Déclaration à l'issue de l'entretien avec M. Valdis DOMBROVSKIS, Premier ministre de la République de Lettonie

LE PRESIDENT - Mesdames et, Messieurs, j’ai reçu cet après-midi le Premier ministre letton, mon ami Valdis. Cela faisait depuis 1999 qu’il n’y avait pas eu de visite officielle d’un Premier ministre de Lettonie en France.

Je rappelle que François MITTERRAND avait été le premier chef d’Etat à venir en Lettonie, une fois l’indépendance proclamée. Nous avions à cœur de rattraper tout ce temps.

Le Premier ministre est venu à la fois pour évoquer les relations entre nos deux pays qui sont excellentes, mais que nous devons porter à un niveau encore plus élevé, notamment sur le plan économique et commercial. D’ailleurs, il se rendra tout à l’heure dans les Bouches-du-Rhône pour visiter Fos et voir ce qu’il est possible de faire à Riga pour un port qui pourrait être aménagé pour le gaz liquéfié.

Nous avons une coopération excellente en matière d’infrastructures de transport et nous pouvons également aller plus loin sur le plan de nos exportations respectives et de nos investissements.

Nous avons une coopération culturelle qui est également de bon niveau et une coopération politique qui a permis, et j’ai exprimé la reconnaissance de la France, d’avoir la présence de plusieurs officiers lettons au Mali pour encadrer l’armée malienne, dans le cadre de l’opération que nous avons engagée.

Mais la visite du Premier ministre de Lettonie était essentiellement justifiée par la demande d’adhésion de ce pays à la zone euro. J’ai réaffirmé, ici devant lui, que la France soutenait cette adhésion de la Lettonie à la zone euro.

Pour plusieurs raisons :

La première, c’est que c’est un signe de confiance, la zone euro a traversé des turbulences, des épreuves. A un moment, on s’est même posé la question de savoir si nous arriverions à préserver son intégrité. Nous y sommes parvenus et, aujourd’hui, la Lettonie fait le choix d’adhérer à la zone euro.

C’est un signal de confiance, un signal d’espoir, un signal de cohésion.

La deuxième raison qui justifie mon soutien est que la Lettonie a fait des efforts considérables pour améliorer ses performances économiques. Elle a aujourd’hui retrouvé la croissance, une inflation parmi les plus faibles de l’Union européenne et des comptes publics qui ont été assainis avec un secteur bancaire qui ne présente que peu de risques.

A partir de là, non seulement la Lettonie a droit à intégrer la zone euro, mais en même temps pour la zone euro, c’est aussi une bonne nouvelle. Ce processus doit être conduit jusqu’à son terme.

Enfin, la Lettonie souhaite adhérer à l’OCDE et cela m’a permis, non seulement d’appuyer cette démarche, mais de dire combien, dans le cadre de l’OCDE, comme celui du G8, du G20, et de l’Union européenne, nous voulons, la France veut lutter contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et les paradis fiscaux et toutes les organisations internationales doivent être mobilisées par rapport à cet enjeu.

Voilà pourquoi je me réjouis de la présence ici, pour deux jours du Premier ministre de la Lettonie.

 

M. Valdis DOMBROVSKIS - Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de la presse,

Tout d’abord je remercie le Président français d’avoir bien voulu me donner l’opportunité d’évoquer ensemble la coopération bilatérale entre nos pays ainsi qu’au sein des institutions internationales. Je dois dire que la relation bilatérale est excellente, notamment sur le plan culturel et autre.

Nous avons évoqué bien sûr la possibilité de développer plus encore nos échanges économiques, j’ai eu des échanges également avec le MEDEF et un certain nombre de sociétés françaises sur les possibilités d’investissement et de commerce, l’utilisation de notre corridor également et la question du gaz liquéfié.

Nous avons également évoqué l’entrée dans la zone euro au 1er janvier 2014 de la Lettonie. Nous attendons les rapports que nous avons demandés, celui de la banque centrale européenne et de la Commission, nous les avons demandés des début mars et nous les attendons d’ici peu. Si le signal est positif, bien entendu le soutien des Etats membres compte aussi énormément et celui de la France particulièrement.

J’ai également eu des contacts et des réunions à l’OCDE à l’occasion de ma visite concernant notre demande de rejoindre l’OCDE et le soutien de la France compte beaucoup.

J’espère avoir ainsi pu contribuer à l’occasion de cette visite à renforcer la coopération, notamment politique et économique, avec la France et je remercie encore une fois le président français de son chaleureux accueil.

 

LE PRESIDENT - Je réponds à la question qui ne m’a pas été posée. Si les rapports confirment la qualité – et je n’en doute pas- de l’adhésion de la Lettonie à la zone euro, je soutiens la date de 2014.

Voilà. Merci.

 

 

 

 

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