtenir un emploi quand on n’en a pas et penser que pour les enfants qui arrivent il y aura une activité économique qui nous permettra de faire face. C’est cette stratégie là que nous mettons en place ».

QUESTION : « Est-ce que cette inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année est toujours de mise ?

LE PRESIDENT : « Mais bien sûr ! Plus que jamais ! Vous vous rendez compte si je changeais de position au fur et à mesure de mes visites ! Je tiens le même discours parce que je tiens la même politique, qui aura le résultat attendu. Ne demandons pas que le résultat arrive avant même qu’il n’ait été provoqué par la politique que nous avons mise en place »

QUESTION : « Un petit bout de vacances ? Cela ne vous donne pas envie de partir ? »

LE PRESIDENT : « C’est très important de vivre ces moments-là. C’est un temps de plaisir que je prends mais aussi un temps de travail parce que – je vous l’ai dit – il y a cette mobilisation d’un territoire que je veux saluer ; à travers ce que fait la région, à travers ce que fait cette ville et à travers ce que vont être ces grands chantiers.

Un projet présidentiel, c’est aussi autour de grands chantiers. Ici à Arles – j’y reviendrai régulièrement – il y a de grands chantiers qui vont s’ouvrir, chantiers publics, chantiers privés. C’est aussi cette harmonie qu’il faut aller faire en sorte que cela soit un équilibre. »

 

 

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