Déclaration à la ferme de Vialard (Dordogne)

Vendredi 02 août 2013 – Carsac-Aillac – Dordogne

 

Quel est le sens de ma présence aujourd’hui ? Et je vous remercie pour l’invitation et pour la visite que vous avez organisée près de Sarlat. 

Notre objectif, c’est de faire qu’il y ait plus d’emplois. De l’emploi aussi en agriculture. Il est faux de prétendre que l’agriculture devrait réduire sa part d’activité dans la production nationale. Au contraire, nous devons hisser le niveau de la production et donc le niveau d’emploi. Vous en avez fait la démonstration même si c’est modeste. Mais quatre emplois dans une zone que nous connaissons bien, cela compte. Et on parle des quatre emplois créés directs dans l’activité de distribution qui n’était pas au départ la vôtre. Mais il y aussi tous les producteurs qui, grâce à cette forme de distribution, d’organisation ont pu se maintenir sur le territoire. C’est autant d’emplois préservés et d’emplois qui ont pu être créés en plus de ceux qui existaient précédemment.

Le deuxième objectif que nous avons, c’est le pouvoir d’achat. D’abord des agriculteurs car, comme il a été très bien dit, vous vendez plus cher ici que vous ne vendriez à un secteur de la grande distribution. Mais, en même temps, vous vendez moins cher pour le consommateur. Il y a donc un double gain du pouvoir d’achat. Un gain pour le producteur et un gain pour le consommateur. C’est l’enjeu du « circuit court ». Mais comme il a été dit, vous vous substituez à des intermédiaires qui devraient, normalement, faire ce travail. En même temps, vous avez compris que c’était quand même plus simple de faire avec un « circuit court ».

La troisième raison de ma venue, c’est l’environnement puisque vous contribuez aussi à améliorer notre environnement.

Comme le disait le ministre, l’empreinte carbone est limitée. Vous faites aussi en sorte de développer le bio. Il y a la volonté d’avoir une production qui est valorisée et – on le verra encore avec la méthanisation tout à l’heure – de répondre aux objectifs que nous avons posés en terme de transition écologique. C’est pourquoi c’était très important dans la bataille que nous avons engagée pour l’emploi de venir aussi, ici, en zone rurale. Alors, il y a ce qui appartient à l’Etat et ce qui appartient également aux individus eux-mêmes qui doivent, à un moment, s’organiser.

Tout ne peut pas venir de l’Etat, tout ne doit pas venir de l’Etat qui doit fixer un cadre, montrer les objectifs, encourager, y compris financièrement parce qu’il y a aussi, ce que les collectivités ont pu apporter comme soutien. Et en même temps, il faut qu’il y ait, à un moment, des agriculteurs qui se mettent ensemble pour arriver à une activité comme celle-là. Je voulais vous en féliciter et montrer que ce qui a été possible ici doit l’être partout ailleurs en France.

D’ailleurs, nous continuons à faire ces « circuits courts ». Le « circuit court », ce n’est pas une activité à la marge, ce n’est pas une activité résiduelle. Ne prétendons pas que le « circuit court » va se substituer à tous les autres circuits. C’est absurde mais c’est une activité économique au plein sens du terme et avec son rendement et son bénéfice. C’est pourquoi, il convient de valoriser ce type de production et de distribution. Je voulais, ici, vous en remercier ».

Pourquoi nous ne voulons pas d’OGM ? C’est parce que les premières victimes en seraient les agriculteurs. Si nous voulons donc garder une agriculture avec tout ce qu’elle a comme retombée bénéfique pour l’ensemble de l’activité humaine, nous ne voulons pas d’OGM.

Sur le gaz de schiste, j’ai le souvenir, pas très éloigné dans mon esprit, que cela a été annulé. Je ne sais pas si vous étiez dans les manifestations. Par rapport aux nappes phréatiques, on voit bien ce que cela pourrait avoir comme conséquences pour des activités comme les vôtres. L’emploi n’est pas simplement dans ce que l’on peut créer de nouveau, en l’occurrence à travers une extraction, il est aussi dans ce que l’on doit absolument développer en surface ».

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