Conférence de presse à Bruxelles à l'issue de la conférence des donateurs pour le développement du Mali

LE PRESIDENT –Mesdames, Messieurs,

Cette conférence pour le Mali est une grande réussite. C’est une réussite parce que nous avons pu rassembler autour du président du Mali, des pays africains, l’Europe et également de nombreuses organisations internationales et des pays venus du monde entier, près de cent délégations.

C’est une réussite parce que nous avons pu mobiliser trois milliards, je dis bien milliards, pour le Mali et faire en sorte que ces sommes puissent être affectées aux réels besoins de la population.

C’est une grande réussite parce qu’il est arrivé dans l’histoire récente, qu’une intervention militaire puisse connaître un succès, mais qu’en revanche, la paix ne puisse jamais être rétablie dans de bonnes conditions. Quand la France a décidé d’intervenir, à la demande du président TRAORE, pour chasser les terroristes du Mali, nous avions une double volonté. La volonté de redonner au Mali son intégrité territoriale, mais la volonté aussi d’assurer au Mali son développement dans la démocratie.

Et cette conférence va y contribuer. Parce que nous devons réussir la paix. Nous le pourrons parce que les maliens eux-mêmes vont organiser les élections à la date prévue. Nous le pourrons parce que la bonne gouvernance a été le pacte autour duquel les Maliens se sont réunis et, encore aujourd’hui, avec les européens. Nous le pourrons parce que les moyens qui vont être alloués au développement, seront suivis, seront accompagnés et seront donc affectés là où ils sont les plus nécessaires : l’eau, les infrastructures, l’accueil de la population.

Ce sera également une réussite parce que c’est tout le Mali qui est concerné, pas simplement le Nord, tout le Mali. Et enfin, parce que le Sahel doit être également concerné, non pas par le plan lui-même, mais par l’ensemble des actions que l’Europe, la France et les pays donateurs considèrent comme nécessaires d’engager pour l’Afrique.

Voilà pourquoi, Mesdames et Messieurs, cette conférence pour le Mali vient non pas clore une période, mais vient ouvrir maintenant le temps du dialogue, de la reconstruction, de la démocratie et donc de l’avenir du Mali.

Merci.

QUESTION – M. le président HOLLANDE, concernant l’élection présidentielle à venir au Mali, vous avez redit votre attachement à deux principes, le fait qu’elle se déroule à la date prévue, à la fin juillet et le fait qu’aucune fraction du Mali ne puisse échapper au processus électoral.

Aujourd’hui, la situation dans le Nord et notamment à Kidal, rend difficile la conciliation de ces deux principes, dès lors la question se pose, auxquels des deux êtes-vous le plus attaché ? Seriez-vous prêt à envisager un report des élections, justement au nom du respect de l’intégrité du territoire malien ?

LE PRESIDENT – On peut atteindre deux principes sans avoir à en abandonner un en chemin. Premier principe : Les élections doivent se tenir à la date prévue. Le président l’a confirmé.

C’est une vraie responsabilité qu’il a prise, parce que c’est difficile d’y parvenir, mais c’est un engagement et il doit être tenu. Parce que c’est la légitimité, c’est l’autorité des représentants du Mali qui est en cause.

Est-ce que nous pouvons libérer tout le territoire malien ? Il est libéré. L’administration malienne doit pouvoir venir partout, y compris, pour être précis, à Kidal.

Les forces françaises, les forces africaines, doivent contribuer à cette installation pour l’organisation des élections. Je rappelle que les deux principes auxquels je tiens peuvent être tenus et seront tenus.

Restez connecté