Déclaration à l'arrivée à Bratislava

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Rubrique : Europe, International, développement et francophonie

Bratislava – Vendredi 16 septembre 2016

LE PRESIDENT : Bratislava doit être pour les Européens une impulsion nouvelle. Chacun connait la situation, le Royaume Uni a décidé de sortir. Il y a des interrogations sur l’avenir de l’Europe, alors soit c'est la dislocation, soit c'est la dilution, soit c'est au contraire la volonté commune de donner un projet à l’Europe, c'est ce que j’appelle la nouvelle impulsion.

Elle doit porter sur trois priorités. La première est la sécurité. Il n’y a pas de continent, il n’y a pas d’ensemble qui n’assure pas sa sécurité, sa protection. Les Européens veulent la protection. Protection des frontières, protection de leurs intérêts économiques, commerciaux. Protection aussi de ce que nous représentons en termes de valeurs, de culture, de liberté.

La deuxième priorité c'est la préparation de l’avenir. L’Europe doit être investie sur le numérique, la transition énergétique, sur tout ce qui va être la recherche, la culture, le développement.

Enfin, la troisième priorité est de donner un espoir aux générations futures, c'est-à-dire à la jeunesse. Cela suppose de donner de l’emploi, de la formation et également de la mobilité pour cette jeunesse, qui veut être partie prenante de l’avenir de l’Europe. C’est ce que j’appelle le « Plan de Bratislava » et il doit y avoir une feuille de route et un agenda. C'est le sens de ma présence et c'est pourquoi j’ai voulu préparer ce Sommet avec des chefs d’Etat et du gouvernement, notamment avec Angela MERKEL, parce que la France et l’Allemagne ont forcément message à délivrer.

Journaliste : Sur la défense européenne ?

LE PRESIDENT : La défense européenne, c'est pour l’Europe le défi. Voulons-nous peser dans le destin du monde ? Sommes-nous capables de nous protéger et notamment contre le terrorisme ? Pouvons-nous faire en sorte que nos capacités militaires soient plus fortes et que nous puissions nous projeter ? Il n’y a pas de continent, il n’y a pas d’union, s’il n’y a pas de défense de ce que nous représentons en termes de valeurs et d’intérêt.

La France fait un effort principal pour la défense européenne, mais elle ne peut pas être seule, elle ne veut pas être seule. Elle peut être la première, mais elle veut que l’Europe, avec la France, l’Europe et la France dans l’Europe, puissent assurer sa propre défense, dans le cadre des alliances, c'est-à-dire de l’Alliance atlantique, avec notre partenaire américain.

Que chacun sache bien que si les Etats-Unis font un choix de s’éloigner, l’Europe doit être capable de se défendre par elle-même.

 

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