Discours lors de l'inauguration du square Missak Manouchian

Erevan – Mardi 13 mai 2014

 

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Maire,

Je vous remercie d’avoir organisé cette manifestation, cette inauguration, pour la mémoire de Missak MANOUCHIAN.

Je salue la population d’Erevan qui est venue nombreuse pour saluer l’amitié entre la France et l’Arménie.

A un moment, nous avons cru que la manifestation ne pourrait pas se tenir parce qu’il pleuvait. Mais la force de l’amitié entre la France et l’Arménie a convaincu ceux qui décident de la météo, écoutant nos prières républicaines, que le soleil revienne, comme un symbole.

Parce que, si Missak MANOUCHIAN est venu en France, c’est parce qu’il fuyait les massacres. Il avait échappé par miracle au génocide. Alors, il était venu chercher le ciel bleu de la liberté en France. Et quand, plusieurs années plus tard, la barbarie était revenue, y compris en France, alors il avait pris les armes et il avait défendu à son tour la liberté du pays qui l’avait accueilli, sans rien oublier de sa patrie. Il était un étranger en France, mais qui venait libérer la France. Il payait sa dette à l’égard de la nation qui l’avait accueilli.

Mais, nous, nous n’oublions pas le sacrifice de Missak MANOUCHIAN. Nous n’oublierons jamais ce que les Arméniens en France ont fait dans la résistance pour lutter contre l’occupation nazie. Et nous n’oublions pas ce que les Français d’origine arménienne ont fait pour la reconstruction de notre pays, pour sa réussite, pour son développement, pour sa culture. Et nous avons en partage des valeurs entre l’Arménie et la France et des hommes, des femmes, qui représentent le lien indissoluble entre nos deux pays.

Missak MANOUCHIAN est un symbole. Le symbole de l’amitié entre la France et l’Arménie. Je suis très fier d’être ici parmi vous pour l’inauguration de ce square qui porte son nom, comme il existe à Paris un lieu qui retrace la mémoire et le combat de Missak MANOUCHIAN.

Vive l’Arménie et vive la France.

 

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