Discours du président de la République lors du dîner d'Etat à Tbilissi

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Je suis très sensible à l’accueil qui nous est réservé par la Géorgie. Nous avons des liens historiques entre nos deux pays. Vous avez rappelé, M. le Président, que la France avait accueilli le Gouvernement en exil de la première République de Géorgie. La France est fière aussi d’avoir pu, à l’été 2008, lorsqu’elle présidait l’Union européenne, jouer son rôle dans l’obtention du cessez-le feu.

Aujourd’hui, soyez sûrs, à travers la visite que j’effectue, du soutien de la France pour l’intégrité territoriale de la Géorgie, pour le plein accord d’association avec l’Europe et pour le développement économique de votre pays.

Je veux vous exprimer aussi ma gratitude, à la suite de la décision que vous avez prise, de détacher des militaires géorgiens qui vont rejoindre l’Union européenne pour la mission qu’elle effectue en République centrafricaine.

Avec l’accord d’association que nous allons signer au mois de juin, la Géorgie va s’ouvrir davantage. Le Forum économique qui s’est tenu aujourd’hui est la démonstration que des entreprises françaises, qui sont ici représentées, vont pouvoir pleinement s’investir dans votre pays.

La Géorgie et la France sont également liées par l’histoire, la culture, la langue ... L’école française que nous avons visitée cet après-midi en est l’illustration. La coopération universitaire que nous engageons en est une nouvelle preuve. La participation de la Géorgie à l’Organisation internationale de la Francophonie permettra que des générations de Géorgiens puissent se former à la langue française.

J’ai évoqué, pour marquer l’importance que j’attache à cette visite, l’Union des trois mers que nous pourrions former. La Géorgie sera nécessairement un point de passage. C’était déjà dans les textes des auteurs les plus célèbres français quand ils écrivaient ce qu’était la Géorgie !

Alexandre DUMAS évoquait, dans son Voyage au Caucase, la ville de Tbilissi. Il évoquait ses ruines de forteresse, ses bazars, ses escarpements de rochers, son ciel pur et sa poésie. Nous pourrons bientôt ajouter des stations de sport d’hiver, les multiples boulangeries qui sont ouvertes, la viticulture franco-géorgienne… Ce qui prouve que l’économie peut aussi être une poésie.

Mais il ne peut pas y avoir de développement économique, pas plus que de poésie, s’il n’y a pas la sécurité. C’est pourquoi je réaffirme ici le soutien de la France à la Géorgie, en levant à mon tour mon verre à l’amitié entre nos deux pays.

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