Déclaration lors de l'arrivée à la réunion extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne consacrée à l'Ukraine

LE PRESIDENT : Le Conseil européen va exprimer la voix de l’Union sur la question de l’Ukraine en donnant son soutien au Gouvernement ukrainien pour mener les réformes économiques et organiser l’élection présidentielle.

Ensuite, il va y avoir la pression – la plus forte possible – sur la Russie pour engager un processus de désescalade. Dans les pressions, il y a bien sûr le recours éventuel à des sanctions mais des pressions pourquoi faire ? Que recherchons-nous ? Pas pour faire monter, une fois encore, les tensions, mais au contraire ouvrir la voie du dialogue.

C’est ce que nous avons fait déjà, hier à Paris, et cela a été une première étape, je pense utile. Il faut qu’il y ait maintenant une pression suffisamment forte exercée par l’Europe pour diminuer la tension, ouvrir la voie du dialogue et permettre enfin à l’Ukraine de pouvoir décider de son destin.

QUESTION : Tout le monde n’est pas sur cette ligne, la Pologne, la Lituanie …

LE PRESIDENT : Il faut être tous ensemble. Pour être efficaces, tous les Européens doivent parler de la même façon, avec la même détermination et avec les mêmes objectifs. Ce que je fais au nom de la France, je le fais pour l’Europe, pour que nous puissions faire les pressions nécessaires afin d’ouvrir la voie du dialogue, de la médiation et de la négociation. C’est ce que j’ai dit à Vladimir POUTINE lorsque je l’ai eu au téléphone il y a quelques jours. Je l’ai redit à son ministre des Affaires étrangères et nous allons continuer.

Si l’Europe est unie, elle sera à mon sens utile pour aboutir à cette solution : la pression, diminuer la tension et arriver à une médiation dans l’intérêt de l’Ukraine. Merci.

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