Avril 2014

Discours du Président de la République et de Mme. Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne à l'occasion du 50ème anniversaire de la rencontre entre le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer

Madame la Chancelière,
Chère Angela MERKEL,

Je suis heureux et fier de vous accueillir ici à Reims, pour l'évocation de l'amitié franco-allemande. Je salue Mesdames et Messieurs les ministres, les parlementaires, les élus, les autorités qui nous ont fait le meilleur accueil, ici, dans cette région Champagne-Ardenne.

Il y a 50 ans, le Chancelier ADENAUER et le Général De GAULLE se retrouvaient ici à Reims. Reims, ville martyre de la Première Guerre mondiale. Reims, au cœur de la Champagne, où les deux batailles de la Marne, si dures, si longues, si meurtrières, laissèrent dans les mémoires collectives de l'Allemagne et de la France des traces profondes. Reims, dont la cathédrale, qui fut celle des sacres des rois de France, reçut plusieurs centaines d'obus tout au long de la Grande Guerre. Reims, où fut signé, en mai 1945, dans une salle du collège, l'armistice mettant un terme à la Seconde Guerre mondiale.

C'est auréolés de tous ces symboles que le Général De GAULLE et Konrad ADENAUER choisirent cette ville de Reims, le 8 juillet 1962, pour lancer une déclaration d'amitié qui lie encore la France et l'Allemagne. A Reims, ce jour-là, le 8 juillet, je ne sais pas quel temps il faisait !

Non, il ne faisait pas beau ! Il faisait un beau temps pluvieux comme aujourd'hui ! Un temps qui scelle les amitiés. Le Général De GAULLE et Konrad ADENAUER assistèrent d'abord, non loin d'ici, à Mourmelon, aux manœuvres de soldats français et allemands, pour la première fois défilant ensemble, alors qu'ils s'étaient tant combattus, préfigurant ainsi la Brigade franco-allemande qui nous a rendu les honneurs aujourd'hui. Puis, les deux hommes d'Etat vinrent se recueillir, comme nous l'avons fait, dans la cathédrale meurtrie, cette cathédrale où les magnifiques vitraux de CHAGALL et de KNOEBEL donnent à l'édifice une nouvelle splendeur. Enfin, ils se rendirent à l'Hôtel de Ville, pour prononcer les discours qui font désormais partie de notre histoire commune.

Six mois plus tard, Konrad ADENAUER et le Général De GAULLE signaient le Traité de l'Elysée, le 22 janvier 1963, qui consacrait bien plus qu'une réconciliation, mais l'amitié entre la France et l'Allemagne. Notre réunion d'aujourd'hui, et j'en remercie Adeline HAZAN, le maire de Reims, est d'abord un hommage à ces deux visionnaires de la politique. Il fallait de la lucidité, pour ne pas réduire la longue marche de nos deux nations à plus de trois quarts de siècle de guerres, et regarder ce qu'elles avaient déjà construit ensemble. Il fallait de l'audace, pour imaginer un avenir commun, après tant de douleurs, de ressentiment, et d'esprit de revanche. Il fallait de la grandeur, pour comprendre que notre amitié permettait de donner du sens à ce que nous voulions faire -- ils voulaient faire : la construction de l'Europe.

De la guerre, ces deux hommes étaient sortis avec des certitudes : ils voulaient qu'après la guerre il y ait la paix, la paix durable. Mais ils voulaient faire ce geste si symbolique dignement, souverainement, librement, sans autre obligation que de servir leur pays. Ils l'ont fait moins de 20 ans après avoir traversé eux-mêmes, et avec quelle droiture, la plus grande tragédie de l'histoire humaine, celle de la Seconde Guerre mondiale. Konrad ADENAUER avait été démis de toutes ses fonctions à l'arrivée au pouvoir d'HITLER ; il fut emprisonné par les nazis, et il fut l'un de ceux qui, au long de ces années noires, veilla sur la conscience de l'Allemagne. De la guerre, il était sorti armé d'une grande phrase, qu'il prononça ; il disait : L'histoire est le total des choses qui auraient pu ne pas être faites. Il pensait à la guerre, à la haine, au racisme, à l'antisémitisme, mais il pensait aussi à ce que l'histoire pouvait produire : la paix, la concorde, la fraternité, l'humanité en marche.

A ses côtés, ce jour-là, 8 juillet 1962, se tenait la haute silhouette de Charles de GAULLE. L'homme pouvait proclamer l'état de paix, puisqu'il avait décidé, lui, en 1940, de faire la guerre, quand tant d'autres s'y dérobaient. Il avait su défendre, illustrer, incarner l'honneur de la patrie. Ces deux hommes, donc, le 8 juillet 1962, avaient décidé ensemble de faire avancer l'histoire. Ils mesuraient, en venant ici, la force du symbole, qui était capable de créer l'irréversible. Voilà pourquoi ce qui nous rassemble, un demi-siècle plus tard, chère Angela MERKEL, c'est la gratitude à leur égard, et plus encore, notre volonté de leur rester fidèle.

Ces deux grands hommes ne voulaient pas occulter l'histoire, ils voulaient engager l'avenir. Charles de GAULLE, qui avait le sens de la formule, déclarait, lors de la signature du Traité de l'Elysée : Nous ne tournons pas une page, nous ouvrons une porte. Et qui aurait pu songer, en 1963, à cette époque, que leurs successeurs, chanceliers d'Allemagne, présidents de la République, seraient capables, ensemble, d'aller aussi loin, d'aller aussi vite ? Je pense au Marché Unique, à l'élargissement de l'Europe, à la réunification de l'Allemagne, à la création de l'euro ; et à chaque fois, l'amitié franco-allemande en fut le socle.

Madame la Chancelière, je vous propose à notre tour, après d'autres, après ces images fortes qui restent dans nos mémoires, celle de François MITTERRAND serrant la main d'Helmut KOHL à Verdun, je vous propose d'ouvrir, de franchir même ensemble une nouvelle porte, sur des années qui rendront encore plus étroite l'amitié entre nos deux nations. Amitié : c'est un mot fort, dont je mesure l'exigence. Une amitié se préserve, mais surtout, se cultive, s'entretient, s'enrichit, pour mieux se redécouvrir. C'est notre devoir, mais aussi notre responsabilité. Nous n'héritons pas d'une amitié, nous la renouvelons à chaque génération. Nous ne commémorons pas une amitié, nous la partageons.

Et nous voulons d'abord partager notre jeunesse : nous avons le devoir de lui transmettre la conscience du privilège qui est le sien, de n'avoir jamais rien connu d'autre que la paix et la démocratie. Et nous mesurons aussi ses attentes, ses inquiétudes, ses peurs, par rapport à l'emploi, par rapport à la formation, par rapport à la place de la génération qui vient, dans nos pays respectifs. Je tiens ici à saluer l'œuvre de l'Office franco-allemand de la Jeunesse, qui contribue avec persévérance et succès à diffuser auprès de nos jeunes des valeurs communes, ces valeurs qui sont inscrites dans les textes fondateurs de l'Union Européenne : valeurs de liberté, de démocratie, de justice, de dignité, d'égalité.

Nos deux pays sont les fondateurs de cette Europe, dont l'existence même est une extraordinaire victoire sur la force, la volonté sur la fatalité, l'union sur les nationalismes. Aujourd'hui, l'enjeu pour l'Europe ce n'est plus sa reconstruction, c'est la transition : la transition pour passer d'un monde à un autre, d'une société à une autre, d'une époque à une autre ; transition industrielle, transition écologique, transition énergétique, voilà ce que nous avons à préparer ensemble. Nous avons une jeunesse en partage, nous avons aussi une économie en partage, une monnaie en partage. Nous devons la défendre, avec des règles, avec des instruments puissants, avec des politiques coordonnées.

L'Union Européenne traverse une épreuve, ce n'est pas la première, ce ne sera pas la dernière ; mais elle peut être l'occasion d'un rebond, d'un sursaut, d'un nouveau départ. Elle nous impose d'avancer vers un nouveau mode de développement, capable d'allier performance économique et progrès social, compétitivité et solidarité, et aussi de conjuguer la souveraineté nationale à laquelle nous tenons, ici en France comme en Allemagne, et notre engagement européen.

La semaine dernière, chère Angela MERKEL, nous étions à Bruxelles ensemble, et nous bâtissions à notre tour l'architecture d'une Union bancaire, c'était le premier pas, qui s'ajoutera à l'Union budgétaire, nécessaire, à l'Union monétaire, qui ouvrira à la stabilité, à la croissance, et aussi au renforcement de nos liens. Nous avons même décidé ensemble d'édicter une taxe sur les transactions financières, ce n'est jamais facile, mais qui permettra aussi de réguler les marchés, de les encadrer. D'autres étapes nous attendent. Nous voulons progresser à un rythme qui doit s'accélérer ; c'est ce que j'ai appelé l'intégration solidaire, dans le cadre d'une Union politique, à laquelle vous avez aussi appelé les Allemands. Pour y parvenir, à cette Union, la qualité de la relation entre la France et l'Allemagne est décisive.

Nous sommes à la veille d'une grande année, où nous allons évoquer, célébrer l'amitié franco-allemande. Je veux que, à ces cérémonies, s'associent tous les partenaires, les collectivités locales, les entreprises, les acteurs culturels, les médias, la société, les citoyens, pour en faire un véritable succès populaire. Je le dis aujourd'hui, par rapport à des événements qui se sont produits, hier soir : aucune force obscure, et encore moins la bêtise, qui lui prête souvent son concours, ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande. Notre amitié inspire l'Europe. Nous ne voulons pas donner la leçon ; nous entendons tout simplement montrer l'exemple. Nous ne voulons pas nous imiter l'un l'autre, nous voulons renforcer nos liens pour être plus forts ensemble. D'où la confiance qui doit naître, qui doit renaître à chaque étape, pour permettre à l'Europe d'aller plus loin, dans une Union avec ceux qui voudront se joindre à nous pour aller plus loin.

Merci, chère Angela MERKEL, Madame la Chancelière, de votre présence à Reims aujourd'hui. Nous n'allons pas nous quitter, je vous retrouverai à Ludwigsburg le 22 septembre ; peut-être nous verrons-nous dans l'intervalle. Mais nous serons aussi à Berlin le 22 janvier 2013, pour le 50e anniversaire du Traité de l'Elysée. Et je souhaite que nous puissions écrire une page supplémentaire de ce Traité, pour que vive longtemps, pour que vive bien au-delà de nous l'amitié entre la France et l'Allemagne, la belle amitié franco-allemande.

Merci.

 

MME MERKEL -- Monsieur le Président, cher François HOLLANDE, Madame la Maire, Monseigneur, Mesdames, Messieurs.

Cela fait 50 ans aujourd'hui que le président Charles de Gaulle prononçait les paroles suivantes devant l'archevêque de Reims et je cite : « Excellence, le Chancelier Adenauer et moi-même venons dans votre cathédrale, sceller la réconciliation de la France et de l'Allemagne ».

Ces quelques mots, simples, allaient jouir d'une portée historique inégalable. Ces mots ont écrit l'histoire, ces mots ont littéralement étaient gravés dans le marbre puisqu'une plaque apposée devant la cathédrale rappelle à tous les visiteurs cette phrase mémorable.

La dimension du geste historique de Charles de GAULLE et de Konrad ADENAUER à Reims ne peut être appréciée à sa juste valeur qu'en regardant le long chemin semé d'obstacles, parcouru par la France et l'Allemagne.

Pendant des siècles, nos relations de voisinage n'ont été qu'une succession sans fin de guerres et de sang versé. Les préjugés, la haine, l'hostilité ont fini par déboucher sur 2 guerres mondiales dévastatrices. La ville de Reims elle-même et tout le nord de la France ont connu des immenses souffrances infligées par la guerre. Les nombreux cimetières militaires de la région sont là pour nous le rappeler.

Le bombardement de la cathédrale de Reims par les soldats allemands durant la 1ère Guerre mondiale a été le symbole de l'inanité de la guerre et des destructions. Pourtant, l'espoir de la réconciliation franco-allemande était déjà présent en germe à la fin de cette guerre. Des hommes comme Aristide BRIAND et Gustave STRESELMANN ont tenté cette réconciliation. Mais les choses devaient tourner différemment, de manière bien pire que tout ce qu'on aurait pu imaginer.

La 2nde Guerre mondiale déclenchée par l'Allemagne a apporté des souffrances incommensurables à nos peuples, à l'Europe, au monde entier. Barbarie, humiliations, privation de droits, exploitation et anéantissement, effondrement de la civilisation avec la Shoah. La France a été occupée par l'armée allemande de 1940 à 1944, la terreur de la Gestapo et des SS a laissé des traces profondes dans la mémoire de la Nation française. La relation entre nos deux peuples aurait difficilement pu être plus fortement ébranlée. Le 8 mai 1945, enfin, c'est à Reims qu'intervient la capitulation sans condition de l'Allemagne.

La France est alors devenue l'une des 4 puissances d'Occupation en Allemagne. Plus jamais l'Allemagne ne devait troubler la paix mondiale. Nous devons être conscients de cette situation si nous voulons pouvoir apprécier à leur juste valeur les mérites historiques de De GAULLE et d'ADENAUER. Quasiment chaque famille avait été marquée par la mort et les souffrances résultant de la guerre et de ses ravages. Et pourtant, une confiance nouvelle dans un avenir prospère avait semé le germe de la réconciliation.

17 ans après la fin de la guerre, le Président Charles de GAULLE et le Chancelier Konrad ADENAUER assistaient ensemble à une messe dans la cathédrale de Reims. Après les pages sombres de l'histoire franco-allemande, ils ouvraient un nouveau chapitre. Mieux encore, dans cette cathédrale, ces 2 grands hommes d'Etat ont commencé une nouvelle œuvre. L'œuvre de l'amitié franco-allemande. Profondément touchés par ce moment historique, l'un parlait de miracle, l'autre de don du ciel. Ainsi le Chancelier ADENAUER déclarait dans un discours prononcé le soir du 8 juillet 1962 et je cite : » ce que le ciel a donné à nos peuples, nous devons le cultiver et l'entretenir avec respect et gratitude ».

En effet, la visite d'Etat du Chancelier ADENAUER en France a bientôt été suivie d'une visite du Président Charles de GAULLE en Allemagne. Ce voyage s'est transformé en un véritable triomphe. Sa personnalité et ses discours enflammaient les foules. A Ludwigsburg, il a tenu devant des milliers de jeunes Allemands et de jeunes Français son discours fondateur à la jeunesse. Toutes ces rencontres ont finalement permis de donner corps à une entente politique entrée dans l'histoire sous le nom de Traité d'Amitié. La signature du traité de l'Elysée en 1963 scelle par écrit le testament commun de Charles de GAULLE et de Konrad ADENAUER.

Tous leurs successeurs se sont sentis tenus d'honorer ce testament. La poignée de mains du Président MITTERRAND et du Chancelier KOHL à Verdun a particulièrement marqué les esprits. De même que la bataille de 1916 est devenue le symbole de l'absurdité de la guerre, cette poignée de mains, 70 ans plus tard, est devenue le symbole de l'amitié franco-allemande. En ce jour, nous pensons avec gratitude à tous ceux qui ont souffert personnellement de la guerre et de ses conséquences mais qui, malgré cela ou peut-être justement à cause de cela, ont cherché le chemin de la réconciliation.

L'amitié de nos peuples, l'amitié de nos nations est loin d'aller de soi. Elle s'exprime aujourd'hui dans une coopération confiante entre le gouvernement et par notre coopération au sein de l'Union européenne et de l'OTAN. Elle se manifeste par des relations multiples et variées entre les citoyens de nos pays par les centaines de jumelages franco-allemands, par des coopérations entre scientifiques, artistes, entrepreneurs et en particulier par les échanges de jeunes.

En effet ce n'est pas par hasard si la première institution franco-allemande créée par les pères fondateurs du traité de l'Elysée ait été l'office pour la jeunesse. Depuis 1963, près de 8 millions de jeunes ont participé à ces programmes d'échanges.

Effectivement ce précieux héritage d'amitié franco-allemande n'est pas simple à transmettre, il doit au contraire à chaque génération être constamment renouvelé et encouragé.

Charles de Gaulle et Conrad Adenauer savaient ce que signifie l'amitié : c'est se serrer les coudes dans les moments difficiles et se soutenir mutuellement. Et cela est toujours vrai aujourd'hui si nous restons unis nous pouvons relever tous les défis dans l'intérêt de nos deux peuples et dans l'intérêt de l'Europe.
Nous traversons actuellement une grande épreuve que l'Europe doit surmonter l'Union économique et monétaire telle qu'elle a été créée il y a 20 ans n'apparaît pas encore assez forte.

L'autre génération doit en tirer les leçons qui s'imposent. Nous devons faire aujourd'hui ce qui ne l'a pas été il y a 20 ans : c'est parachever au niveau politique l'Union économique et monétaire. C'est là sans contexte un travail digne d'Hercule mais l'Europe en est capable. L'Europe peut sortir plus forte de cette crise si dans nos efforts quotidiens nous gardons constamment sans cesse à l'esprit que nous, en tant qu'Européens notre chance c'est d'être unis. C'est ce que nous avions déclaré en 2007, à l'occasion du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Bien plus d'un demi-siècle de paix entre l'Allemagne et la France, une amitié franco-allemande unique en son genre : la paix et la liberté en Europe tout cela n'est finalement qu'une très brève période dans l'histoire de l'humanité mais c'est précisément cela qui nous incite à agir car l'Europe c'est bien plus qu'une monnaie et la relation franco-allemande est incontournable à cet égard. Elle a marqué très fortement l'unification européenne qu'elle a fait progresser d'autant plus que ce n'est pas une relation exclusive et exclut personne au contraire elle invite chacun à s'y associer pour qu'ensemble avec nos partenaires nous puissions bâtir une Europe forte, une Europe qui s'appuyant sur nos valeurs communes soit un havre de paix et de prospérité dans le monde du 21ème et occupe avec confiance la place qui lui revient.

Mesdames et Messieurs, jusqu'en 1989, je n'ai moi-même par la force des choses pu suivre le chemin de la réconciliation franco-allemande que de loin, de l'autre côté du rideau de fer qui divisait l'Allemagne et l'Europe. Je n'en suis personnellement que plus consciente de la chance qui m'est offerte de ne plus le voir d'être une observatrice passive mais pouvoir en personne participer à l'amitié franco-allemande et contribuer à l'unification européenne.

C'est pourquoi, je vous remercie très sincèrement Monsieur le Président, cher François de cette invitation. Notre commémoration commune de la messe de réconciliation il y a 50 ans et un magnifique témoignage de la coopération et de la confiance de nos pays et de nos peuples et c'est bien volontiers que je reprends à mon compte les paroles prononcées par le Président Charles de Gaulle lors de sa visite d'Etat en Allemagne en 1962 et qui avait enthousiasmé les auditeurs.

Vive l'amitié franco-allemande !

 

Restez connecté