Discours du Président de la République - Station F : Tech for Planet

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SEUL LE PRONONCE FAIT FOI

Madame la Ministre,

Monsieur le Ministre,

Merci de nous accueillir ; merci à NUMA pour l'organisation ; à Station F une fois encore et à la ville de Paris pour l'accueil dans ces lieux,

Bonjour à vous parce qu'il y a beaucoup de travailleurs un peu partout dans les box et tout autour de nous,

Je ne vais pas vous faire un long discours parce que ce qui compte, c'est l'action et c'est ce que vous êtes en train de faire et le choix que vous avez fait.

(Partie du discours en anglais) ….

Ce qu'on vient de voir et ce que cette journée véritablement consacre, c'est l'engagement collectif pour plus d'action. Il y a eu énormément de débats, des choses importantes qui ont été faites ; l'accord de Paris il y a presque deux ans jour pour jour, a été une étape fondamentale ; mais on est maintenant dans une nouvelle phase, dans la phase de l'action. Moi je ne suis pas persuadé que dans les années qui viennent, on aura de nouveaux grands textes diplomatiques. On en pousse un - la France l’a lancé avec le Pacte mondial pour l'environnement et on va se battre pour - mais la priorité, c'est de faire le maximum au niveau français, européen, international pour être au rendez-vous de nos engagements et pour que celles et ceux qui sont là - notre génération parce que nous sommes tous contemporains - fassent ce qu'il faut pour tenir les engagements pris. Je vous rappelle que l'engagement pris, c'est 1,5 degrés d'augmentation moyenne de la température mondiale, pas plus. Aujourd'hui, si on continue sur la tendance, on est à au moins 3,5. Donc ça veut dire que maintenant, tout de suite, on doit agir pour changer profondément les choses. Et en même temps, il faut agir pour celles et ceux qui viendront et qui eux n'ont pas le choix, qui hériteront d'une planète qui est peut-être déjà condamnée, qui naîtront peut-être dans un pays, dans un archipel, dans un continent où c'est déjà peut-être décidé parce qu'on n’aura pas agi. Et je pense que c'est profondément la responsabilité, pas simplement des gouvernants, des financeurs, des entrepreneurs, des universités, de toutes celles et ceux qui ont une part de l'action collective, d'agir.

C'est l'objectif de ce « One Planet Submit » de demain avec une douzaine de grandes actions que nous expliquerons et sur lesquelles nous allons nous engager collectivement, avec une surveillance étroite de nos concitoyens mais c'était aussi l'objectif des initiatives que nous avons voulu prendre au niveau français. Et donc ce soir, je veux vraiment saluer ces deux initiatives : la première - « Tech for planet » - celle que vous avez prise et je veux vraiment féliciter vos trente lauréats, féliciter et remercier toutes les entreprises françaises qui ont à vos côtés, aux côtés de NUMA, décidé de faire la sélection, de s'engager pour mettre en lumière justement ces entreprises qui sont soit dans des phases d'incubation, soit dans des phases d'accélération ou des phases déjà de commercialisation et qui, grâce à cette initiative, vont aller plus loin, plus fort, plus vite pour aider aujourd'hui à la lutte contre le réchauffement climatique, pour permettre - qui avec de la mayonnaise, d'autres avec des bulles d'eau ou des machines à laver - de participer à cette transformation et de faire qu’on apporte une réponse aujourd'hui en créant de l'activité, en créant des emplois. Donc félicitations à tous les lauréats véritablement de l'initiative « Tech for planet ».

La deuxième initiative, « Make our planet great again », c'est la sélection de ces 18 projets qui viennent du monde entier, avec des chercheurs de toutes les nationalités, y compris des chercheurs et des chercheuses françaises qui décident ce faisant de revenir, dont le but est en effet de dire : si on veut préparer ces entreprises de demain, si on veut préparer ces changements collectifs, si on veut mieux comprendre ce qui se passe, adapter nos comportements, on a besoin de la science. Vous l'avez dit, on a besoin des étudiants, on a besoin des chercheurs ; c'est pour ça que la France d'ailleurs s'est engagée - je l’ai annoncé à Bonn il y a quelques semaines - à remplacer la part que les Américains ont abandonnée dans le financement du GIEC et on sera là au rendez-vous pour financer - Français, Européens - la part du GIEC qui a été laissée par les Etats-Unis d'Amérique pour qu'il n'y ait pas un centime en moins et que donc tout ce que fait le GIEC pour mieux comprendre les changements climatiques, soit financé comme c'était prévu. Mais derrière, il y a l'initiative qui a été prise et il y a surtout l'immense travail et je veux vraiment vous remercier, remercier l'équipe du CGI - cher Louis SCHWEITZER - vous remercier, Madame la Professeure, pour le travail qui a été accompli, l'expertise scientifique, technique qui a été mis au service de ce projet pour que les meilleurs soient ici sélectionnés.

Et donc vous allez maintenant venir vous installer, développer des projets, fertiliser la recherche française, européenne avec vos projets parce qu'on a décidé de vous donner des moyens encore démultipliés et de reconnaître pleinement ce que vous êtes en train de faire. Et le fait qu'il y ait ce bouillonnement avec des entreprises, des investisseurs - start-up, grands groupes - des chercheurs, des étudiants, c'est la clé de ce succès et de la transformation que je veux pour notre pays et pour le continent. C’est montrer que la lutte contre le réchauffement climatique, ça n'a rien de défensif ; c'est une bataille pour préparer l'avenir ; c'est un choix de société ; c'est un choix dans l'émergence des nouveaux savoirs que nous voulons voir advenir ; c'est le choix d'une vie en commun ; ce sont des emplois qui seront créés ; ce sont des développements nouveaux. Donc ce sont de formidables opportunités et non pas des choses à subir.

Alors oui, il faut un peu changer les réflexes passés ; oui, il faut se réorienter vers des priorités, oui il faut faire émerger de nouveaux acteurs plus vite mais somme toute, c'est un peu l'esprit du lieu, non, il m'a semblé ?! Donc c'est ce que vous allez aider à faire et je vous en remercie.

Donc je veux féliciter les 18 projets, féliciter aussi les étudiants qui viendront, à travers le projet « Make our planet great again », ce qui va donner de la vitalité justement à cet écosystème français d'innovations dont on a terriblement besoin.

Ce soir même, alors que nous nous parlons, une initiative est en train d'être signée avec le CNES, l'ensemble de ses partenaires, qui va permettre justement d'installer un système d'observation à l’international pour regarder justement les évolutions du climat. Cette initiative qui se fait au siège du CNES alors même que nous nous parlons ici, c'est la traduction que chaque minute en ce moment à Paris, il y a des initiatives qui sont en train d'être prises pour lutter contre le réchauffement climatique, pour innover, pour mieux comprendre. Et donc ce soir même, par cette initiative, on va mettre en place un système d’Observatoire mondial justement du réchauffement climatique par le partenariat du CNES avec ses partenaires alors même que le CNES a déjà fait en franco-allemand une initiative qui permettra justement, dès 2020, d'avoir les premières initiatives et les premiers satellites d'observation sur les phénomènes du réchauffement climatique.

Ce que je veux vous faire toucher du doigt, c’est que l'innovation la plus radicale, la recherche fondamentale, la recherche appliquée, tous les projets que vous menez, la recherche technologique et les innovations entrepreneuriales que vous conduisez, sont un continuum : celui qui nous permettra de gagner cette bataille contre le réchauffement climatique, celui qui nous permettra de « Make our planet great again » mais celui qui nous permettra aussi de faire de la France et de l'Europe le lieu où l'on décide de ce monde de demain.

Moi je refuse une double fatalité : celle qu'il y aurait forcément un réchauffement contre lequel on ne peut rien faire et celle qui fait qu’en quelque sorte le monde nous serait imposé et nous ne pourrions pas faire des choix profonds. Ce que vous êtes en train de montrer ici, ce soir, par votre engagement, par ces projets qui ont été sélectionnés, par votre engagement au quotidien, c'est exactement l'inverse : nous ne voulons pas du réchauffement climatique et on peut produire, créer des emplois, faire autrement si on le décide. Il n’y a pas de fatalité. Et nous, nous ne voulons pas détruire d'emplois, nous ne voulons pas se voir imposer des solutions pour répondre à ce défi demain, on veut les choisir, en créant des entreprises, des start-up, des projets de recherche, en ayant notre place et en ayant les vrais équilibres économiques, sociaux, environnementaux d'innovation qui font que ce monde de demain, ce sera celui qu'on aura choisi parce qu'on l'a fait.

Donc pour toutes ces raisons, merci d'être là, merci pour votre énergie, pour votre engagement ; pour votre énergie en tant que chercheurs, en tant qu'étudiants, en tant qu'investisseurs, en tant qu'entrepreneurs, en tant que grands groupes. Merci à vous pour cela ! Mais surtout, mois après mois, année après année, faites tout pour qu'on gagne cette bataille contre le réchauffement climatique et pour que nous changions ainsi profondément le visage de la France pour en faire le pays leader dans cette bataille parce que c'est notre vocation et que nous avons décidé de le faire !

Merci à vous !

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