Avril 2014

Point de presse à Addis Abeba (Ethiopie)

QUESTION – Venir en Afrique au moment où les forces françaises sont intervenues au Niger, est-ce que cela veut dire qu’un deuxième front s’est ouvert au Sahel pour la France ?

 

LE PRESIDENT – Non, il n’y a qu’un front, c’est celui de la lutte contre le terrorisme. Partout et notamment en Afrique de l’Ouest, mais pas seulement en Afrique de l’Ouest, parce que c’est une menace qui vise le continent africain aujourd’hui et qui nous concerne aussi parce qu’il y a des prolongements.

 

Mais si je suis ici à Addis-Abeba aujourd’hui pour le 50ème anniversaire de l’Union africaine, c’est parce que la France a été invitée. Elle y a été invitée parce qu’elle est reconnue comme un pays ami de l’Afrique, un pays utile à l’Afrique, utile au monde, utile à la paix. C’est une fierté, je suis le seul chef d’Etat européen, seul chef d’exécutif européen présent ici à Addis-Abeba. C’est vous dire la confiance qui est née ces derniers mois, non seulement de notre intervention mais de ce qu’est notre conception de la relation entre la France et l’Afrique.

 

Ce sont les africains qui demain, devront assurer la sécurité de leur continent. La France sera toujours à leurs côtés, mais aussi pour le développement et pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les africains ont confiance en la France et la France fait confiance à l’Afrique parce que c’est un continent d’avenir.

 

QUESTION – M. le Président, là aujourd’hui, vous êtes l’hôte des africains, est-ce que les africains seront prochainement les hôtes de la France à Paris ?

 

LE PRESIDENT – Oui, à la fin de l’année, j’inviterai l’ensemble des chefs d’Etat africains pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité, d’une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme. Il y a une relation qui s’est établie, de confiance entre l’Afrique et la France, cela doit être maintenant prolongé par l’appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme.

 

C’est pour leur sécurité, c’est également pour notre propre sureté en Europe.

QUESTION – Il y a visiblement des sondages dans lesquels vous êtes en train de remonter votre cote de popularité, est-ce que c’est finalement un bon mois de mai pour vous ?

 

LE PRESIDENT – Moi ce que je ne veux pas, c’est seulement d’un bon mois de mai, ce qui compte c’est toute l’année. Je n’essaie pas de travailler par rapport aux enquêtes d’opinion, sinon je n’avancerai pas.

 

Ce que j’essaie de faire comprendre aux français, c’est que nous sommes engagés dans une bataille de longue durée et que nous allons réussir, que je ne me laisse pas impressionner par ce qui peut être, par moment, des mauvaises nouvelles. Ce qui compte, c’est de préparer le lendemain, pas simplement le sondage d’aujourd’hui.

 

Merci.

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