Avril 2014

Déclaration du président de la République à l'issue de sa rencontre avec M. Sergei STANISHEV, President du Parti Socialiste Européen (PSE)

Mesdames, Messieurs,

 

L’enjeu du Conseil européen qui va s’ouvrir, c’est de rappeler la stratégie de croissance qui doit être celle de l’Europe. Nous avons en effet, comme il a été rappelé, engagé un pacte de croissance au mois de juin dernier. Il se met en œuvre et nous devons faire en sorte qu’il ait le plus d’impact possible en 2013.

 

De la même manière, nous devons engager un programme pour l’emploi des jeunes. Là encore, nous pouvons, dans ce Conseil européen, non seulement réaffirmer l’objectif, mais mobiliser des moyens. Nous devons parallèlement adapter, autant qu’il sera possible, nos nécessaires programmes d’ajustement budgétaire par rapport à ces objectifs de maintien de stimulation de l’activité.

 

Nous devons coordonner nos politiques économiques, faire en sorte qu’il y ait sur la zone euro – ce sera l’objet d’une discussion qui aura lieu ce soir tard – une vision commune de ce que doivent faire les principaux pays : ceux qui ont des efforts à réaliser ; et ceux qui, ayant rétabli leurs comptes publics et ayant des excédents de balance commerciale et de balance des paiements, peuvent stimuler l’activité intérieure et donc européenne.

 

Nous avons besoin, aujourd’hui, d’une Europe qui réponde à la demande des peuples – qui n’est pas de défaire l’Europe, au contraire ; qui est de faire que l’Europe puisse être une source d’espérance et non pas simplement de contrainte. Les contraintes sont celles des finances publiques, elles doivent être surmontées. Mais l’Europe doit être une nouvelle frontière qui permet, justement, de rassembler nos forces.

 

A cet égard, il y a une discussion qui s’est engagée, entre le Parlement européen et le Conseil européen, pour le cadre financier des prochaines années. La résolution qui a été votée par le Parlement européen est une forme de dialogue. C’est ainsi que je l’interprète, pour permettre ce que j’ai d’ailleurs introduit dans les conclusions de l’accord intervenu au Conseil européen, la flexibilité maximale pour l’utilisation des crédits et un accord de révision, qui puisse intervenir afin que nous puissions justement adapter le cadre financier aux exigences de la croissance.

 

Voilà les quelques mots que je voulais prononcer, ici, rappelant que le Parti socialiste européen contribue avec des chefs de gouvernement – j’allais dire à chaque Conseil européen plus nombreux ! – à faire en sorte que nous puissions donner cet esprit à l’Europe. Parce que nous sommes des partis européens et nous voulons que l’Europe réussisse. Merci.

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