Avril 2014

Réponse à l'occasion de la "Conférence de Paris pour l’emploi des jeunes"

QUESTION

Monsieur le président de la République, Adrien GINDRE pour BFM TV. La conférence que vous avez organisée aujourd’hui intervient dans un contexte très particulier, tendu en Europe, en France en particulier. Vous-même, vous avez été hué, sifflé hier à l’occasion des commémorations du 11 novembre. Deux questions : avez-vous pris cela comme une condamnation de votre politique, de ce que vous êtes en train de faire et pourriez-vous, le cas échéant, revoir votre équipe, votre gouvernement comme certains dans votre propre majorité vous l’ont demandé aujourd’hui même ?

 

LE PRESIDENT

Quels sont les efforts que j’ai demandés aux Français depuis 18 mois ? C’est d’abord de redresser les comptes publics. Ils avaient été dégradés. C’est ensuite de rétablir la compétitivité parce que sans compétitivité, il ne peut pas y avoir de croissance ni d’emploi. Et enfin c’est d’améliorer la formation, l’éducation. Ce sont des efforts difficiles, je les mesure et je sais ce que cela peut représenter. Ce sont des efforts indispensables. Et si je ne les avais pas engagés, où en serait notre pays alors que la reprise aujourd’hui s’annonce ?

Ensuite, quel est l’objectif ? Le seul objectif que je poursuis, c’est l’emploi et notamment pour les jeunes. Depuis maintenant 4 mois, l’inversion de la courbe du chômage est acquise pour les jeunes en France. Il y en a encore trop qui sont dans cette situation. Et ce que j’ai à faire avec le gouvernement, c’est d’inverser la courbe du chômage pour l’ensemble de la population active, donc des Français. Voilà pourquoi je continue à assurer le cap et cette direction.

Quant aux outrages et insultes qui ont pu être proférés au cours de cette cérémonie qui devrait rassembler, qui doit rassembler, et qui rassemble tous les Français, eh bien ces insultes, ces outrages déshonorent leurs auteurs.

 

 

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