Allocution du Président de la République à l’occasion de sa visite à l’Institution Nationale des Invalides

Mon Général, je vous remercie pour votre accueil, pour la présentation que vous venez de faire de votre Institution.

C’est en effet la première fois que j’y viens, comme Président de la République mais également comme citoyen. Je suis accompagné par les ministres, le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le Ministre délégué Kader Arif, le chef d’état-major de nos armées, le chef d’état-major particulier, et puis toutes celles et tous ceux qui ont vocation à vous accompagner dans vos projets. Je salue également la Présidente du conseil d’administration que je connais pour ses activités nombreuses et qui aujourd’hui se dévoue pour les Invalides. Après avoir travaillé sur la Culture, elle est sur la Santé.

Je viens devant vous comme Chef de l’Etat, protecteur de cette Institution. Elle n’est pas en danger, mais il est bon que, de l’Ancien Régime jusqu’à la République, des Présidents successifs au-delà des alternances et des changements, il y ait cette continuité, ce regard bienveillant du Président à l’égard de l’Institution.

C’est le devoir que la Nation a à l’encontre ou à l’endroit de celles et ceux qui l’ont servie. Je veux parler ici des Pensionnaires qui sont accueillis et qui sont soignés tout au long de leur existence.

Mais vous l’avez démontré, il y a ce qui est dû et il y a ce qui se construit, se fait, se développe chaque jour. Et si vous êtes un lieu où la tradition a sa place, vous êtes également un établissement de grande modernité. Puisque vous m’en avez fait la démonstration encore ce matin.

J’ai visité un certain nombre d’unités et vous inventez des procédés, vous développez des savoir-faire, quelques fois c’est la main humaine qui y suffit, le regard aussi, bienveillant, les soins qui peuvent être apportés par la technique chirurgicale mais aussi médicale, et ce sont aussi les matériels que vous êtes capables de rechercher et d’inventer. Ici c’est un pôle d’excellence, c’est un lieu de recherche qui va permettre à des malades ou à des patients d’être mieux soignés, délivrés même.

J’ai vu ici deux jeunes hommes qui avaient eu des accidents terribles et qui sont aujourd’hui grâce à vous complètement indépendants et libres, capables de faire des sports de haut niveau, je veux saluer l’équipe qui est parmi les meilleures du sport paralympique et donc vous êtes les deux à la fois, une Institution capable de poursuivre une tradition et un établissement de grande modernité.

Tout cela est possible parce que l’Etat fait, je l’ai dit, ce qu’il convient d’accomplir, mettre les moyens financiers. Et je ne doute pas que vous me rappellerez à ces exigences, c’est aussi le sens de ma visite, mais rien ne serait possible s’il n’y avait pas les personnels médicaux, paramédicaux, les infirmières, les aides-soignantes, les personnels administratifs et donc c’est à vous tous que je m’adresse pour vous dire combien nous sommes reconnaissant pour le travail que vous accomplissez. Travail discret, très discret, car votre Maison est à la fois très connue et ignorée. Très connue parce que quand on dit « on va aux Invalides », on ne sait pas d’ailleurs pourquoi on y va, mais c’est effectivement un prestige considérable que d’y servir et que d’y être accueilli, mais en même temps ignorée parce que, avant d’être ce que je suis aujourd’hui, Président de la République, je ne savais pas que des civils pouvaient être ici soignés. J’ignorais à quel point la technique médicale était poursuivie jusqu’à son niveau d’excellence. J’avais une conception un peu ancienne de ce qu’étaient les Invalides.

Donc, je souhaite par ma présence ici, avec la presse qui peut nous accompagner et avec les échos qui peuvent éventuellement être ressentis au-delà de cette Maison, que nous puissions donner toute la place à votre Institution, y compris auprès du public. Je sais maintenant que de nombreux hôpitaux publics et privés font appel à vous, vous envoient des patients et que vous les accompagnez peut-être bien mieux qu’il ne serait possible ailleurs. Je sais aussi qu’il y a des personnes venant d’autres pays qui sont accueillies ici et étant bien soignées, c’est aussi le rayonnement de la France qui est ainsi amplifié.

Voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais vous dire. Vous avez dit votre fierté. Non Mon Général, c’est la mienne, fierté de voir ce qu’il est possible de faire dans cette Maison, fierté de savoir que la Nation est capable d’accueillir des invalides et de les traiter avec égard et dignité, fierté de savoir qu’il y a là des personnels qui se dévouent et qui permettent l’excellence, fierté que l’on puisse déposer des brevets, fierté d’être Président de la République protecteur de votre Maison, de votre Institution. Fierté de savoir que toutes les autorités qui sont auprès de moi seront attentives à connaître vos projets et je vous l’assure à les financer. Merci.

Alors je dois ajouter un mot, parce que vous avez rappelé Mon Général, que nous nous étions rencontrés la première fois dans nos fonctions respectives, lors de la première cérémonie à laquelle je participais et qui rallumait la Flamme pour le Soldat Inconnu et à chaque manifestation, à chaque cérémonie, encore ce matin, nous avons ici ceux qui représentent l’Institution et je voudrais vraiment que nous les saluions comme ils le méritent, parce que par tous les temps et vous savez que moi j’ai commencé par la pluie et que je tiens bon sur cette ligne climatologique, eh bien par tous les temps, ils sont là, et quand j’ai froid je me dis qu’il y en a qui ont encore plus froid que moi, et quand il fait chaud ils tiennent aussi bon malgré l’uniforme. Donc je voudrais qu’on les salue et qu’on les applaudisse.

 

 

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