Déclaration de Monsieur le Président de la République au Lycée français de New-Delhi

Monsieur le proviseur,

Mesdames et Messieurs les professeurs,

Mesdames et Messieurs les personnels du lycée de cet institut,

Jeunes femmes et jeunes hommes qui apprenez ici,

Nous sommes très heureux de vous avoir rencontrés, avec les ministres qui m’accompagnent, et tout d’abord le ministre des Affaires étrangères qui a aussi la responsabilité de ce lieu.

On nous a dit « il faut pousser une porte et vous allez arriver au lycée ». Nous avons donc poussé la porte et nous avons fait tout le parcours. Nous avons commencé par la petite section, les maternelles et puis ensuite le CP, le CE1 jusqu’au CM2. Nous avons passé la classe supérieure et sommes arrivés ensuite au collège et au lycée. Puis nous sommes maintenant dans la grande cour pour les terminales.

Je constate à la fois l’ambiance chaleureuse qui y règne – et je vous remercie pour votre accueil – et l’exiguïté des lieux – j’ai l’impression que vous construisez parfois illégalement, mais enfin on ne dira rien, pour créer d’autre niveau d’enseignement !

J’ai rencontré également la présidente du Conseil d’administration. Je lui ai demandé si elle avait des requêtes c'est-à-dire des réclamations. Elle m’a dit que c’était un bon enseignement qui était délivré ici. Elle ne m’a pas parlé des rythmes scolaires – ici, je ne sais pas ce qu’ils sont – et elle m’a dit aussi combien elle était attachée à cette structure et combien nous devions encore et encore accueillir. Parce qu’ici il y a des enfants, je vous vois, qui sont français et d’autres qui appartiennent à des nationalités différentes. C’est la spécificité de nos établissements de pouvoir accueillir des Français – c’est normal – mais aussi tous ceux qui veulent apprendre en français et qui veulent ensuite diffuser la culture française.

C’est également une bonne chose que le lycée soit à côté de l’Institut de manière à ce que cette médiathèque – qui ne m’a pas été encore présentée mais qui a l’air d’être bien équipée – puisse être aussi au service de l’enseignement.

Nous avons un premier devoir qui est de permettre, je le disais, à des familles françaises de pouvoir trouver des établissements et un autre devoir qui est d’améliorer, de renforcer les liens que nous avons avec l’Inde. Votre établissement y contribue beaucoup.

Je voudrais dire aux enseignants que nous avons fait de l’école la priorité. Cela se trouve forcément, d’abord, en France mais que cela doit se trouver également dans tous les établissements français à l’étranger. Nous ne faisons pas de distinctions. Cette priorité pour la jeunesse doit trouver sa place partout, là où la France est présente. Ici en Inde, c’est encore plus vrai. Il y a une jeunesse qui est abondante, qui est nombreuse, qui est exigeante. Nous devons être à ses côtés.

J’ai visité très peu l’exposition et vu uniquement la photo qui m’a été présentée. Il y a des traces de notre présence sur le plan historique. Nous devons imaginer des traces nouvelles pour l’Inde de demain. C’est ce à quoi vous allez contribuer.

Je vous souhaite donc bonne chance dans vos études. Vous revenez en France quand vous voulez. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche est présente. Nous avons également la volonté d’accueillir plus d’étudiants indiens en France. Il y a trop peu d’étudiants indiens : 2600… Nous devrions avoir des résultats bien supérieurs. Nous-mêmes, nous devrions avoir plus d’étudiants français en Inde.

Voilà ce que nous allons faire durant ce déplacement : élever le niveau de nos échanges, pas simplement économiques, mais également culturels, universitaires, scientifiques. Comme vous êtes les scientifiques de demain, nous faisons l’investissement dès à présent, aujourd’hui.

Merci pour votre accueil, merci de m’avoir reconnu parce que ce n’était pas si simple ! Merci de contribuer à la culture française, ici en Inde, et à l’amitié entre la France et l’Inde. Soyez heureux, je crois que vous pouvez l’être, dans cet établissement.

Merci à tous.

 

 

Restez connecté