Déclaration du président de la République à l'issue de la visite de l'entreprise ONCO DESIGN à Dijon

Je voulais d’abord remercier cette belle entreprise, ONCO DESIGN, de nous recevoir ici ; saluer non seulement ses dirigeants mais ses personnels qui sont à des niveaux d’excellence – à bac + 10, je ne sais pas si l’on peut faire davantage – et qui montrent qu’il y a une capacité sur nos territoires à être non seulement dans l’économie d’aujourd’hui mais dans l’économie de demain. Ce que je voulais ici, dans ce déplacement en Côte d’or et à Dijon aujourd’hui, c’est montrer que la France avance, que la France peut gagner et peut réussir.

Nous l’avons d’ailleurs vu de nos propres yeux dans ce quartier des Grésilles qui – il y a quelques années – était regardé comme en difficulté, comme en pauvreté, comme en abandon et qui aujourd’hui est un modèle pour la politique de la ville à l’échelle nationale. Avec un habitat diversifié, avec une qualité de l’aménagement public, avec un tramway, bref avec ce qu’une ville et une agglomération, aidées par une région, peuvent être capables de faire dès lors que l’Etat est aussi au rendez-vous.

Et puis là, dans cette entreprise, j’ai annoncé qu’il y aurait 13,5 millions d’euros de soutien à une initiative prise par de nombreuses entreprises innovantes, dans le domaine de l’économie du vivant, de la santé, pour avoir le plus haut niveau de performance, pour trouver les médicaments de demain, ceux qui vont permettre de soigner, notamment mais pas seulement, le cancer, cette terrible maladie. Là encore, la France peut être en avance. Là encore, la France avance.

Il y a la question de l’emploi qui est, pour moi, la première priorité. L’emploi, c’est d’abord celui des jeunes. J’ai signé plusieurs contrats « emplois d’avenir » pour des jeunes qui étaient sans qualification, qui n’étaient pas à bac + 10 mais quelques fois à bac – 3 et qui se demandaient s’ils avaient encore un avenir. Dès lors que des collectivités, des associations et aussi des entreprises ont pu leur donner main forte et dire à ces jeunes qu’ils pouvaient être utiles, nous pourrons atteindre ces 100 000 contrats « emplois d’avenir » que je veux pour la fin de l’année.

Mais à côté de ces emplois que je veux pour les jeunes les moins qualifiés, il y a aussi ces emplois pour les personnes les plus qualifiées et qui doivent permettre que l’économie française soit la meilleure du monde dans un certain nombre de filières et notamment la filière de la santé. Si bien que dans cette ville de Dijon, nous avons les deux bouts de la chaîne : des emplois pour les jeunes qui sont les plus frappés par le chômage ; et les emplois de ceux qui vont permettre à l’économie française d’être au plus haut niveau de la performance.

Je viens donc, dans ce déplacement, pour constater ce qui marche, ce qui avance ; pour entendre aussi les impatiences, les interrogations et les inquiétudes – j’en ai eu à plusieurs reprises l’illustration – de ces femmes qui s’inquiètent pour leurs enfants, de ces personnes qui veulent que leur logement soit réhabilité, de ces retraités qui veulent que leurs pensions soient préservées. J’entends tout cela et c’est pourquoi, je pense qu’il n’y a pas de plus grande priorité que la lutte contre le chômage. C’est ce qui fait qu’un pays prend confiance en lui-même ou, au contraire, trouve parfois des occasions de désespérance.

La France doit espérer, la France doit avancer, la France doit gagner. Nous aurons besoin du concours de tous, de toutes les générations, de toutes les entreprises, de toutes les collectivités, bref de tout ce qui fait la force de la France. Ma présence ici, c’est un appel à la mobilisation. Il y a, c’est normal compte tenu de ce qui est la crise, des angoisses, parfois des doutes. J’ai le devoir de les lever. Non pas pour porter des paroles apaisantes, mais pour porter des paroles de confiance.

La France, c’est un grand pays. J’en ai eu encore l’illustration, aujourd’hui, à travers votre entreprise, à travers cette fédération de forces que vous avez été capable de constituer avec les plus grands laboratoires de belles entreprises françaises. Et puis cette vitalité de la jeunesse ! La France est un pays jeune, cela lui donne des droits mais cela lui impose des devoirs. Quand il y a une jeunesse ardente, il faut être capable de lui répondre.

Ici à Dijon, il y a des politiques qui sont en cours de réussite. Je voulais les accompagner, montrer ce qui avance, ce qui marche, entendre les impatiences et montrer que la politique du gouvernement de Jean-Marc AYRAULT a des instruments qui nous permettront, à la fin de l’année, d’atteindre nos objectifs. Je le rappelle, le premier, c’est d’inverser la courbe du chômage. C’est difficile, c’est dur, c’est comme pour le mur d’escalade, on regarde, on est en bas, il faut arriver en haut… Eh bien on va grimper, étape par étape, et on va réussir à aller jusqu’au bout, avec vous ! Merci.

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