Avril 2014

Ouverture par le président de la République des Jeux de la Francophonie

Monsieur le député-maire de Nice, 

Je veux d’abord remercier votre ville pour l’accueil qui est fait aux 7ème Jeux de la Francophone.

 

Monsieur le Secrétaire général, cher Abdou Diouf,

Vous servez la Francophonie depuis toujours, depuis que vous parlez français, depuis que vous avez compris que la langue française n’était la propriété d’aucun peuple, d’aucun pays, mais appartenant à toutes celles et à tous ceux qui nous font l’honneur de la parler.

Je salue ici les chefs d’Etat qui sont représentés. Le Président de la Côte, d’Ivoire qui, bientôt, accueillera les Jeux de la Francophonie. Monsieur, le Président du Sénégal, pays qui représente peut-être plus que d’autres encore les valeurs de la Francophonie.

J’ai ici, une attention toute particulière pour le Président du Liban, Monsieur SLEIMAN. Un pays que nous devons protéger, préserver, sauvegarder dans cette région du monde.

 

Mesdames, Messieurs les participants,

C’est vous qui permettez à ces Jeux d’être une fête et d’être une réussite. Vous ne garderez sans doute pas tous un souvenir de ces Jeux à travers une médaille. Mais, nous, nous garderons le souvenir de ces Jeux à travers votre participation. 

Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette grande, de cette belle manifestation. L’Etat a joué son rôle et je veux saluer le Conseil régional à travers son Président ; le Conseil général, ici représenté par son Président. La ville de Nice, je l’ai dit, mais aussi beaucoup de partenaires privés, sans lesquels nous n’aurions pas la qualité de cette réunion.

Les Jeux de la Francophonie, c’est une compétition originale, non pas parce qu’elle rassemble des athlètes ou des femmes et des hommes de culture qui parlent le français. C’est une compétition originale parce que précisément, il y a des disciplines sportives et des épreuves artistiques. Cette année, l’originalité va jusqu’à ce qu’il y ait, à la fois, le numérique et le développement durable qui puissent être objet d’une confrontation amicale.

Les Jeux de la Francophonie c’est une compétition de très grande envergure. Puisqu’il y a 56 pays ici représentés et 3 000 participants venus du monde entier. C’est une compétition populaire. Il y aura 200 000 spectateurs et 50 millions de téléspectateurs.

Alors, c’est bien plus qu’une compétition. Les Jeux de la Francophonie, c’est un événement international qui consiste à promouvoir, à travers une langue, la langue française, des valeurs que nous partageons tous.

La francophonie, la langue française, c’est « notre partie commune » disait Albert Camus. C’est ce qui permet de nous rassembler, nous qui pouvons être différents de culture, de religion, et qui en même temps partageons ce même amour pour les mots, pour leur signification et pour la culture qu’ils permettent de nourrir.

Aujourd’hui, il y a 250 millions de personnes qui parlent le Français. Dans trente ans, il y en aura près d’un milliard, grâce à la dynamique, notamment, du continent africain que je veux saluer, parce que c’est le grand continent francophone du monde.

Mais la Francophonie, je vous l’ai dit, c’est bien plus qu’une langue, bien plus qu’une culture, ce sont des valeurs.

La liberté, d’abord. Aujourd’hui-même, je n’oublie pas les populations francophones dont les libertés fondamentales sont bafouées et dont la sécurité est menacée. Hier, c’était le Mali, aujourd’hui cela peut être la Centrafrique ou la République démocratique du Congo. Partout où un pays francophone voit ses droits bafoués, nous devons, nous les Francophones, être les premiers à venir leur apporter notre solidarité et notre concours.

La Francophonie, c’est une diversité, vous l’avez vue, là, telle qu’elle s’est présentée. Ces Jeux en sont une illustration parce que nous voulons, à travers aussi cette compétition, lutter contre toutes les discriminations, ici en France et partout dans le monde.

Ces Jeux, Monsieur le Secrétaire général, vous l’avez parfaitement dit, sont tournés vers les jeunes. Ce sont eux qui doivent partager pleinement le projet francophone. Si nous avons un devoir, c’est de promouvoir partout la diffusion et l’enseignement du français et de faire en sorte que la langue française soit aussi partie intégrante de ce que nous appelons « l’exception culturelle ». C’est une chance pour le monde qu’il y ait plusieurs langues et que chaque peuple puisse choisir, au-delà de sa propre langue, celle qu’il veut aussi parler.

Voilà, Mesdames et Messieurs, le sens de ce que nous faisons ici, à travers ces Jeux, qui sont bien plus qu’une compétition sportive ou une expression culturelle. C’est une manifestation de vouloir faire vivre la langue française.

Alors, je déclare ici ouverts les Jeux de la Francophonie, les 7ème Jeux de la Francophonie.

Vive la langue française !

 

 

Restez connecté