Extrait de la conférence de presse faite à Ankara au sujet de l'adhésion de la Turquie à l'UE

Jeudi 27 janvier 2014

« Vous avez rappelé qu’en 2004, j’avais approuvé la décision du président CHIRAC d’ouvrir au nom de la France et au nom de l’Europe le processus de négociation. Je suis toujours sur cette ligne, il y a un processus qui est ouvert. Il y a 35 chapitres qui sont prévus. Pour l’instant, il n’y en a eu que 14 depuis 2004 qui ont été traités, 14. Donc ce processus doit être continué avec les sujets les plus difficiles, forcément les plus difficiles. Comment se terminera-t-il ? Alors, là, d’abord aucune date n’est prévue, ça sera à la fin lorsque tous les chapitres auront été traités s’ils sont traités et puis selon les réponses que vous feront les peuples concernés s’il doit y avoir une décision qui serait celle, je dis bien « serait celle », qui est une hypothèse de l’adhésion. Et si c’est le cas, ce sera en France de toute manière soumis à référendum. Donc inutile d’agiter quelque peur que ce soit. Le peuple français de toute manière aura le dernier mot. Mais la date n’est même pas aujourd’hui évoquée et nous sommes encore loin du compte mais ce que je dois dire au nom de la France c’est que ce processus doit se poursuivre parce qu’à ce moment-là, il n’aurait servi à rien de le prévoir pour ensuite l’empêcher et d’ailleurs, durant le quinquennat précédent, il y a eu 12 chapitres qui ont été réglés. Alors, ensuite sur les chapitres que je pense pouvoir mettre à la discussion, c’est ceux précisément qui concernent les sujets dont il est question en Turquie aujourd’hui : la séparation des pouvoirs ; les libertés fondamentales ; l’Etat de droit ; la justice. Donc le processus de négociation peut aussi permettre à la Turquie de faire son évolution et de montrer de quoi elle est capable et ça, c’est la réponse que les Turcs devront apporter ».

Voir l'extrait dans la vidéo de la conférence de presse

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