Déclaration du président de la République lors du dîner de travail à Amman

Amman (Jordanie) - 23 juin 2013

 

LE PRESIDENT - Majesté, je vous remercie pour votre invitation. Je me souviens vous avoir reçu à Paris, c’était l’une des premières visites que vous faisiez à l’époque en Europe, et après mon élection. J’en ai été ravi.

Aujourd’hui, je viens pour évoquer à la fois la question qui nous préoccupe tous, la Syrie, et en même temps, pour dire combien nous apprécions les efforts de la Jordanie pour, à la fois sur le plan de l’accueil des réfugiés et sur le plan politique, trouver des solutions.

Sur la question de la Syrie, sur le plan politique nous sommes sur la même ligne et partageons le même point de vue. Nous devons aider l’opposition syrienne à se structurer et à clarifier ses relations avec les groupes extrémistes. Nous voulons que cette opposition puisse disposer des soutiens et des aides indispensables. Nous avons eu une réunion du groupe des Amis de la Syrie, c’était hier à Doha, et c’est cette position qui a prévalu : l’aide à l’opposition, mais la clarté qui doit être apportée par l’opposition elle-même, condition de notre soutien qui doit prendre effectivement toutes les dimensions, y compris militaire.

Ensuite, il y a la question des réfugiés. Elle est une charge pour la Jordanie et c’est une charge pour le Liban. Nous devons tout faire pour amplifier encore l’aide que nous vous apportons, qui est significative, puisqu’il y a une aide budgétaire française de 100 millions d’euros. Nous voulons l’amplifier encore pour vous permettre de faire face à cette difficulté majeure.

Nous avons également une aide humanitaire que nous réalisons nous-mêmes, à travers ce que nous avons décidé l’été dernier - nous en avions parlé - c’est-à-dire l’installation d’un groupe de défense spécialisé pour les questions médicales. Hélas, ce groupe a beaucoup travaillé mais a joué un rôle si utile de prévention d’un certain nombre de maladies, de vaccinations et donc nous continuerons à mobiliser nos forces pour atteindre ce même objectif, de secours à la population.

Sur ces deux points l’aide à l’opposition, le soutien aux pays qui accueille les réfugiés, je souhaite qu’il y ait une coordination de tous les pays concernés, c’est-à-dire aussi bien la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis que les pays arabes, de manière à ce que nous puissions être vraiment efficaces et sur le plan politique et sur le plan de l’accueil des réfugiés. Je suis prêt à répondre à toutes les initiatives, que vous prendrez sur ces deux terrains.

Quelques mots sur le conflit israélo-palestinien. Nous sommes là-aussi sur les mêmes positions, les mêmes démarches de création de deux Etats et pour saisir toutes les opportunités.

Sur nos relations bilatérales, elles sont excellentes. Je rappelle que la France est le premier investisseur ici en Jordanie, hors les pays arabes.

Nous savons les réformes que vous engagez, les efforts que vous menez et la politique que vous conduisez.

Nous avons également une coopération culturelle importante pour fêter les 50 ans de l’Institut français en Jordanie. Nous souhaitons aussi qu’il y ait beaucoup de touristes français qui viennent en Jordanie.

Nous avons aussi une volonté commune, même si vous n’êtes pas dans la francophonie. Je constate qu’il y a de plus en plus de responsables qui parlent français, d’avoir cette coopération aussi, sur le plan universitaire, sur le plan des échanges scientifiques. Nous sommes prêts et le ministre des Affaires étrangères y est très attentif, le ministre de l’Intérieur aussi, afin de consolider, par la politique des visas, l’accueil des étudiants jordaniens.

Merci votre Majesté.

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