Discours à l'Hôtel de Ville de San Francisco

Mesdames, Messieurs,

Monsieur le Maire,

merci pour votre accueil et votre hospitalité.

Monsieur le Lieutenant-Gouverneur,

merci pour les mots que vous avez eus à notre arrivée et le soutien que vous nous apportez sur les réformes de société en France. Vous saluerez le Gouverneur Brown, qui est en visite dans une partie de votre Etat particulièrement touchée par la sécheresse.

Madame Schultz,

merci d’avoir organisé cette magnifique réception et de nous avoir permis de revoir votre mari Monsieur George Schultz, pour lequel nous avons une grande admiration pour la tâche qu’il avait menée auprès du Président Reagan pour assurer la sécurité et la paix dans le monde.

Dans l’entretien qu’il nous accordait avec Monsieur le Maire et Monsieur le Lieutenant-Gouverneur, il nous disait qu’il fallait avoir confiance en la jeunesse. Je pense qu’il faut aussi avoir confiance en la sagesse quand nous voyons George Schultz.

Il y a trente ans, François Mitterrand, Président de la République, recevait les clefs de la ville de San Francisco. Je vous remercie, Monsieur le Maire, de m’en donner un second exemplaire. Sauf à penser que la première clef n’ouvrait plus déjà les portes de San Francisco. C’est un signe de confiance qui nous permet de penser que nous pouvons revenir à tout moment, jour et nuit, ici à San Francisco, et que nous aurons toujours le code pour rentrer.

San Francisco est une ville très chère au cœur des Français. Beaucoup ne la connaissent pas mais en ont rêvé. Quand je suis arrivé ici dans ce splendide Hôtel de Ville qui nous rappelle l’Hôtel des Invalides à Paris, j’ai été accueilli par une chanson, qui est celle de Maxime Le Forestier, chantée par les jeunes du Lycée et qui est connue de toutes les générations : « San Francisco ».

Lorsque le nom de San Francisco est prononcé, c’est toujours pour évoquer la liberté, la tolérance, la créativité, la modernité. Ceci explique que soixante mille Français vivent dans la Baie de San Francisco. Je sais qu’il y en a ici que je retrouverai ce soir, lorsque je rencontrerai la communauté française.

 

C’est ici en Californie, à San Francisco, que s’invente le monde de demain, celui du XXIe siècle. C’est ici qu’une révolution a été lancée à travers les nouvelles technologies et qui attire tous les talents du monde. C’est pourquoi les Français sont présents. C’est ici que, sur la santé, l’énergie et les nouvelles technologies de l’information, sont créés les produits, les médicaments ou les innovations qui vont bouleverser la vie de nos concitoyens, ici aux Etats-Unis comme partout dans le monde. C’est pourquoi nous sommes fiers qu’il y ait plus de trois cents entreprises françaises qui soient installées à San Francisco et, plus largement, en Californie. Nous sommes également fiers qu’un tiers des investissements américains en France viennent de Californie.

Il est vrai que nous sommes liés par l’histoire : des Français ont contribué à la fondation de la ville de San Francisco, d’autres y ont installé des vignobles célèbres. D’autres encore viennent aujourd’hui créer dans les technologies d’avenir. Ce qui fait que nous avons la délicatesse de penser que beaucoup de Français sont ici parce qu’ils pensent qu’ils sont en France !

Nous avons aussi des liens culturels étroits, puisque nos musées travaillent ensemble entre Paris et San Francisco. Des expositions tout à fait magnifiques y ont été présentées, aussi bien pour les Impressionnistes que pour la création contemporaine. Nous avons également une coopération en matière de cinéma. Donc nous partageons la même culture.

Nous avons également une coopération de très haut niveau entre nos universités, aussi bien le Fonds France-Berkeley que le Fonds France-Stanford, et nous souhaitons encore amplifier les échanges entre les étudiants.

En Californie, vous voulez changer le monde. C’est une belle ambition, une grande aventure. Et il se trouve que nous avons la même. Depuis des siècles, la France veut changer le monde.

Alors nous sommes en Californie pour y réussir ensemble. Changer les technologies, changer les manières de produire et de consommer, changer les conditions de la santé, parvenir à un monde meilleur : la Californie et la France devaient forcément se rencontrer. C’était pour leur histoire déjà accomplie, ce sera également pour leur avenir.

Merci à tous d’y contribuer.

 

 

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