Déclaration avec Mme Alenka BRATUSEK, Premier ministre de la République de Slovénie

 

LE PRESIDENT - Mesdames, Messieurs, j’ai reçu avec beaucoup de plaisir la Première ministre de Slovénie. Nous avons évoqué d’abord mon propre déplacement, c’était au mois de juillet. C’était la première fois qu’un Président de la République française allait en Slovénie et je voulais qu’il y ait une réciprocité. C’est le sens aujourd’hui de la visite qui nous est offerte par la Première ministre.

Nous avons évoqué trois points.

Le premier, c’est notre volonté au Conseil européen de porter l’Union bancaire, c’est-à-dire des différentes étapes qui doivent conduire à la résolution des éventuelles crises et à la recapitalisation des banques.

Toujours dans le domaine européen, c’est de conforter les mesures pour le financement de nos économies et l’emploi des jeunes, et de consacrer du temps à l’Europe de la défense puisque ce sera aussi inscrit à l’ordre du jour de ce Conseil.

Nous avons abordé un second niveau : notre relation bilatérale, qui est excellente et qui doit se traduire par des investissements français plus nombreux encore en Slovénie. L’occasion nous en donnée à travers le processus de privatisation qui a été ouvert ces derniers mois et qui sera amplifié les prochains.

Enfin, troisième point que nous avons abordé, c’est la question de la stabilité financière. Mme BRATUSEK m’a présenté ce qu’elle faisait dans son propre pays, un programme de consolidation particulièrement courageux et des vérifications sur l’état des banques, ce que l’on appelle les « stress test ».

Je lui ai réaffirmé la confiance de la France dans l’économie slovène et dans le processus d’assainissement financier et de clarifications de la situation bancaire.

Voilà le sens de notre rencontre et je vais maintenant donner la parole à la Première ministre.

MME ALENKA BRATUSEK : Merci beaucoup au Président qui nous a aidés bien des fois à apporter des solutions.

Les relations avec la France sont bonnes et nos vues se ressemblent beaucoup. Les résultats commencent à devenir visibles et nous sommes d’accord que les citoyens souhaitent un succès plus rapide.

Le chômage baisse. On assiste à un redémarrage économique. C’est la preuve que nous suivons le bon chemin. Nous sommes d’accord sur la nécessité de renforcer et de faire tout ce qui est nécessaire pour faire vivre l’Union bancaire. Au Conseil de décembre, je ferai part des résultats des tests de résistance des banques. Ce sont des tests attendus par tous les Etats européens.

Je dois ajouter que je suis très satisfaite de la rencontre au MEDEF où une conférence d’investisseurs a été organisée. Nous avons assisté avec un grand intérêt à la volonté d’entrer sur le marché slovène. Il faut dire que les investissements en France et en Slovénie ont été marqués par de nombreux succès.

Il est important de mobiliser les jeunes. Récemment, Paris a organisé une grande conférence consacrée aux jeunes et je suis convaincue de l’importance de cette conférence, de la nécessité des passages des mots aux actes.

Au cours des prochaines réunions de ce type, nous devons inviter à ces conférences les jeunes. Cela les concerne en premier lieu. Les jeunes sont un espoir, et non une charge. Il faut leur consacrer beaucoup de temps, beaucoup d’efforts.

Je finis en remerciant une dernière fois Monsieur le Président pour le soutien que vous nous apportez et pour votre accueil.

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