Discours de M. le Président de la République au Pavillon français à Rio de Janeiro

LE PRESIDENT -- Monsieur le président, merci de m'accueillir au pavillon France. Il y a ici rassemblés les membres du gouvernement qui se sont impliqués dans la préparation de ce rendez-vous : les affaires étrangères, la ministre de l'écologie, le ministre de l'économie sociale et solidaire. Il y a ici des élus locaux, régions, communes, départements je les reconnais. Je salue Jacques Auxiette qui s'est exprimé en leurs noms, il y a des militant associatifs qui depuis longtemps, très longtemps portent la cause du développement, de l'environnement de la lutte contre le réchauffement climatique, il y a aussi les organisations non gouvernementales, il y a les chefs d'entreprises qui ont compris que l'on pouvait à la fois faire de l'emploi, de l'activité et en même temps répondre au défi de l'environnement, il y a des syndicalistes et puis il y a des hommes et des femmes qui se sont engagés depuis très longtemps.

Je suis très fier que la France soit présente à ce niveau à l'occasion de Rio+20. C'est dû à ce travail préparatoire Monsieur le président que vous avez engagé, c'est dû à la contribution qui a été la vôtre, qui a été la nôtre, et c'est pour la France un atout. Nous ne venons pas ici chercher des commandes, cela peut arriver, chercher des compliments, chercher des formules qui resteront le temps d'un moment de rassemblement des pays du monde, non. Nous venons prendre des engagements. Prendre des engagements d'abord au nom de notre pays. La transition énergétique, écologique, l'accès au bien public, la capacité qui doit être la nôtre notamment en matière d'habitat de faire des économies d'énergie considérables, des modes de transport qui doivent évoluer. Ces engagements, je les ai pris et le gouvernement les traduira prochainement.

Nous aurons une conférence environnementale qui viendra après la conférence sociale sûrement au début du mois de septembre, le calendrier n'est pas encore fixé, et qui permettra de réunir tous les acteurs et une fois encore de traduire dans la réalité un certain nombre de nos principes avec un agenda, avec une responsabilité qui devra être partagée. Qu'est-ce qui relève de la loi, qu'est-ce qui appartient aux collectivités locales, qu'est-ce qui peut être mis en œuvre par les entreprises, le dialogue social, la responsabilité.
Nous avons aussi des engagements à prendre au nom de l'Europe. Tous les chefs de gouvernement ou les chefs d'Etat européens ne sont pas forcément réunis à Rio, mais ce qui m'a été dit par nos négociateurs, c'est que l'Europe a été solidaire et cohérente. Il faut le dire, ce n'est pas toujours la réalité, c'est le cas et l'Europe n'est forte que lorsque qu'elle est unie sur un certain nombre d'objectifs. Cela vaut pour la lutte contre la spéculation financière, cela vaut pour mettre des objectifs de croissance, cela vaut pour l'environnement. C'est grâce à cette position commune de l'Europe que nous avons pu modifier autant qu'il a été possible la déclaration finale. Cette déclaration finale, je le sais, elle suscite des déceptions parmi beaucoup d'entre vous, même si nous avons pu y inclure un certain nombre d'objectifs qui nous permettent de croire et de travailler pour qu'à l'horizon 2015 nous puissions encore avancer. Donc nous avons des engagements à prendre également au nom du monde. La France, elle porte des valeurs, elle est parfois plus influente et plus puissante que sa seule richesse économique, même si sur la richesse économique nous devons être encore meilleurs. Elle peut d'autant plus parler fort qu'elle est capable de s'appuyer sur un mouvement collectif, de porter des principes et des valeurs et c'est grâce à vous, société civile organisée, ou désorganisée je ne sais pas, en tous cas tels que vous êtes, c'est grâce à ce rassemblement-là que la France est à la hauteur de l'idéal qu'elle représente.

Merci à tous.

 

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