Avril 2014

Déclaration de M. le président de la République au sujet de la disparition de Pierre MAUROY

Je viens d’apprendre la mort de Pierre MAUROY. Je le savais malade depuis plusieurs mois, il luttait avec courage, vaillance même contre cette terrible maladie.

Les mots qui me viennent à l’esprit au moment où Pierre MAUROY disparait sont les suivants : D’abord, il a servi la France dans des moments exceptionnels. Il fut le premier chef de Gouvernement de l’alternance en 1981 où la Gauche faisait l’apprentissage du pouvoir sous la Vème République.

Il prit des mesures courageuses, à la fois pour des réformes qui restent encore aujourd’hui, la décentralisation, de grandes réformes sociales. Mais aussi pour tenir compte de la réalité.

Il fut l’homme des restructurations industrielles de ce que l’on a appelé à un moment « la rigueur ».

Il a servi son pays sans jamais occulter ses valeurs fondamentales.

Pierre MAUROY, il était socialiste et il voulait que la justice sociale puisse inspirer tous ses actes. Mais il ne trompait pas, il ne mentait pas, il allait jusqu’au bout de ses convictions en prenant la réalité telle qu’elle était.

Pierre MAUROY, c’était un homme de fidélité, fidélité d’abord à ses origines ouvrières. Il était originaire du nord de la France et il a servi le nord de la France, essentiellement comme maire de Lille.

Fidélité aussi à une cause de socialisme et à une démarche : l’union, l’unité, union de la gauche, unité des socialistes.

Pierre MAUROY, c’était aussi un humaniste, il aimait les choses simples, mais il était exigeant, notamment pour la culture. Il considérait que le peuple devait avoir accès à tous les biens, à tous les honneurs, à tout ce qui fait le sel de la vie.

Sa formule était qu’il fallait mettre du bleu dans le ciel. Aujourd’hui, il est avec le bleu.

Merci.

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