Avril 2014

Déclaration du président de la République à l'aéroport de Cayenne en Guyane

Mesdames, Messieurs,

Après avoir salué une nouvelle fois les autorités militaires et les soldats qui m’ont rendu les honneurs et fait l’accueil, je voulais saluer tous les Guyanais.

J’avais annoncé que je viendrais durant l’année 2013 en Guyane.

Il restait quelques jours pour tenir l’engagement. Je vais donc, pendant 48 heures, être au contact des élus que je salue, et de l’ensemble des organisations professionnelles, pouvant entendre, comprendre, répondre.

C’est mon premier déplacement en Outre-Mer depuis que je suis Président de la République.

Je visiterai tous les départements d’Outre-Mer. Ici, en Guyane, je mesure à la fois les problèmes qui sont connus de tous : insécurité, je reviens du Brésil, où enfin a été ratifié par le Parlement brésilien l’accord sur la lutte contre l’orpaillage illégal. Nous irons jusqu’au bout dans ce combat.

J’évoque l’insécurité, j’aurais pu parler aussi de la pêche, de la pêche illégale, là aussi, où des actions doivent continuer à être menées. Insécurité, parce que dans trop de quartiers, dans trop de villes de Guyane, comme d’Outre-Mer, il y a des violences que nous ne pouvons pas accepter.

Notre premier devoir, c’est d’assurer la tranquillité de tous.

Il y a aussi la question du chômage, qui prend pour les jeunes d’Outre-Mer, un caractère insupportable. Un jeune sur deux est au chômage malgré tous les efforts qui sont engagés. Nous les poursuivrons.

Il y a le logement : des mesures seront une nouvelle fois annoncées au cours de ce voyage, car nous avons ce devoir aussi d’accueillir dans des conditions dignes, nos concitoyens.

Je connais aussi les atouts de cette région d’Outre-Mer, qui va maintenant se doter d’une collectivité unique pour les mettre en valeur. Les atouts de l’agriculture, de la pêche, de l’énergie renouvelable et du spatial.

Tout au long de ma visite, je viendrai pour donner tous les accompagnements nécessaires à ces leviers du développement économique de la Guyane.

Enfin pour terminer, je vais me rendre dans quelques minutes sur la base militaire de Matoury. J’aurai une pensée pour ces deux légionnaires qui ont été gravement brûlés au début du mois de décembre, parce que précisément, ils étaient dans leur mission pour lutter contre l’orpaillage illégal.

Il existe ici une solidarité de la République à l’égard de la Guyane et nous serons une fois encore capables de le montrer, capables de le traduire.

En même temps, la Guyane est une chance pour la République. La République doit donc lui donner toute sa chance.

Merci.

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