Discours lors de l'inauguration du lycée français à Bakou

Monsieur le Président, Madame,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs,

Vous m’accueillez ici dans un coin de France en Azerbaïdjan, puisque, vous l’avez évoqué, Monsieur le Président, nous sommes dans ce que vous appelez le quartier français. Nous en sommes très fiers car il est magnifique, il est moderne et il est là où les entreprises se développent le plus rapidement.

Mais je suis avec vous dans un établissement qui sera le lycée, le lycée où se trouveront des jeunes français qui sont avec leur famille ici en Azerbaïdjan, des familles qui travaillent pour des entreprises et qui contribuent à votre développement. Mais il y aura aussi des enfants venant d’autres familles qui contribuent également à votre croissance économique qui est considérable. La moitié des effectifs seront des Azerbaïdjanais qui ont conscience en apprenant le français d’être appuyés, accompagnés pour réussir leurs études.

Je veux vous remercier tout personnellement pour l’implication qui a été la vôtre et aussi celle de votre épouse pour permettre cet investissement qui accueillera plus de 350 lycéens mais aussi collégiens et écoliers, puisque toutes les étapes de la vie scolaire sont ici réunies.

Je tenais à être ici en Azerbaïdjan pour répondre à votre invitation, celle-là même que vous m’aviez lancée, c’était en septembre 2012, alors que vous inauguriez avec moi le département du Louvre consacré aux arts de l’Islam. L’Azerbaïdjan avait participé, et nous en avions été très fiers, au financement de cette partie du musée. L’établissement du Louvre est en effet l’un des plus beaux musées du monde, j’ai même tendance à croire que c’est le plus beau musée du monde, et nous avons vocation à prêter un certain nombre de ses œuvres partout dans le monde mais aussi à accueillir, comme vous l’avez fait, les éléments les plus prestigieux des arts du monde, des cultures du monde.

Je veux revenir sur notre coopération. Il y a de nombreuses entreprises françaises qui sont présentes aujourd’hui en Azerbaïdjan et beaucoup de chefs d’entreprise ont tenu à m’accompagner pour cette visite. Nous avons des investissements de plus en plus importants ici venant de France pour soutenir le développement de votre économie, dans l’énergie bien sûr mais également dans les nouveaux secteurs que vous proposez et je ne vais en citer qu’un, tellement il paraît évident, c’est celui de la ville. Vous avez ici la ville la plus peuplée du Caucase. Cette ville, qui a connu un essor considérable, qui a été transformée, grande ville portuaire, grande ville industrielle, va être parmi les plus prestigieuses du monde. Et la France veut être auprès de vous pour ce beau projet, pour rendre les meilleurs services : services urbains, services de transport, services pour l’eau et l’assainissement, traitement des déchets. Soit faire que Bakou et d’autres villes de votre pay, puissent être des villes exemplaires en matière de développement durable.

Mais nous voulons faire davantage qu’investir, échanger, commercer. Nous voulons former. C’est un grand enjeu de la relation que nous allons établir entre nos deux pays. Nous voulons être partie prenante de l’éducation, de la formation technologique mais aussi des universités de votre pays.

Vous avez évoqué, Monsieur le Président, les étudiants de votre pays qui viennent en France. Nous voulons les accueillir de la meilleure des manières et nous sommes prêts à regarder comment il pourrait y avoir un bâtiment à la cité universitaire de Paris réservé, pour qu’il puisse y avoir plus d’étudiants azerbaïdjanais qui viennent participer au partage des connaissances et même à la recherche. Vous avez parlé des bourses, nous pouvons ensemble financer un certain nombre de bourses plus nombreuses encore pour que les étudiants de votre pays puissent venir en France.

Voilà le symbole que nous voulions marquer dès le début de mon voyage ici en Azerbaïdjan.

Vous avez bien fait les choses. Pour ceux qui ne sauraient pas où je suis, il y a la Tour Eiffel, cela peut créer une confusion ! Il y a aussi le centre historique de Bakou et c’est ce que vous aviez voulu montrer. Les relations entre nos deux pays sont très anciennes et elles se sont renforcées au cours des décennies, et encore davantage depuis votre pleine indépendance. Nous voulons être partie prenante de ce développement.

Si je viens pour quelques jours dans le Caucase, c’est parce que j’ai confiance dans ce que vous êtes en train de créer ici. C’est une partie du monde qui va connaître, et notamment l’Azerbaïdjan, une croissance considérable. Et nous voulons que vous soyez partie prenante de ce que nous voulons faire aussi en Europe et dans le monde, c’est-à-dire faire en sorte que ce développement puisse être partagé, puisse être harmonieux et puisse apporter du bien-être à nos populations.

Voilà le sens de ma présence, le fondement de cette visite que vous m’avez permis de faire ici dans votre pays. Je le découvre, c’est la première fois que je viens, mais je vous rassure, ce n’est pas la dernière.

Merci à vous et bonne chance à tous les lycéens de ce futur établissement. Vous n’en avez visité qu’une partie mais l’autre sera achevée - parce qu’ici les délais sont très courts, on met deux fois moins de temps à construire un lycée à Bakou qu’à Paris - dès le mois de septembre, il y aura donc ici un lycée avec 350 élèves !

Merci Monsieur le Président.

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