Avril 2014

Déclaration au sujet de la libération des otages français enlevés à Arlit au Niger

Monsieur l’Ambassadeur,

Mesdames, Messieurs,

Je veux d’abord vous faire partager une heureuse nouvelle. Je viens d’apprendre, par le Président du Niger, Monsieur ISSOUFOU, que nos quatre otages du Sahel, ceux que l’on appelle les « otages d’Arlit », viennent d’être libérés. Daniel LARRIBE, Pierre LEGRAND, Marc FERET, Thierry DOL, emprisonnés depuis le 16 septembre 2010. 3 ans ! 3 ans d’épreuves pour ces ressortissants capturés, détenus, par des geôliers sans scrupules. 3 ans de souffrances pour des familles qui vivaient un calvaire et qui sont aujourd’hui soulagées.

J’ai tenu à les prévenir, dès que j’ai connu la nouvelle. J’ai également voulu que les ministres, Laurent FABIUS et Jean-Yves LE DRIAN partent pour Niamey, pour faire en sorte que nos quatre concitoyens, désormais libres, puissent revenir vers la France.

Je veux aussi souligner combien, pendant ces 3 ans, il y a eu des espérances, sûrement des tentatives. J’avais dit, dès que j’ai pris mes fonctions que j’utiliserai tous les contacts possibles. La guerre que nous avons engagée avec les Africains, sous l’égide des Nations Unies au Mali, a pu suspendre ces initiatives. Elles ont été immédiatement reprises.

Je veux exprimer toute ma gratitude au Président du Niger qui a réussi à obtenir la libération de nos compatriotes.

Je pense néanmoins encore à ces sept otages français, toujours détenus : deux au Sahel, un au Nigéria, quatre en Syrie. Je leur dis ce message simple et vrai : ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir et la République est là, toujours solidaire.

Voilà, Mesdames et Messieurs, cette circonstance qui me conduit ici, à Bratislava, à annoncer une heureuse nouvelle qui démontre que tout est toujours possible, à condition que l’on mène avec sérieux les démarches indispensables.

Je veux témoigner, aussi, de la solidarité qui a été celle de tout le pays à l’égard de nos quatre ressortissants, aujourd’hui libres. Cette solidarité nous devons, encore, la manifester pour les sept qui restent détenus de par le monde.

Merci.

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