Déclaration à l'occasion de la libération des ex-otages français en Syrie

Pierre TORRES, Edouard ELIAS, Didier FRANÇOIS, Nicolas HENIN sont de retour. Ils étaient retenus depuis plus de 10 mois, et c’est un jour de grande joie pour eux-mêmes, vous l’imaginez, pour leurs familles ici présentes, pour leurs amis, pour leurs proches. Et c’est un jour de joie pour la France, parce que la France est fière d’avoir des compatriotes de cette valeur, elle est fière que ces compatriotes-là puissent servir la liberté de la presse ; et la France est fière d’avoir pu obtenir qu’ils soient aujourd’hui libres.

Je veux tout particulièrement remercier les services de l’Etat, les ministres du gouvernement, les fonctionnaires qui, le plus souvent dans l’anonymat ont réussi à entreprendre toute cette opération ; et ont fait qu’aujourd’hui nos quatre amis soient là, parmi nous. Je veux aussi saluer les autorités turques qui ont – dans un temps qui n’a pas été trop long – permis qu’ils reviennent. Et puis aussi dire aux familles, aux proches, aux amis, aux comités de soutien, aux journalistes combien cette attente qui, pour eux était insupportable, a été maitrisée avec beaucoup de responsabilité, et c’était très important.

Je sais aussi qu’il y a encore des otages, d’abord en Syrie, qui sont retenus parce qu’ils sont journalistes, qu’il y a des otages partout dans le monde qui souffrent d’être ainsi privés de liberté, menacés pour leur vie. Je pense aussi à nos deux otages du Mali, l’un qui est retenu depuis novembre 2011 et dont on n’a pas de nouvelles, monsieur Gilberto RODRIGUES LEAL ; l’autre aussi depuis novembre 2011, Serge LAZAREVIC. Nous faisons tout pour que nous puissions les retrouver.

Je veux enfin rappeler que la France fait en sorte que la Syrie retrouve enfin la liberté, la démocratie. Nous avons mené la politique qui convenait, nous avons voulu que les armes chimiques puissent être détruites, nous faisons tout pour qu’il puisse y avoir une négociation qui permette enfin cette transition politique, c’est dur, c’est très difficile. Et pour cela, il faut qu’il y ait aussi des journalistes qui fassent leur travail pour en rendre compte.

Voilà un dénouement heureux, voilà un moment de joie, voilà aussi un instant de fierté. Que nos amis ex-otages vivent maintenant heureux dans leur pays qui les accueille avec joie. Merci.

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