Avril 2014

A l'Elysée

Conférence des Ambassadeurs

27 Août 2013

Lieu : Paris, France

Rubrique : International, développement et francophonie, Nation, institutions et réforme de l'État

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Type de contenu : Déclaration/DiscoursLe texte de l'allocution

Allocution du président de la République à l’occasion de la Conférence des Ambassadeurs

Conférence des Ambassadeurs

Palais de l’Elysée - Mardi 27 août 2013

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

Au moment où je m’exprime devant vous, le monde est saisi d’effroi après la révélation de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.

Tout porte à croire que c’est le régime qui a commis cet acte abjecte. Il le condamne définitivement aux yeux du monde. Car c’est une ignominie que de recourir à des armes que

la Communauté des nations a banni depuis 90 ans dans toutes ses conventions internationales.

Dois-je rappeler que ce conflit a fait déjà plus de 100 000 morts. Et qu’il se propage désormais à l’ensemble de la région. Au Liban par des attentats. En Jordanie et en Turquie par l’afflux des réfugiés. En Irak par le déchaînement de violences meurtrières. Cette guerre civile menace aujourd’hui la paix du monde.

Depuis un an, la France a agi. Elle fût à l’initiative de la Conférence des Amis du Peuple Syrien qui s’est réunie à Paris en juillet 2012. Elle fut la première à reconnaître en septembre dernier la coalition nationale comme représentante légitime du peuple syrien. Très vite, elle a prodigué à l’opposition les aides humanitaires et matérielles pour mener son combat.

Aujourd’hui, notre responsabilité c’est de rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime syrien, une fois achevée l’essentiel de la mission d’enquête des Nations-Unies.

Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse. La communauté internationale ne peut rester sans réagir face à l’usage d’armes chimiques. La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision effroyable de gazer des innocents.

Ces derniers jours, j’ai multiplié les consultations avec nos alliés, notamment américains et européens, comme avec nos partenaires arabes, pour envisager toutes les options. Demain, je réunirai un Conseil de défense et le Parlement sera informé de la situation dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, j’ai décidé d’accroître notre soutien militaire à la Coalition Nationale Syrienne, dans le respect de nos engagements européens.

Ce n’est qu’avec cette fermeté qu’une solution politique pourra un jour prévaloir en Syrie.

La responsabilité de la France, tel est le sens et l’honneur de la politique étrangère que je conduis avec Laurent FABIUS depuis mon élection.

Elle se fonde sur trois grands principes :

  • l’indépendance, qui nous conduit à chaque instant à décider en plein souveraineté, tout en étant fidèle à nos alliances, à la solidarité européenne et à nos accords bilatéraux. C’est cette liberté qui rend la France utile au monde et à la paix.
  • le respect du droit international.

C’est la meilleure garantie pour respecter les frontières, pour régler les différends et pour faire prévaloir la sécurité collective.

Mais le droit international doit évoluer avec son temps. Il ne peut être un prétexte pour laisser se perpétrer des massacres de masse. C’est pourquoi je reconnais le principe de « la responsabilité de protéger », les populations civiles que l’Assemblée générale des Nations Unies a voté en 2005.

  • enfin, l’exigence du dialogue car la France veut être un pont entre les continents et éviter ce que certains ont appelé le choc des civilisations. Elle se veut une « puissance repère », c’est-à-dire une nation, qui s’exprime au-delà de ses seuls intérêts.

Ces principes, pour être effectifs, s’appuient sur des moyens d’action. D’abord sa diplomatie mais aussi ses capacités militaires qui lui confèrent un rôle particulier, que son statut de membre permanent du Conseil de sécurité vient encore renforcer.

La France doit donc s’assurer que son outil de défense reste fiable. C’est ce que garantira la prochaine loi de programmation militaire, inspirée des travaux du Livre blanc sur la défense. Elle maintiendra pour les cinq ans qui viennent les crédits du budget de la Défense y compris dans cette période si difficile pour nos finances publiques. Mais c’est la condition indispensable pour préserver notre crédibilité et pour décider d’une intervention chaque fois que notre pays l’estime nécessaire, dans le cadre du droit international.

Ce fut le cas au Mali le 11 janvier. Non pour se substituer aux Africains, mais pour agir avec eux…

Sept soldats français sont morts dans l’opération Serval, des dizaines d’autres ont été blessés. Je veux rendre hommage à leur sacrifice et plus largement à nos forces qui ont permis de libérer le territoire malien et d’organiser la tenue d’une élection présidentielle dont je salue le déroulement. Elle a donné une légitimité forte à son nouveau Président, Ibrahim Boubacar KEITA.

En huit mois, de janvier à juillet, nous aurons ainsi réussi à écarter les terroristes, sécuriser le Mali et engager la transition politique. Rarement une opération, ces dernières années, aura pu atteindre ses buts dans un si bref délai.

La France va désormais réduire sa présence militaire mais elle continuera d’accompagner le Mali dans les défis qui l’attendent : restaurer l’Etat, améliorer la gouvernance, assurer la sécurité, mener à bien le développement. Et faire preuve d’une vigilance extrême.

Car les groupes violents, les terroristes comme les trafiquants cherchent à s’installer là où les Etats n’arrivent plus contrôler leur territoire, et là où la coopération régionale ne fonctionne pas.

On le voit en République démocratique du Congo où se multiplient les atrocités dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. C’est pourquoi nous avons obtenu des Nations Unies, la mise en place d’une brigade d’intervention dans les Kivus. Et il revient aujourd’hui à la Monusco de s’opposer à Goma aux groupes armés qui déstabilisent la région.

De même, il est plus que temps agir en Centrafrique. Ce pays est au bord de la « somalisation ». J’ai rencontré les ONG qui y travaillent. Elles font un travail admirable. Le bilan est accablant. 60 000 enfants risquent de mourir de malnutrition. Un million et demi d’habitants sur 5 millions sont déplacés

J’appelle l’Union Africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette situation. La France les y aidera.

Mais je le rappelle ici, c’est avant tout aux Africains d’assurer leur sécurité.

C’est le sens du Sommet de l’Elysée qui se tiendra en décembre, huit mois après que l’Union Africaine ait décidé de créer une capacité de réponse aux crises, et six mois après la réunion sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée qui a engagé des actions contre la piraterie.

L’Europe sera représentée au Sommet de Paris. Car c’est ensemble que nous devons répondre aux demandes des pays africains en matière de formation, d’encadrement et d’équipements de leurs armées. Car ce continent est plein d’avenir. Il doit pouvoir par lui-même maîtriser son destin. La France sera à ses côtés. Sans rien chercher pour elle-même.

La responsabilité de la France, c’est aussi d’accompagner les pays arabes dans leurs difficiles transitions.

J’ai rappelé à Tunis qu’aucune religion n’était incompatible avec l’exercice de la démocratie et que l’Islam pouvait en apporter une nouvelle preuve dès lors que les libertés individuelles, l’égalité entre les femmes et les hommes et le pluralisme étaient respectés.

La France est donc solidaire du peuple tunisien pour lui permettre de retrouver la parole à travers l’organisation rapide d’élections aussi incontestables que celles de 2011.

Raison de plus pour dénoncer les auteurs des violences qui frappent en Tunisie des militants politiques et qui mettent sciemment en péril le processus démocratique.

C’est au nom de ces mêmes valeurs que nous appelons les autorités égyptiennes à rétablir au plus vite la paix civile et à aller vers de nouvelles élections avec l’ensemble des parties prenantes de la société. La France est disponible pour contribuer avec d’autres à une médiation. Elle fait cette proposition sans intention d’ingérence, mais dans le seul souci d’être efficace.

Je souhaite élargir mon propos en offrant de nouvelles perspectives de coopération aux pays de la région. J'ai proposé à Malte au Sommet 5+5 que nous construisions ensemble une Méditerranée des projets. Nous ne pouvons en rester aux initiatives sans lendemain de ces dernières années. J’en appelle à de nouveaux partenariats moins ambitieux mais plus concrets.

Mais, j’ai bien conscience que rien de solide ne pourra se faire sans que le conflit Israélo-Palestinien n’ait été réglé.

La position de la France est constante. Les bases d’une solution juste et durable sont connues. Elles reposent sur la coexistence de deux Etats, viables, qui se reconnaissent mutuellement de part et d’autre de frontières sûres.

J’ai soutenu l’admission de la Palestine aux Nations Unies comme Etat observateur non-membre. Mais aucun vote ne saurait remplacer des discussions directes.

C’est pourquoi je salue la reprise des pourparlers, encouragée avec obstination par l’administration américaine. Que personne ne s’y trompe : c’est l’une des dernières occasions de conclure la paix.

Elle ne doit pas être gâchée. Avec ses partenaires européens, la France est prête à jouer tout son rôle auprès des Israéliens et des Palestiniens et en concertation avec ses partenaires arabes.

C’est ce que j’irai dire en Israël et en Palestine cet automne.

Mais un autre dossier menace la paix dans cette région. C’est le programme nucléaire iranien dès lors qu’il a une finalité militaire. Jusqu’à présent les négociations ont échoué. Je veux croire que l’élection du Président ROHANI pourra changer la donne.

Car l’Iran paie le prix des sanctions et de l'isolement. Et ce prix ira croissant si rien ne change.

Ce grand pays doit faire le choix de la transparence et du respect plein et entier de ses obligations internationales.

Alors j’attends des gestes concrets, rapides, vérifiables et vérifiés.

Mais le temps presse. A mesure que l’Iran se donne les moyens de l’inacceptable, la menace grandit. Et le compte à rebours est d’ores et déjà enclenché. D’où l’urgence d’une négociation dans le cadre du EU3+ 3. Elle doit déboucher rapidement sur des avancées.

Ainsi, sur tous les enjeux, sur tous les conflits, sur toutes les crises, la France fait entendre sa voix. Non pour elle-même, pour son influence et ses intérêts, mais pour l’idée qu’elle se fait de l’équilibre du monde et de sa responsabilité.

Sa responsabilité c’est aussi de tirer toutes les conséquences des changements planétaires.

Les nouvelles puissances se comptent désormais par dizaines. En vingt ans, la part des pays émergents dans le PIB mondial est passée de 36 à 50%. Les plus grands ont déjà atteint des niveaux technologiques comparables aux pays développés. Ils disposent de réserves de change considérables.

D’immenses classes moyennes s’y développent. On prévoit que les couches urbaines compteront plus de quatre milliards d’individus dans dix ans, dont la moitié en Asie. C’est un défi économique mais c’est aussi une opportunité considérable pour nos entreprises, nos universitaires, nos créateurs. .

J’ai confiance dans la capacité de la France à affronter cette compétition.

Encore doit-elle prendre les bonnes décisions, adapter ses politiques, moderniser son économie. Ces réformes, je les ai engagées.

L’objectif que j’ai fixé est de retrouver d’ici 2017 l’équilibre de notre balance commerciale hors énergie.

L’ensemble des outils de l’Etat doivent être mobilisés. Nos ambassades, nos consulats, les services économiques à l’étranger, Ubifrance, la Coface, l’Agence française pour les investissements internationaux : tous doivent travailler ensemble avec un seul objectif, soutenir nos entreprises dans la conquête de nouveaux marchés.

Les instruments de financement des exportations doivent également être améliorés : il n’est pas acceptable que de grandes offres industrielles françaises soient pénalisées face à leurs concurrents faute de soutien financier. Le Gouvernement y travaille.

Les PME doivent être une des priorités de la diplomatie économique. Derrière chaque grand contrat gagné, les sous-traitants, les équipementiers, les fournisseurs français doivent eux-aussi accéder aux marchés. Je vous demande, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, d’y veiller.

Parallèlement, notre territoire doit davantage attirer les investisseurs, les entrepreneurs, les chercheurs, les étudiants. Toutes les facilités seront accordées, y compris dans la délivrance des visas.

Le tourisme doit être érigé en grande cause nationale, ce qui suppose d’améliorer l’accueil dans les aéroports, de renforcer la sécurité, de relever le niveau des équipements comme celui des prestations. La France est déjà la première destination touristique du monde, elle a pour objectif de dégager le premier solde touristique de tous les pays européens.

Il n’y a pas l’économie d’un côté, le rayonnement de l’autre. Tout participe à la présence de la France dans le monde :

Il en est ainsi de notre politique universitaire. La France accueille 48 000 chercheurs internationaux et 300 000 étudiants étrangers : nous devons faire davantage. C’est le rôle de Campus France, dont la mission est d’orienter davantage d’étudiants prometteurs vers nos universités et nos grandes écoles.

Notre réseau culturel est aussi un levier pour affirmer la « marque France », promouvoir nos créateurs, nos architectes, faire de notre art de vivre une aspiration auprès des classes moyennes émergentes.

Une diplomatie active, c’est aussi une diplomatie tournée vers les Français de l’étranger. Hélène CONWAY s’y emploie. Le nombre de nos compatriotes vivant hors de nos frontières a doublé en 15 ans. Notre pays en compte plus de deux millions, qui participent à la vie économique, culturelle et sociale de leur pays de résidence. Faire une partie de son parcours professionnel dans un autre pays devient une expérience de plus en plus courante. C’est une évolution à laquelle notre diplomatie, doit s’adapter. A la fois pour venir en soutien de nos concitoyens mais aussi pour valoriser leur présence.

Le rayonnement de la France, c’est sa langue : L’espace francophone rassemble 15 % de la richesse mondiale. C’est un atout formidable. En Afrique qui comptera 600 millions de francophones en 2050. Mais aussi en Asie et en Amérique où notre langue est davantage utilisée. Et dans toutes les enceintes où se prennent les décisions car pour que le monde de demain se pense en français, encore faut-il qu’il le parle. C’est la mission que j’ai confiée à Yamina BENGUIGUI.

La France est une nation universelle. Elle a vocation à définir de véritables partenariats avec de grands pays.

Avec la Chine, je souhaite que le cinquantième anniversaire du rétablissement de nos relations diplomatiques soit l’occasion de poursuivre notre coopération, en matière nucléaire civil et en matière énergétique, mais aussi de rééquilibrer nos échanges.

Le Premier ministre chinois m’avait dit par politesse que la Chine n’avait pas vocation à être, vis-à-vis de la France, excédentaire.

Je lui ai répondu, avec la même courtoisie, que la France n’avait pas vocation non plus à être structurellement déficitaire à l’égard de la Chine. Nous avions surement un mouvement à faire pour nous retrouver, mais aussi pour accueillir davantage d’investisseurs chinois en France.

Je ne voudrais pas ici créer de nouvelles peurs, mais quand nous avons la possibilité d’avoir des capitaux qui s’investissent en France, y compris dans notre appareil industriel, je ne veux pas les repousser.

De la même manière que nous soutenons les investissements qui se font à l’étranger, partant de France, car c’est un moyen d’accéder à des marchés, de concourir des positions, nous devons admettre qu’il y ait des investissements industriels portés par les pays émergents en France. Il y a depuis de nombreuses années un écart très grand entre les investissements français à l’étranger et les investissements étrangers en France.

Même si la France est un des pays où il y a le plus d’investissements de pays étrangers qui viennent sur notre territoire, apportant ainsi leurs capitaux.

Avec l’Inde, la plus grande démocratie du monde, je veux amplifier encore nos relations économiques, notre coopération de défense et nos échanges culturels.

Avec le Japon, la visite d’Etat que j’ai effectuée au mois de juin dernier a été l’occasion de renouer notre partenariat d’exception avec la 3ème économie du monde qui a mis la croissance au cœur de son agenda.

Avec le Brésil qui va accueillir des événements internationaux majeurs, la France a des affinités particulières. J’aurai l’occasion d’en apporter témoignage en m’y rendant d’ici la fin de l’année.

Avec l’Afrique du Sud, le dialogue étroit que nos deux pays entretiennent sur la sécurité du continent est particulièrement précieux puisqu’il permet d’en finir avec la coupure entre l’Afrique anglophone et l’Afrique francophone.

Enfin, je veux évoquer la Russie. Nous savons ce qui nous rapproche - l’histoire, l’économie, la culture– mais aussi ce qui nous sépare, et c’est cette franchise qui nous permet d’avancer.

Car j’ai le devoir d’exprimer partout notre attachement au respect des droits de l’Homme.

La France s’honore à les défendre lorsqu’ils sont bafoués. Et à rappeler l’exigence de dignité, d’égalité entre hommes et femmes, mais aussi de lutte contre l’homophobie qui prend des proportions inquiétantes.

La responsabilité de la France, c’est de contribuer à mieux gouverner le monde.

Quels sont nos objectifs ?

D’abord poursuivre la lutte contre l’évasion fiscale. Des progrès importants ont été obtenus au G8 sur l’échange économique d’informations, la levée du secret bancaire et la lutte contre l’optimisation fiscale agressive. J’attends du G20 de Saint-Pétersbourg, la semaine prochaine, qu’il prolonge toutes ces avancées.

Ensuite réduire les déséquilibres globaux. Les grandes économies doivent davantage coordonner leurs politiques dans les instances de gouvernance, au FMI, à la Banque mondiale, au G8, au G20. La croissance des uns ne peut plus se faire au détriment des autres. Dans le même esprit, il est essentiel que les monnaies reflètent l'état réel des économies.

Enfin, trouver un accord sur le climat.

Nous ne pouvons pas constater le réchauffement planétaire et rester sans réaction.

Ce sera l’objet de la Conférence de 2015 qui se tiendra en France. Puisque nous en avons proposé l’organisation.

Pour réussir, nous avons à concilier deux impératifs : l’aspiration au développement, a fortiori des pays les plus pauvres, et la nécessité de contenir le réchauffement climatique dans des limites soutenables.

Notre approche s’appuiera donc sur les contributions volontaires des Etats, évaluées selon des critères fiables et transparents, et sur un accord global qui engagera tous les pays, selon les principes de « responsabilité commune mais différenciée ».

La France a vocation à montrer l’exemple à travers sa propre transition énergétique et le respect de ses engagements européens. D’ores et déjà, elle a engagé un travail de conviction.

C’est la mission, que j’ai confiée à Nicolas HULOT.

J’ai confiance dans notre capacité à dépasser l’échec de COPENHAGUE.

Le Président OBAMA s’est engagé fortement sur la question du réchauffement et mes échanges avec les dirigeants chinois, indiens, brésiliens, comme avec les chefs d’Etats africains, me confortent dans l’idée qu’une voie de compromis est possible.

C’est également vrai pour assurer le financement du développement.

La France est le quatrième donateur mondial. J’avais pris l’engagement de rénover le cadre de cette politique qui représente plus de 9 milliards d’euros par an. C’est l’objet du projet de loi sur notre politique de développement, porté par Pascal CANFIN.

L’action de la France sera concentrée sur les pays les plus pauvres et prévoira d’associer l’ensemble des acteurs du développement, notamment les collectivités locales, les ONG, les entreprises.

J’ai également demandé de maintenir notre contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose à son niveau actuel.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

La responsabilité de la France, c’est de prendre l’initiative en Europe.

Depuis un an, des progrès ont été accomplis :

L’intégrité de la zone euro a été préservée. La Grèce a été sauvée, non sans douleur.

Des mécanismes de stabilité et de solidarité ont été introduits. La BCE y a pris sa part.

Le Pacte budgétaire a été ratifié.

L’union bancaire a été engagée.

La croissance a été remise au cœur de l’agenda.

L’emploi des jeunes est devenu notre priorité commune. La France accueillera d’ailleurs une deuxième Conférence européenne sur ce thème en novembre.

Ce sont autant d’avancées que peu imaginaient possible en un an.

Aujourd’hui, l’Europe sort de la récession. Tout ce qui peut relancer l’activité et créer des emplois doit être accéléré et amplifié. Nous n’y parviendrons que par une réorientation de l’Europe.

Mes propositions se déclinent en trois points : simplifier, avancer, clarifier

  • Simplifier, avec une présidence stabilisée de l’Eurogroupe, avec la mise en place d’un gouvernement économique de la zone Euro, et avec une harmonisation des règles fiscales et sociales, notamment le salaire minimum.
  • Avancer. C’est donner du contenu au projet européen. Dans au moins trois domaines : d’abord l’énergie. Je plaide pour une communauté de l’énergie qui assure l’interconnexion des réseaux, la sécurité d’approvisionnement, la protection du climat. Ensuite, le numérique. Je souhaite que l’Europe définisse dès octobre ses propres règles de protection des données privées et les technologies dont elle a besoin sur son sol. Enfin la défense. Je veux, à l’occasion du Conseil européen de décembre, donner une impulsion à une industrie européenne, mettre en œuvre des programmes structurels et progresser vers l’Europe de la Défense.
  • Clarifier. Il est temps de tirer les conclusions des rapports différents qu’entretiennent les pays membres par rapport à l’Union Européenne. Je respecte les choix de ceux qui veulent en rester là et même de ceux qui décideraient de se mettre de côté. Mais j’entends surtout aller plus loin avec les pays qui sont décidés à aller de l’avant. C’est notre projet d’intégration solidaire dans une « Europe différenciée » Où les rythmes, les contenus et même les règles de décisions seraient distincts. Tout en gardant l’union de tous comme espace de liberté, de démocratie et de solidarité.

Sur tous ces sujets et donc sur cette initiative, la France entend agir en harmonie avec l’Allemagne. Parce que nos deux pays sont indissociables. Quels que soient les Gouvernements, quelles que soient les majorités, nous avons l’obligation de porter le futur de l’Europe. La semaine prochaine, j’accueillerai le président de la République fédérale, M. GAUCK, en visite d’Etat en France.

Il a voulu aller dans plusieurs lieux symboliques : à Paris bien sûr, où se tiendra l’essentiel de la visite ; à Marseille, pour encourager cette grande ville et saluer aussi sa renaissance culturelle ; et enfin à Oradour-sur-Glane, pour porter le message, le seul qui vaille : ne rien oublier et être capable, en même temps, de construire l’avenir ensemble.

Ce sera une nouvelle démonstration de ce qu’est la force de cette amitié. Cette amitié a la caractéristique de ne pas être repliée sur les deux pays qui en ont décidé ainsi, mais d’être au service exclusif de l’idée européenne.

Au lendemain des élections allemandes, je souhaite que la France et l’Allemagne reprennent l’initiative, comme nos deux pays ont été capables de le faire, à chaque étape de la construction européenne.

Pour toutes ces raisons, et je n’oublie pas le renouvellement du Parlement européen, l’année qui s’ouvre sera décisive pour l’avenir de l’Europe.

Dois-je être presque schématique pour ne pas dire caricatural ? Ou l’Europe est capable de se redessiner un projet, ou lentement mais sûrement elle connaîtra un processus de désintégration, de déclassement qui sera fatal, non pas simplement pour l’Europe – qui a constitué la grande aventure humaine de ces 70 dernières années –, mais qui sera préjudiciable pour l’ensemble du monde, parce que l’Europe est une référence, est un cadre, est même un exemple de coopération régionale.

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Vous portez le message de la France. C’est à la fois une charge et un honneur.

J’ai pu constater, au cours de mes nombreux déplacements, la qualité de note outil diplomatique et de tous ceux qui y contribuent, civils et militaires. Laurent FABIUS souhaite, à juste raison, le faire évoluer. Il ne s’agit pas de « changer pour changer », il s’agit d’être capable de relever les défis et les changements du monde.

La France doit être partout en mouvement, c’est cela votre mission et c’est aussi la nôtre.

  • En mouvement pour chercher des solutions politiques aux tensions qui surgissent,
  • En mouvement, pour accompagner les aspirations des peuples,
  • pour soutenir les pays les plus pauvres,
  • pour promouvoir les régulations indispensables,
  • pour nouer des partenariats avec les pays émergents,
  • enfin, en mouvement, pour exercer notre responsabilité.

Il est des moments où cette responsabilité est lourde : engager ou ne pas engager la France ? Agir ou ne pas agir ? Décider ou ne pas décider ? Intervenir ou laisser faire ? Cette question est posée au chef de l’Etat à des moments particuliers dans l’histoire de notre pays. Une fois encore, cette question revient ou va revenir dans les prochains jours.

Agir ou ne pas agir ? Etre là ou laisser les autres ? La France a décidé d’exercer, partout, sa responsabilité pour elle-même et pour l’équilibre du monde.

Merci.

Type de contenu : Déclaration/DiscoursLe texte en allemand

Rede von Staatspräsident François Hollande bei der Botschafterkonferenz - Auszüge

(…) Die Welt ist in Entsetzen erstarrt, nachdem bekannt wurde, dass in Syrien Chemiewaffen eingesetzt wurden. Alles deutet darauf hin, dass diese niederträchtige Tat dem Regime zuzuschreiben ist. Damit ist das Urteil der Welt endgültig über das Regime gefällt. Denn es ist wirklich schändlich, Waffen einzusetzen, die in allen internationalen Konventionen der Völkergemeinschaft seit 90 Jahren geächtet sind. Muss ich daran erinnern, dass in diesem Konflikt bereits 100 000 Menschen ums Leben gekommen sind? Und dass er sich jetzt auf die ganze Region ausweitet? Mit Anschlägen in Libanon. Mit dem Zustrom an Flüchtlingen in Jordanien und in der Türkei. Mit der Entfesselung tödlicher Gewalt in Irak. Dieser Bürgerkrieg gefährdet heute den Frieden in der Welt.

 

Frankreich ist bereits seit einem Jahr aktiv. Es hat die Konferenz der Freunde des syrischen Volks ins Leben gerufen, die im Juli 2012 in Paris stattfand. Es hat im vergangenen September als erstes Land die Nationale Koalition als legitime Vertreterin des syrischen Volks anerkannt. Und es hat der Opposition sehr schnell humanitäre und materielle Hilfe zukommen lassen, damit sie ihren Kampf führen kann.

 

Heute liegt es in unserer Verantwortung, die geeignete Antwort auf die Greueltaten des syrischen Regimes zu finden, sobald die UN-Untersuchungsmission ihren Auftrag im Wesentlichen erfüllt hat.

 

Das Giftgas-Massaker in Damaskus kann nicht unbeantwortet bleiben. Angesichts des Einsatzes von Chemiewaffen muss die Staatengemeinschaft reagieren. Frankreich ist bereit, diejenigen zu bestrafen, die diese schreckliche Entscheidung getroffen haben, Unschuldige zu vergasen.

 

In den letzten Tagen habe ich mich immer wieder mit unseren Verbündeten beraten, mit den amerikanischen und europäischen ebenso wie mit unseren arabischen Partnern, um alle Optionen in Betracht zu ziehen. Morgen werde ich den Verteidigungsrat zusammenrufen, und das Parlament wird schnellstens über die Sachlage informiert werden.

 

Im Übrigen habe ich beschlossen, unsere militärische Unterstützung der syrischen Nationalen Koalition zu verstärken, natürlich unter Einhaltung unserer europäischen Verpflichtungen. Nur mit einer solchen Entschlossenheit wird es irgendwann eine politische Lösung in Syrien geben können.

 

Frankreichs Verantwortung – das ist der Sinn der Außenpolitik, die ich seit meiner Wahl zusammen mit Laurent Fabius betreibe – ruht auf drei großen Grundsätzen:

 

- Unabhängigkeit: Sie gestattet uns jederzeit in voller Souveränität zu handeln und dabei treu zu unseren Bündnissen, zur europäischen Solidarität und zu unseren bilateralen Vereinbarungen zu stehen. Aufgrund dieser Freiheit ist Frankreich nützlich für die Welt und für den Frieden.

 

- Einhaltung des Völkerrechts: Das ist die beste Garantie, die Grenzen zu achten, Streitigkeiten zu schlichten und die kollektive Sicherheit zu gewährleisten. Doch das Völkerrecht muss sich mit seiner Zeit entwickeln. Es kann nicht als Ausrede dafür herhalten, dass Massenmassaker verübt werden. Deshalb erkenne ich den Grundsatz der „Schutzverantwortung“ gegenüber der Zivilbevölkerung an, der 2005 von der Generalversammlung der Vereinten Nationen verabschiedet wurde.

 

- Und schließlich die Forderung nach Dialog: Denn Frankreich will Brücken zwischen den Kontinenten schlagen und das vermeiden, was manch einer den Kampf der Kulturen genannt hat. Frankreich versteht sich als „Orientierungsmacht“, also eine Nation, die sich über ihre Eigeninteressen hinaus äußert.

 

Um wirkungsvoll zu sein, müssen sich diese drei Grundsätze auf entsprechende Handlungsinstrumente stützen. In erster Linie auf die Diplomatie, aber auch auf die militärischen Fähigkeiten, die Frankreich eine besondere Rolle verleihen, die durch seinen Status als ständiges Mitglied im Sicherheitsrat noch verstärkt wird.

 

Frankreich muss sicherstellen, dass sein Verteidigungsapparat verlässlich bleibt. Gewährleistet wird dies durch das kommende Militärplanungsgesetz, das auf das Weißbuch der Verteidigung aufbaut. Der Verteidigungshaushalt wird für die kommenden fünf Jahre gleichbleibend beibehalten, selbst in dieser haushaltspolitisch so schwierigen Phase. Doch dies ist die unabdingbare Voraussetzung, um unsere Glaubwürdigkeit aufrecht zu erhalten und um im Rahmen des Völkerrechts, immer wenn es unser Land für notwendig hält, über einen Einsatz entscheiden zu können.

 

Dies war am 11. Januar in Mali der Fall. Nicht um an Stelle der Afrikaner, sondern gemeinsam mit ihnen zu handeln. Sieben französische Soldaten sind bei der Operation Serval ums Leben gekommen, Dutzende weitere wurden verletzt. Ich möchte hier ihre Opferbereitschaft und unsere Streitkräften im Allgemeinen würdigen, die es ermöglicht haben, das malische Territorium zu befreien und Präsidentschaftswahlen zu organisieren, deren erfreulichen Verlauf ich an dieser Stelle anerkennen möchte. Die Wahlen haben dem neuen Präsidenten Ibrahim Boubacar Keita eine starke Legitimität verliehen. Innerhalb von acht Monaten, von Januar bis Juli, hätten wir es damit geschafft, die Terroristen zu verdrängen, Sicherheit in Mali herzustellen und den politischen Übergang einzuleiten. Selten hat in den vergangenen Jahren ein Einsatz in so kurzer Zeit seine Ziele erreichen können. Frankreich wird nun seine militärische Präsenz reduzieren, aber es wird Mali weiterhin bei den bevorstehenden Herausforderungen begleiten: den Staat wieder aufbauen, die Regierungsführung verbessern, für Sicherheit sorgen, die Entwicklung vorantreiben. Und äußerst wachsam sein. Denn gewalttätige Gruppen, Terroristen wie Schmuggler, versuchen, überall dort Fuß zu fassen, wo es Staaten nicht gelingt, ihr Territorium zu kontrollieren, und dort, wo die regionale Zusammenarbeit nicht funktioniert.

 

So auch in der Demokratischen Republik Kongo, wo sich die Greueltaten, denen vor allem Frauen und Kinder zum Opfer fallen, häufen. Deswegen haben wir erreicht, dass die UNO eine Interventionsbrigade in die Kivu-Provinzen entsendet. Nun ist es an der MONUSCO, sich in Goma den bewaffneten Gruppen entgegenzustellen, die die Region destabilisieren.

 

Auch in der Zentralafrikanischen Republik ist es höchste Zeit, zu handeln. Das Land steht auf der Kippe zur „Somalisierung“. Ich habe Nichtregierungsorganisationen getroffen, die dort tätig sind. Sie leisten eine bewundernswerte Arbeit. Die Zustände vor Ort sind erdrückend. 60 000 Kinder sind gefährdet, an Unterernährung zu sterben. Eineinhalb von insgesamt fünf Millionen Einwohnern wurden vertrieben. Ich rufe die Afrikanische Union und den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen auf, sich dieser Situation anzunehmen. Frankreich wird ihnen dabei helfen. Aber ich erinnere an dieser Stelle daran, dass es in erster Linie Sache der Afrikaner ist, ihre Sicherheit zu gewährleisten.

 

Dies ist der Sinn des Elysée-Gipfels, der im Dezember stattfindet, acht Monate nachdem die Afrikanische Union beschlossen hat, eine Krisenreaktionskapazität einzurichten, und sechs Monate nach dem Treffen zur maritimen Sicherheit am Golf von Guinea, in dessen Rahmen Maßnahmen gegen Piraterie eingeleitet wurden.

Europa wird bei dem Gipfeltreffen in Paris vertreten sein. Denn wir müssen gemeinsam auf die Anfragen der afrikanischen Länder in Sachen Ausbildung und Ausrüstung ihrer Streitkräfte reagieren. Denn dieser Kontinent hat eine große Zukunft vor sich. Er muss in der Lage sein, selbst über sein Schicksal zu bestimmen. Frankreich wird ihm dabei zur Seite stehen. Ohne Eigeninteresse.

 

Es liegt auch in der Verantwortung Frankreichs, die arabischen Länder in ihrer schweren Übergangsphase zu begleiten.

 

Ich habe in Tunis daran erinnert, dass keine Religion unvereinbar mit einer demokratischen Staatsführung sei und dass der Islam dafür einen weiteren Beweis liefern könne, sobald die persönlichen Freiheiten, die Gleichberechtigung von Mann und Frau und der Pluralismus geachtet werden. Frankreich also steht dem tunesischen Volk solidarisch zur Seite, damit es wieder die Möglichkeit findet, sich zu äußern, indem schnell Wahlen organisiert werden, die ebenso unbestreitbar sein sollen wie die im Jahre 2011. Ein Grund mehr, um die Verantwortlichen für die Gewalt an den Pranger zu stellen, die in Tunesien an politischen Aktivisten verübt wird und den demokratischen Prozess wissentlich gefährdet.

 

Im Namen derselben Werte rufen wir die ägyptische Regierung dazu auf, den zivilen Frieden so schnell wie möglich wieder herzustellen und gemeinsam mit allen Teilen der Bevölkerung Neuwahlen anzusteuern. Frankreich ist bereit, gemeinsam mit anderen seinen Beitrag als Vermittler zu leisten. Mit diesem Vorschlag ist nicht die Absicht verbunden, sich einzumischen, sondern einzig das Bemühen, hilfreich zu sein.

 

Ich möchte hier noch weiter gehen und den Ländern der Region neue Perspektiven der Zusammenarbeit eröffnen. Beim 5+5-Gipfel in Malta habe ich ein „Mittelmeer der Projekte“ vorgeschlagen. Wir können nicht bei den folgenlosen Initiativen aus den vergangenen Jahren stehen bleiben. Mein Aufruf gilt neuen Partnerschaften, die weniger anspruchsvoll und dafür konkreter sind.

 

Ich bin mir jedoch bewusst, dass sich nichts Solides erreichen lässt, solange der Konflikt zwischen Israel und Palästina nicht beigelegt ist. Frankreichs Haltung ist unverändert. Die Grundlagen für eine gerechte und nachhaltige Lösung sind bekannt. Sie basieren auf einem Nebeneinander zweier lebensfähiger Staaten, die sich innerhalb sicherer Grenzen gegenseitig anerkennen. Ich habe die Aufnahme Palästinas als Nicht-Mitglied-Beobachterstaat in die Vereinten Nationen unterstützt. Doch keine Abstimmung könnte jemals direkte Gespräche ersetzen. Daher begrüße ich die Wiederaufnahme der Gespräche, die beharrlich von der amerikanischen Regierung gefördert werden. Dass sich niemand täuscht: Dies ist eine der letzten Gelegenheiten, um Frieden zu schließen. Sie darf nicht vertan werden. Gemeinsam mit seinen europäischen Partnern ist Frankreich bereit, seiner Rolle gegenüber Israelis und Palästinensern und in Abstimmung mit seinen arabischen Partnern in vollem Umfang gerecht zu werden. Das werde ich im Herbst auch in Israel und Palästina sagen.

 

Es gibt aber auch noch ein anderes Thema, das den Frieden in der Region bedroht. Das iranische Atomprogramm, sobald es militärischen Zwecken dient. Bis jetzt sind die Verhandlungen gescheitert. Ich will hoffen, dass die Wahl von Präsident Rohani die Voraussetzungen verändert. Denn Iran zahlt den Preis in Form von Sanktionen und Abschottung. Und dieser Preis wird höher, wenn sich nichts ändert. Dieses große Land muss sich für Transparenz entscheiden und für die vollständige Einhaltung seiner internationalen Verpflichtungen. Ich erwarte also konkrete, rasche, überprüfbare und überprüfte Gesten.

 

Doch die Zeit drängt. Je mehr Iran sich mit den Mitteln des Inakzeptablen ausstattet, desto größer wird die Bedrohung. Und der Countdown läuft bereits. Daher auch die dringende Notwendigkeit einer Verhandlung im Rahmen EU3+3. Es müssen dringend Fortschritte erzielt werden.

 

So verschafft sich Frankreich Gehör in allen wichtigen Fragen, allen Konflikte, allen Krisen. Nicht für sich selbst, seinen Einfluss und seine Interessen, sondern für seine Vorstellung vom Gleichgewicht der Welt und von seiner eigenen Verantwortung.

 

Es liegt auch in Frankreichs Verantwortung, alle notwendigen Konsequenzen aus dem globalen Wandel zu ziehen. Aufstrebende Mächte gibt es mittlerweile Dutzende. Innerhalb von zwanzig Jahren ist der Anteil der Schwellenländer am weltweiten BIP von 36 % auf 50 % angestiegen. Die größten von ihnen haben technologisch schon beinahe mit den Industrieländern aufgeschlossen. Sie verfügen über erhebliche Devisenreserven. Es entwickeln sich enorme Mittelklassen. Laut Schätzungen werden in zehn Jahren vier Milliarden Menschen in Städten leben, die Hälfte davon in Asien. Dies ist eine wirtschaftliche Herausforderung, aber auch eine beachtliche Chance für unsere Unternehmen, unsere Universitäten, unsere Kreativen.

 

Ich habe Vertrauen in die Fähigkeit Frankreichs, sich diesem Wettbewerb zu stellen. Es muss dafür aber die richtigen Entscheidungen treffen, seine Politik anpassen, seine Wirtschaft modernisieren. Diese Reformen habe ich eingeleitet. Das Ziel, das ich festgelegt habe, lautet, bis 2017 eine ausgeglichene Handelsbilanz – ohne Energieausgaben – zu erreichen. Dafür müssen alle Instrumente des Staates genutzt werden. Unsere Botschaften, unsere Konsulate, unsere Wirtschaftsabteilungen im Ausland, Ubifrance, Coface, die Agentur für internationale Investitionen: Alle müssen gemeinsam auf ein Ziel hinarbeiten, nämlich unsere Unternehmen bei der Erschließung neuer Märkte zu unterstützen.

 

Die Instrumente zur Exportfinanzierung müssen ebenfalls verbessert werden: Es ist nicht akzeptabel, dass große Angebote der französischen Industrie gegenüber den Konkurrenten im Nachteil sind, weil es an finanzieller Unterstützung fehlt. Die Regierung arbeitet daran. Die KMU müssen einen Schwerpunkt unserer Wirtschaftsdiplomatie bilden. Hinter jedem großen Auftrag müssen auch die französischen Zulieferer, Ausrüster, Lieferanten Zugang zu den Märkten erhalten. Ich bitte Sie, meine Damen und Herren Botschafterinnen und Botschafter, genau darauf zu achten.

 

Gleichzeitig muss unser Land mehr Investoren, Unternehmer, Wissenschaftler, Studenten anziehen. Alle Möglichkeiten werden dafür geschaffen, auch bei der Erteilung von Visa. Der Tourismus muss zu einer großen nationalen Angelegenheit erhoben werden; dazu müssen der Empfang an den Flughäfen verbessert, die Sicherheit verstärkt, das Ausstattungs- sowie das Dienstleistungsniveau angehoben werden. Frankreich ist bereits jetzt das beliebteste Reiseland weltweit, unser Ziel ist es, von allen europäischen Ländern den größten Tourismus-Saldo zu erzielen. Es gibt nicht die Wirtschaft auf der einen, das Prestige auf der anderen Seite. Alles trägt zur Präsenz Frankreichs im Ausland bei: So auch unsere Hochschulpolitik. Frankreich nimmt 48 000 internationale Wissenschaftler und 300 000 ausländische Studenten auf: Das müssen wir noch steigern. Das ist die Rolle von Campus France, dessen Aufgabe es ist, mehr begabte Studenten an unsere Universitäten und Hochschulen zu bringen. Auch unser Kulturnetzwerk ist ein wichtiger Hebel, um die „Marke Frankreich“ zu behaupten, unsere Kulturschaffenden, unsere Architekten zu fördern, unsere Lebensart für die aufstrebenden Mittelklassen erstrebenswert zu machen.

 

Eine aktive Diplomatie ist auch eine Diplomatie für die im Ausland lebenden Franzosen. Das ist Hélène Conways Ressort. Die Zahl der außerhalb unserer Grenzen lebenden Franzosen hat sich in 15 Jahren verdoppelt. Unser Land zählt mehr als zwei Millionen Menschen, die am wirtschaftlichen, kulturellen und sozialen Leben ihres Aufenthaltslandes teilhaben. Es wird mehr und mehr zu einer gängigen Erfahrung, einen Teil der beruflichen Laufbahn in einem anderen Land zu verbringen. Eine Entwicklung, auf die sich unsere Diplomatie einstellen muss. Zum einen, um unsere Mitbürger zu unterstützen, zum anderen aber auch, um ihre Präsenz zu nutzen.

 

Die Ausstrahlungskraft Frankreichs liegt in seiner Sprache begründet. Der frankophone Raum umfasst 15 % des weltweiten Bruttosozialprodukts. Das ist ein großartiger Trumpf. In Afrika, wo 2050 insgesamt 600 Millionen Menschen französisch sprechen werden. In Asien und Amerika, wo unsere Sprache zunehmend benutzt wird. Und in allen Gremien, in denen Entscheidungen getroffen werden, denn damit die Welt von morgen französisch denkt, muss sie erst einmal französisch sprechen. Diese Aufgabe habe ich Yamina Benguigui anvertraut.

 

Frankreich ist eine universelle Nation. Es ist seine Bestimmung, echte Partnerschaften mit den großen Ländern aufzubauen.

 

Mit China möchte ich, dass der 50. Jahrestag der Wiederaufnahme unserer diplomatischen Beziehungen Anlass bietet, unsere Zusammenarbeit im Bereich der zivilen Kernenergie und der Energie fortzusetzen, aber auch unsere Handelsbeziehungen wieder ins Gleichgewicht zu bringen. Der chinesische Premierminister hat in aller Freundlichkeit zu mir gesagt, China müsse gegenüber Frankreich keine Überschüsse erzielen. Ich habe mit gleicher Höflichkeit erwidert, Frankreich müsse ebenso wenig strukturelle Defizite gegenüber China aufweisen. Wir müssen uns sicherlich aufeinander zu bewegen, auch, damit wir mehr chinesische Investitionen in Frankreich aufnehmen.

 

Ich will hier keine neuen Ängste schüren, aber wenn wir die Möglichkeit haben, Investitionen ins Land zu holen, auch in unseren Industrieapparat, dann will ich die nicht zurückweisen. Genauso wie wir französische Investitionen im Ausland fördern, denn das ist eine Möglichkeit, Zugang zu Märkten zu erlangen, Marktanteile zu erobern, müssen wir zulassen, dass es Industrie-Investitionen aus Schwellenländern in Frankreich gibt. Es besteht seit vielen Jahren eine große Diskrepanz zwischen französischen Investitionen im Ausland und ausländischen Investitionen in Frankreich. Auch wenn Frankreich eines der Länder ist, in denen es die meisten Investitionen aus dem Ausland gibt.

 

Mit Indien, der größten Demokratie der Welt, will ich unsere Wirtschaftsbeziehungen, unsere Verteidigungskooperation und unseren kulturellen Austausch noch ausbauen.

 

In Japan hatte ich bei meinem Staatsbesuch im vergangenen Juni Gelegenheit, an unserer besonderen Partnerschaft mit der drittgrößten Volkswirtschaft der Welt neue Impulse zu geben, die das Wachstum ganz oben auf ihre Agenda geschrieben hat.

 

Mit Brasilien, wo große internationale Ereignisse stattfinden werden, ist Frankreich besonders nah verbunden. Ich werde Gelegenheit haben, diese Verbundenheit bei einer Reise noch vor Ablauf des Jahres erneut zu bekräftigen.

 

Zu Südafrika unterhalten wir einen intensiven Dialog über die Sicherheit des Kontinents, der sehr wertvoll ist, weil es dadurch möglich wird, den Schnitt zwischen dem anglophonen und dem frankophonen Afrika aufzuheben.

 

Schließlich will ich noch Russland erwähnen. Wir wissen, was uns verbindet – die Geschichte, die Wirtschaft, die Kultur –, aber auch, was uns trennt, und diese Offenheit erlaubt es uns, voranzukommen.

 

Denn es ist meine Pflicht, überall darauf hinzuweisen, welche Bedeutung die Achtung der Menschenrechte für uns hat. Frankreich ist stolz darauf, die Menschenrechte überall dort zu verteidigen, wo sie mit Füßen getreten werden; und daran zu erinnern, dass es einen Anspruch auf Würde gibt; auf die Gleichbehandlung von Männern und Frauen; und auch darauf, dass gegen Homophobie, die besorgniserregende Ausmaße annimmt, vorgegangen wird.

 

Frankreichs Verantwortung liegt darin, einen Beitrag zu einer besser gesteuerten Welt zu leisten. Welche Ziele verfolgen wir?

 

Zuerst einmal müssen wir weiter gegen die Steuerflucht vorgehen. Wichtige Fortschritte wurden beim G8 in Sachen Austausch von Wirtschaftsinformationen, Aufhebung des Bankgeheimnisses und Bekämpfung der aggressiven Steueroptimierung erzielt. Vom G20 nächste Woche in Sankt Petersburg erwarte ich, dass alle diese Fortschritte weitergeführt werden.

 

Dann müssen die globalen Ungleichgewichte verringert werden. Die großen Volkswirtschaften müssen ihre Politik in den Steuerungsinstitutionen, IWF, Weltbank, G8, G20, stärker abstimmen. Das Wachstum der einen darf nicht länger zu Lasten der anderen erfolgen. Ebenfalls in diesem Sinne ist es wesentlich, dass die Währungen den realen Zustand der Volkswirtschaften widerspiegeln.

 

Schließlich muss eine Einigung beim Klima gefunden werden. Wir können nicht die Feststellung treffen, dass sich das Klima verändert und dann nicht entsprechend reagieren. Das wird Gegenstand der Konferenz 2015 sein, die in Frankreich stattfinden wird, da wir vorgeschlagen haben, sie zu organisieren.

 

Um Erfolg zu haben, müssen wir zwei Vorgaben miteinander in Einklang bringen: das Streben nach Entwicklung, erst recht der ärmsten Länder, und die Notwendigkeit, den Klimawandel in vertretbaren Grenzen zu halten. Unser Ansatz soll also auf der Grundlage von freiwilligen, nach verlässlichen, transparenten Kriterien festgelegten Beiträgen der Staaten und auf einer globalen, alle Länder bindenden Vereinbarung beruhen, entsprechend den Grundsätzen der „gemeinsamen, aber differenzierten Verantwortlichkeit“.

 

Frankreich soll mit gutem Beispiel vorangehen, angesichts seiner eigenen Energiewandel und der Einhaltung seiner europäischen Verpflichtungen. Es hat bereits mit der Überzeugungsarbeit begonnen. Ich habe diese Aufgabe Nicolas Hulot übertragen. Ich vertraue darauf, das wir das Scheitern von Kopenhagen überwinden können.

Präsident Obama ist beim Thema Erderwärmung sehr engagiert, und meine Kontakte mit den führenden Politikern in China, Indien, Brasilien wie mit den afrikanischen Staatschefs bestärken mich in der Vorstellung, dass ein Kompromiss möglich ist.

 

Das gilt auch für die Sicherstellung der Entwicklungsfinanzierung. Frankreich ist der viertgrößte Geldgeber weltweit. Ich hatte mich verpflichtet, den Rahmen für diese Politik, die über neun Milliarden Euro jährlich ausmacht, zu erneuern. Das ist Gegenstand des Gesetzentwurfs über unsere Entwicklungspolitik, den Pascal Canfin vorbereitet hat. Frankreich wird seine Maßnahmen auf die ärmsten Länder konzentrieren und beabsichtigt, alle Akteure aus dem Entwicklungsbereich einzubeziehen, wie die Gebietskörperschaften, die Nichtregierungsorganisationen, die Unternehmen.

Ich habe außerdem gefordert, dass wir unseren Beitrag zum Globalen Fonds zur Bekämpfung von Aids, Malaria und Tuberkulose auf dem derzeitigen Stand halten.

 

 

Meine Damen und Herren Botschafter,

 

es liegt auch in Frankreichs Verantwortung, in Europa Initiativen zu ergreifen. Seit einem Jahr werden Fortschritte erzielt: Die Integrität der Eurozone wurde bewahrt. Griechenland wurde gerettet, wenn auch nicht schmerzfrei. Stabilitäts- und Solidaritätsmechanismen wurden eingeführt. Die EZB hat ihren Teil dazu beigetragen. Der Haushaltspakt wurde ratifiziert. Die Bankenunion wurde auf den Weg gebracht. Das Wachstum wurde wieder in den Mittelpunkt der Agenda gestellt. Die Beschäftigung der Jugendlichen hat jetzt für uns alle Vorrang. Frankreich wird übrigens die zweite europäische Konferenz zu diesem Thema im November ausrichten. Das sind alles Fortschritte, die wenige in einem Jahr für möglich gehalten hätte.

 

Heute kommt Europa aus der Rezession heraus. Alles, was die Beschäftigung ankurbeln und Arbeitsplätze schaffen kann, muss gefördert und ausgebaut werden. Das wird uns nur durch eine Neuausrichtung Europas gelingen.

 

Meine Vorschläge lassen sich in drei Worten zusammenfassen: vereinfachen, voranbringen, klären.

 

- Vereinfachen: mit einer stabilen Präsidentschaft der Eurogruppe, mit der Einführung einer Wirtschaftsregierung in der Eurozone und mit einer Harmonisierung der Steuer- und Sozialregelungen, u. a. des Mindestlohns.

 

- Voranbringen: Wir müssen dem europäischen Projekt zumindest in drei Bereichen Inhalt geben. Erstens im Energiebereich: Ich bin für eine Energiegemeinschaft, die den Verbund der Netze, die Versorgungssicherheit und den Klimaschutz gewährleistet. Zweitens digitale Technologien: Ich wünsche mir, dass Europa im Oktober eigene Regeln zum Schutz privater Daten aufstellt und festlegt, welche Technologien es auf seinem Gebiet benötigt. Und drittens Verteidigung: Ich will beim Europäischen Rat im Dezember den Anstoß zu einer europäischen Rüstungsindustrie geben, Strukturprogramme umsetzen und auf dem Weg zu einem Europa der Verteidigung vorankommen.

 

- Klären: Es ist an der Zeit, aus den unterschiedlichen Beziehungen der Mitgliedsländer zur Europäischen Union die entsprechenden Schlüsse zu ziehen. Ich respektiere die Entscheidung derer, die nicht weiter gehen wollen und selbst derjenigen, die nicht würden mitmachen wollen. Ich will aber auf jeden Fall mit den Ländern vorankommen, die entschlossen sind, weiter zu gehen. Das ist unser solidarisches Integrationsprojekt in einem „differenzierten Europa“, in dem das Tempo, die Inhalte und selbst die Entscheidungsregeln unterschiedlich wären. Wobei die Union aller als Raum der Freiheit, der Demokratie und der Solidarität erhalten bliebe.

 

Was all diese Themen und damit diese Initiative angeht, will Frankreich in Abstimmung mit Deutschland handeln. Weil unsere beiden Länder untrennbar miteinander verbunden sind. Ganz gleich, welche Regierungen im Amt sind, ganz gleich, welche Mehrheiten es gibt – wir haben die Pflicht, Europas Zukunft zu gestalten. Nächste Woche werde ich Bundespräsident Joachim Gauck zum Staatsbesuch in Frankreich empfangen. Es war sein Wunsch, mehrere symbolische Orte zu besuchen; in Paris natürlich, wo er hauptsächlich sein wird; in Marseille, zur Würdigung dieser in neuem kulturellen Glanz erstrahlten Stadt; und nicht zuletzt in Oradour-sur-Glane, wo er die einzig gültige Botschaft überbringen wird, nämlich nichts vergessen und zugleich in der Lage sein, die Zukunft gemeinsam aufzubauen. Dies wird ein neuer Beweis für die Stärke dieser Freundschaft sein. Ein Merkmal dieser Freundschaft ist, dass sich die beiden Länder nicht auf sich selbst zurückziehen, sondern einzig und allein im Dienst der europäischen Idee stehen.

 

Nach den Bundestagswahlen möchte ich, das Frankreich und Deutschland wieder die Initiative ergreifen, wie unsere beiden Länder es in jeder Etappe des europäischen Aufbauwerks zu tun vermochten.

 

Aus all diesen Gründen, und ich vergesse dabei nicht die Wahlen zum Europaparlament, wird das bevorstehende Jahr entscheidend für die Zukunft Europas sein. Soll ich es fast schematisch, um nicht zu sagen karikierend ausdrücken? Entweder Europa ist in der Lage, ein Projekt für sich zu entwerfen, oder es wird langsam aber sicher in einen Prozess der Desintegration, der Deklassierung geraten, der fatal sein wird, nicht nur für Europa – dieses große Abenteuer der Menschheit in den vergangenen 70 Jahren –, sondern ein solcher Prozess wird der ganzen Welt schaden, weil Europa eine Referenz ist, ein Rahmen, ja ein Beispiel für regionale Zusammenarbeit.

 

 

Meine Damen und Herren,

Sie sind die Überbringer der Botschaft, die Frankreich vermitteln möchte. Das ist eine Aufgabe und eine Ehre zugleich. Ich konnte während meiner vielen Reisen feststellen, welch hohe Qualität unser diplomatisches Instrument auszeichnet und ebenso all jene, die im zivilen wie im militärischen Bereich dazu beitragen. Laurent Fabius möchte dieses Instrumentarium, zu Recht, weiterentwickeln. Es geht nicht darum, zu verändern um der Veränderung willen; es geht vielmehr darum, die Herausforderungen und die Veränderungen der Welt bewältigen zu können. Frankreich muss überall in Bewegung sein, das ist Ihre Aufgabe und auch unsere.

 

- In Bewegung, um politische Lösungen für auftauchende Spannungen zu suchen,

- in Bewegung, um die Völker in ihrem Streben zu begleiten,

- um die ärmsten Länder zu unterstützen,

-um die unverzichtbaren Regulierungen voranzubringen,

- um Partnerschaften mit den aufstrebenden Ländern aufzubauen,

- und schließlich, um unsere Verantwortung auszuüben.

 

Es gibt Augenblicke, in denen diese Verantwortung schwer wiegt: Frankreich einsetzen oder nicht einsetzen? Handeln oder nicht handeln? Entscheiden oder nicht entscheiden? Eingreifen oder machen lassen? Diese Frage stellt sich dem Staatschef in besonderen Augenblicken in der Geschichte unseres Landes. Wieder einmal stellt sich diese Frage oder wird sich in den nächsten Tagen stellen. Handeln oder nicht handeln? Dabei sein oder die anderen machen lassen? Frankreich hat beschlossen, seine Verantwortung überall zu übernehmen, für sich selbst und für das Gleichgewicht der Welt.

 

Vielen Dank.

 

Type de contenu : Déclaration/DiscoursLe texte en anglais

21st Ambassadors’ Conference - Speech by M. François Hollande, President of the Republic

SYRIA/CHEMICAL ATTACKS/RESPONSE

As I speak to you, the world is horrified at the revelation of the use of chemical weapons in Syria.

Everything leads us to believe that it was the regime that committed this despicable act, which condemns it once and for all in the eyes of the world. Indeed, using weapons that the Community of Nations banned 90 years ago in all of its international agreements is shameful.

Need I remind you that this conflict has already left more than 100,000 dead? And that it is now spreading throughout the region, with attacks in Lebanon, the flow of refugees into Jordan and Turkey, and the unleashing of deadly violence in Iraq? This civil war is now threatening world peace.

During the past year, France has acted. It led the effort to hold the Friends of Syria conference that took place in Paris in July 2012. Last September, it was the first to recognize the [Syrian] National Coalition as legitimate representative of the Syrian people. And it promptly provided humanitarian and material assistance to the opposition so that it could carry on with its fight.

Today, it is our responsibility to seek the most appropriate response to the Syrian regime’s atrocities, once the major part of the United Nations investigation has been completed.

The chemical massacre in Damascus cannot remain without a response. The international community cannot fail to react to the use of chemical weapons. France stands ready to punish those who took the appalling decision to gas innocent people.

In recent days, I have held numerous consultations with our – particularly American and European – allies, as well as our Arab partners, to consider all the options. Tomorrow I shall be holding a Defence Council meeting, and Parliament will be informed of the situation as soon as possible.

Furthermore, I have decided to increase our military support for the Syrian National Coalition, while upholding our European commitments.

Only through this firmness will we see a political solution prevail one day in Syria.

FRANCE/FOREIGN POLICY

For France to live up to its responsibility is the goal and the pride of the foreign policy I have been conducting with Laurent Fabius since my election.

It is based on three major principles:

- Independence, which leads us every moment to decide, in full sovereignty, while being loyal to our alliances, to European solidarity and to our bilateral agreements. It’s this freedom that makes France useful to the world and to peace.

- Respect for international law.

This is the best way of ensuring borders are respected, disputes are settled and collective security prevails.

But international law must evolve with the times. It cannot be a pretext for allowing large-scale massacres to be perpetrated. This is why I recognize the principle of “the responsibility to protect” civilians, which the United Nations General Assembly voted for in 2005.

- Finally, the requirement for dialogue, because France wants to be a bridge between the continents and avoid what some peope have called the clash of civilizations. It wants to be a “landmark power” – i.e. a nation that speaks beyond its interests alone.

FRANCE/MILITARY CAPABILITIES

- In order to be effective, these principles depend on [France] having the means to act: firstly its diplomacy, but also its military capabilities, which give it a special role further strengthened by its status as a permanent member of the Security Council.

So France must ensure that its defence tool remains reliable. The next military estimates bill, inspired by the work of the White Paper on Defence, will guarantee this. It will maintain defence budget funding for the coming five years, including in this very difficult period for our public finances. But it’s the essential condition for preserving our credibility and deciding on an intervention whenever our country deems it necessary, in the framework of international law.

MALI/DRC/CAR/AFRICAN SECURITY

This was the case in Mali on 11 January – not to usurp the Africans’ role, but to act with them…

Seven French soldiers died in Operation Serval; dozens of others were wounded. I want to pay tribute to their sacrifice and, more broadly, to our forces, who enabled Malian territory to be liberated and a presidential election to be organized; I welcome the way it went ahead. It gave strong legitimacy to its new President, Ibrahim Boubacar Keïta.

In eight months, from January to July, we thus succeeded in driving away the terrorists, making Mali secure and starting the political transition. Rarely has an operation in recent years managed to achieve its goals in so short a time.

France will now reduce its military presence, but will continue to support Mali in the challenges lying ahead of it: restoring the state, improving governance, guaranteeing security and successfully working for development, and show extreme vigilance, because violent groups – both terrorists and traffickers – are seeking to establish themselves wherever states can no longer control their territories, and wherever regional cooperation isn’t working.

We can see it in the Democratic Republic of Congo, where the number of atrocities – of which women and children are the first victims – is increasing. That’s why we got the United Nations to put an intervention brigade in place in the Kivus. And today Monusco in Goma has the responsibility of opposing the armed groups destabilizing the region.

Likewise, action in the Central African Republic is overdue. The country is on the brink of “Somalization”. I’ve met the NGOs working there. They’re doing an admirable job. The assessment is damning: 60,000 children are in danger of dying of malnutrition, and 1.5 million out of 5 million inhabitants have been displaced.

I call on the African Union and the Security Council to deal with this situation. France will help them do so.

But I remind you now: it’s above all for the Africans to ensure their security.

That’s the purpose of the Elysée summit to be held in December, eight months after the African Union decided to create a crisis response capability, and six months after the meeting on maritime security in the Gulf of Guinea, at which actions were undertaken against piracy.

Europe will be represented at the Paris summit, because we must respond together to the African countries’ requests for training, support and equipment of their armed forces, because that continent has a bright future. It must be able to control its destiny by itself. France will stand alongside it, without seeking anything for itself.

TUNISIA/EGYPT/MEDITERRANEAN

France’s responsibility is also to support the Arab countries in their difficult transitions.

I recalled in Tunis that no religion was incompatible with the exercise of democracy and that Islam could provide new proof of this once individual freedoms, equality between women and men, and pluralism were respected.

So France is showing solidarity with the Tunisian people to enable them to regain their voice through the swift organization of elections as indisputable as those of 2011.

That’s one more reason to condemn the perpetrators of the violence targeting political activists in Tunisia, which is being used deliberately to endanger the democratic process.

In the name of these same values, we call on the Egyptian authorities to restore law and order as quickly as possible and move towards new elections with all players in society. France is willing to contribute, with others, to mediation. It makes this proposal without any intention to interfere, and with the sole concern to be effective.

I’d like to broaden my remarks by offering new prospects of cooperation to the countries in the region. I suggested to Malta at the 5+5 summit that we build together a Mediterranean of projects. We can’t remain limited to the short-lived initiatives of recent years. I call for new, less ambitious but more concrete partnerships.

MIDDLE EAST PEACE PROCESS

But I am well aware that nothing solid can be achieved until the Israeli-Palestinian conflict is resolved.

France’s position is unwavering. The foundations for achieving a just and enduring solution are well known. They are based on the coexistence of two viable states that recognize each other across secure borders.

I supported Palestine’s admission to the United Nations as a non-member observer state. But no vote can take the place of direct discussions.

That is why I welcome the resumption of talks, resolutely encouraged by the US administration. Make no mistake: this is one of the last opportunities to conclude a peace agreement.

It must not be squandered. Together with its European partners, France stands ready to play its full role with the Israelis and Palestinians, in consultation with its Arab partners.

That is what I will be saying in Israel and Palestine this autumn.

IRAN/NUCLEAR PROGRAMME

But another issue threatens peace in the region. It is the Iranian nuclear programme, as long as it serves a military purpose. Thus far, negotiations have failed. I want to believe that the election of President Rouhani could change the equation.

For Iran is paying the price of sanctions and isolation. And that price will grow if nothing changes.

That great country must choose transparency and full compliance with its international obligations.

I therefore await concrete, prompt, verifiable and verified gestures.

But time is running out. With Iran equipping itself with the resources for what is unacceptable, the threat is growing. And the countdown has already begun. Hence the urgency of negotiations in the E3+3 format. They must swiftly lead to progress.

FRANCE/GLOBAL ROLE/TRADE/COMPETITION/INVESTMENT/TOURISM

So on all the challenges, conflicts and crises, France is making its voice heard. Not for the sake of itself, its influence and interests, but for the sake of its idea of the world’s equilibrium and of its own responsibility.

Its responsibility is also to fully address planetary changes.

There are now dozens of new powers. In 20 years, the emerging countries’ share of global GDP has gone from 36% to 50%. The largest ones have already reached technological levels comparable to the developed countries. They have considerable currency reserves.

Huge middle clases are developing there. It’s predicted that the urban population will be more than four billion strong in 10 years’ time, half of it in Asia. That’s an economic challenge, but it’s also a considerable opportunity for our companies, academics and creative professionals.

I have confidence in France’s ability to face up to this competition.

It must still take the right decisions, adapt its policies and modernize its economy. I’ve embarked on those reforms.

The target I’ve set is to return to equilibrium in our non-energy trade balance by 2017.

All the state’s tools must be actively used. Our embassies and consulates, the economic services abroad, Ubifrance, Coface, the Invest in France Agency: they must all work together with a single aim – to support our companies in conquering new markets.

Export financing instruments must also be improved: it’s unacceptable for major French industrial bidders to be penalized against their competitors for lack of financial support. The government is working on this.

SMEs must be one of the priorities of economic diplomacy. Whenever a major contract is won, French subcontractors, component manufacturers and suppliers must also gain access to the markets. I ask you, ladies and gentlemen ambassadors, to ensure this happens.

Concurrently, our country must attract more investors, entrepreneurs, researchers and students. Every facility will be granted, including in terms of issuing visas.

Tourism must be elevated to a great national cause, which means improving reception facilities in airports, stepping up security and increasing infrastructure and supply levels. France is already the world’s leading tourist destination; its aim is to achieve the highest tourism receipts of all the European countries.

FRANCE/CULTURE/FRENCH NATIONALS ABROAD/FRANCOPHONY

It’s not a question of the economy on the one hand and influence on the other. Everything plays a role in France’s presence in the world:

That’s the case with our academic policy. France hosts 48,000 international researchers and 300,000 foreign students: we must do more. That’s the role of Campus France, whose mission is to direct a greater number of promising students to our universities and grandes écoles (1).

Our cultural network is also a lever for asserting France as a brand, promoting our creative professionals and architects, and making our way of life an aspiration for the emerging middle classes.

An active diplomacy is also a diplomacy focused on French nationals abroad. Hélène Conway is working on that. The number of our compatriots living outside our borders has doubled in 15 years. We have more than two million of them, and they take part in the economic, cultural and social life of their countries of residence. Pursuing part of one’s professional career in another country is becoming ever more commonplace. It’s a change our diplomacy must adapt to – in order both to support our fellow citizens and to make the most of their presence.

France projects itself abroad through its language. The Francophone world accounts for 15% of global wealth. That’s a tremendous asset – in Africa, which will have 600 million French speakers in 2050, but also in Asia and America, where our language is being used more, and in all the forums where decisions are taken, because in order for tomorrow’s world to be thought of in French, it must speak it. That’s the mission I’ve entrusted to Yamina Benguigui.

FRANCE/CHINA/INDIA/JAPAN/BRAZIL/SOUTH AFRICA/RUSSIA

France is a universal nation. It is destined to establish genuine partnerships with major countries.

With China, I’d like the 50th anniversary of the restoration of our diplomatic relations to be the opportunity to continue our cooperation on energy, including civil nuclear energy, but also to restore our trade balance.

The Chinese Prime Minister told me politely that China does not intend to have a trade surplus with France.

I replied to him, equally courteously, that France doesn’t intend to have a structural deficit with China, either. We undoubtedly have some way to go to reach a balance, but also to welcome more Chinese investors to France.

I don’t want to raise new fears here, but when we have the opportunity to have capital invested in France, including in our industry, I don’t want to reject it.

Just as we support the investment made abroad from France – because it’s a way of gaining access to markets and competing for positions –, so we must accept that there be industrial investments by emerging countries in France. For many years there’s been a very large gap between French investments abroad and foreign investments in France – even though France is one of the countries with the most inward investment by foreign countries providing their capital.

With India, the world’s largest democracy, I want to broaden further our economic relations, defence cooperation and cultural exchanges.

With Japan, the state visit I paid in June was the opportunity to resume our exceptional partnership with the world’s third-largest economy, which has put growth at the heart of its agenda.

With Brazil – which is going to host major international events –, France has special affinities. I’ll have the opportunity to bear witness to this by going there before the end of the year.

With South Africa, the close dialogue between our two countries on the continent’s security is particularly invaluable, because it enables us to end the rift between English-speaking and French-speaking Africa.

Finally, I’d like to mention Russia. We know what unites us – history, the economy, culture – but also what divides us, and that frankness enables us to move forward.

HUMAN RIGHTS

For I have a duty to express everywhere our commitment to respect for human rights.

France prides itself in defending them when they are flouted, and in recalling the demand for dignity, equality between men and women, but also for combating homophobia, which is taking on worrying proportions.

TAX AVOIDANCE/ECONOMIC IMBALANCES

France’s responsibility is to help the world be better governed. What are our goals?

Firstly, to continue the fight against tax avoidance. Major progress was made at the G8 on exchanging economic information, lifting banking secrecy and combating aggressive tax optimization. I expect the G20 summit in St Petersburg next week to build on all these advances.

Secondly, reducing global imbalances. There must be greater coordination between the major economies’ policies, in the governance bodies: at the IMF, the World Bank, the G8 and the G20. The growth of some can’t be achieved to the detriment of others. In the same spirit, it’s essential for currencies to reflect the real state of economies.

CLIMATE CHANGE

Lastly, to reach a climate agreement.

We can’t recognize global warming and stand idly by.

That will be the point of the 2015 Conference, which will take place in France – because we suggested holding the conference.

In order to be successful, we have to reconcile two requirements: the aspiration for development, especially in the poorest countries, and the need to keep global warming within sustainable levels.

Our approach will therefore depend on the voluntary contributions of states, assessed on the basis of reliable and transparent criteria, and on a global agreement that will be binding on all countries, in line with the principle of “common but differentiated responsibility”.

France intends to set an example through its own energy transition and by upholding its European commitments. It has already initiated a process of persuasion.

That’s the task I have entrusted to Nicolas Hulot.

I have confidence in our ability to get past the failure of Copenhagen.

President Obama made a strong commitment to the issue of global warming, and my exchanges with the Chinese, Indian, and Brazilian leaders, as well as with the African heads of state, confirm my view that it is possible to achieve a compromise.

DEVELOPMENT FINANCING/GLOBAL FUND TO FIGHT AIDS, TUBERCULOSIS AND MALARIA

 

This is also true for ensuring development financing.

France is the world’s fourth-largest donor. I made the commitment to overhaul the framework of this policy, which represents over €9 billion a year. This is the purpose of the bill on our development policy, championed by Pascal Canfin.

France’s action will focus on the poorest countries and will plan to bring together all the development players, particularly local authorities, NGOs and businesses.

I have also asked for our contribution to the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria to be maintained at its current level.

EUROPE/ECONOMIC PROGRESS

Ladies and gentlemen ambassadors,

It is France’s responsibility to take the initiative in Europe.

Progress has been made over the past year:

The Euro Area’s integrity has been safeguarded. Greece has been rescued, not without pain.

Stability and solidarity mechanisms have been introduced. The ECB played its part in this.

The fiscal compact has been ratified.

Banking union has got under way.

Growth has been put back at the heart of the agenda.

Youth employment became our shared priority. France will, incidentally, be hosting a second European conference on this topic in November.

So many advances that few imagined possible in the space of a year.

Today, Europe is emerging from recession. Everything which can boost economic activity and create jobs must be speeded up and encouraged. We won’t manage this unless Europe reorders its priorities.

FUTURE OF EUROPE/FRENCH PROPOSALS/EUROGROUP/ENERGY/DEFENCE/“DIFFERENTIATED EUROPE”

My proposals are threefold: simplify, move forward, clarify.

- Simplify, with a stabilized Eurogroup presidency, the establishment of an economic government for the Euro Area, and harmonization of fiscal and social rules, particularly the minimum wage.

- Move forward. This means fleshing out the European project in at least three areas: first, energy. I’m arguing for an energy community which ensures interconnecting networks, security of supply and climate protection. Secondly, digital technology. In October I would like Europe to define its own rules to protect private data and the technology it needs on its soil.

Finally, defence. I want, at the December European Council, to give impetus to a European industry, implement structural programmes and move towards Defence Europe.

- Clarify. It is time to draw conclusions from the different relations member countries maintain with the European Union. I respect the choices of those who want to leave things as they are and even of those who might decide to stand on the sidelines. But I above all intend to go further with the countries which have decided to forge ahead. It’s our project of mutually-supportive integration in a “differentiated Europe” where there would be distinct paces, content and even decision-making rules, whilst keeping the union of all [member states] as an area of freedom, democracy and solidarity.

GERMAN PRESIDENT’S VISIT TO FRANCE

On all these issues and thus on this initiative, France intends to act in harmony with Germany, because our two countries are indissociable. Irrespective of the government, irrespective of the majority, we are duty-bound to promote Europe’s future. Next week, I shall be welcoming President Gauck to France on a state visit.

He wants to go to several symbolic places: to Paris, of course, where the bulk of the visit will take place; to Marseille, to give the city encouragement and also pay tribute to its cultural renaissance; and finally to Oradour-sur-Glane, to convey the message – the only one that truly matters: forget nothing and be able, at the same time, to build the future together.

It will further demonstrate the strength of this friendship. This friendship has the characteristic of not overly focusing on the two countries which decided on it, but of being at the exclusive service of the European idea.

FUTURE OF EUROPE

Immediately after the German elections, I would like France and Germany to retake the initiative, as our two countries have been able to do at each stage of the European enterprise.

For all these reasons – and I’m not forgetting the appointment of the new European Parliament – the year ahead will be decisive for Europe’s future.

Do I have to oversimplify almost to the point of caricature? Either Europe is able to draw up a project for itself again, or slowly but surely it will undergo a process of disintegration and declining in status, which will not just be fatal for Europe – which has been the great human adventure of the past 70 years – but will harm the whole world, because Europe is a benchmark, a framework, even an example of regional cooperation.

FRENCH DIPLOMACY

Ladies and gentlemen ambassadors,

You carry France’s message. This is both a responsibility and an honour.

During my many visits, I have noted the quality of our diplomatic tool and of all those civilian and military staff contributing to it. Laurent Fabius would quite rightly like to develop it. It isn’t a question of “change for change’s sake”, it’s a question of being able to take up the world’s challenges and react to its changes.

France must be active everywhere – that’s your mission and ours too.

- Active in finding political solutions to tensions which flare up,

- Active in backing peoples’ aspirations,

- in supporting the poorest countries,

- in promoting essential regulation,

- in forging partnerships with the emerging countries,

- finally, active in exercising our responsibility.

There are times when this responsibility is tough: do we commit France or not? Do we act or not? Do we take decisions or not? Do we intervene or let things take their course? This question has been put to the Head of State at specific moments in our country’s history. Once again, the question is back or is going to be back in the next few days.

Do we act or not? Do we get involved or leave it to others? France has decided to exercise its responsibility everywhere, for itself and for world stability.

Thank you./.

 

Type de contenu : Déclaration/DiscoursLe texte en espagnol

XXI Conferencia de Embajadores - Discurso del Presidente de la República, Sr. François Hollande

Sr. Presidente del Senado,

Sr. Presidente de la Asamblea Nacional,

Señoras y Señores Ministros,

Señoras y Señores Parlamentarios,

Señoras y Señores Embajadores,

Damas y caballeros:

 

 

En el momento en que estoy hablando ante ustedes, el mundo está horrorizado luego de la revelación del uso de armas químicas en Siria.

 

Todo lleva a creer que es el régimen quien ha cometido este infame acto, quel lo condena definitivamente a los ojos del mundo pues es una ignominia el hecho de recurrir a armas que la Comunidad de Naciones rechaza desde hace 90 años en todos sus convenios internacionales.

 

¿Acaso debo recordar que este conflicto ya ha causado más de 100 000 muertes, y que ya se propaga al conjunto de la región? En Líbano con atentados; en Jordania y Turquía por la afluencia de refugiados; en Irak por el desencadenamiento de violencias sangrientas: esta guerra civil amenaza hoy la paz del mundo.

 

Desde hace un año, Francia ha estado actuando, y lo hizo por iniciativa de la Conferencia de Amigos del Pueblo Sirio que se reunió en París durante el mes julio de 2012. Francia fue la primera en reconocer, el pasado mes de septiembre, a la Coalición Nacional como representante legítimo del pueblo sirio y con mucha rapidez, dio con generosidad a la oposición las ayudas humanitarias y materiales para que ésta llevara a cabo su combate.

 

Hoy, nuestra responsabilidad es buscar la respuesta más adecuada a las exacciones del régimen sirio, una vez que termine la parte esencial de la misión de investigación de las Naciones Unidas.

 

La masacre química de Damasco no puede quedarse sin respuesta. La comunidad internacional no puede permanecer sin reaccionar ante el uso de armas químicas. Francia está dispuesta a castigar a aquéllos que tomaron la infame decisión de gasear a inocentes.

 

Estos últimos días, he multiplicado las consultas con nuestros aliados, en particular, americanos y europeos, así como con nuestros socios árabes, para contemplar todas las opciones. Mañana, convocaré un Consejo de Defensa y se informará al Parlamento de la situación a la brevedad posible.

 

Además, decidí aumentar nuestro apoyo militar a la Coalición Nacional Siria, en cumplimiento a nuestros compromisos europeos.

 

Sólo con esta firmeza una solución política podrá un día prevalecer en Siria.

 

La responsabilidad de Francia: tal es el sentido y el honor de la política exterior que estoy conduciendo con Laurent Fabius desde mi elección.

 

Esta responsabilidad se basa en tres grandes principios:

 

- la independencia, que nos lleva a cada momento a decidir en plena soberanía, pero permaneciendo fiel a nuestras alianzas, a la solidaridad europea y a nuestros acuerdos bilaterales. Esta es la libertad que hace a Francia útil al mundo y a la paz.;

 

- el respeto del derecho internacional: es la mejor garantía para respetar las fronteras, para solucionar los desacuerdos y para hacer que prevalezca la seguridad colectiva. Pero el derecho internacional debe evolucionar con su época y no puede ser un pretexto para dejar

que se cometan masacres de masa. Esta es la razón por la que reconozco el principio de “la

responsabilidad de proteger” a las poblaciones civiles, que la Asamblea General de las Naciones Unidas votó en 2005;

 

- finalmente, la exigencia del diálogo pues Francia quiere ser un puente entre los continentes y evitar lo que algunos han dado en llamar el choque de las civilizaciones; Francia quiere ser una “potencia de referencia”, es decir una nación que se expresa más allá de sus propios intereses.

 

Estos principios, para ser efectivos, se basan en medios de acción. Ante todo su diplomacia pero también sus capacidades militares que le confieren un papel particular, y que su estatuto en calidad de miembro permanente del Consejo de Seguridad viene aún más a reforzar.

 

Francia debe pues asegurarse de que su herramienta de defensa sigue siendo fiable, y es lo que garantizará la próxima ley de programación militar, inspirada en los trabajos del Libro blanco sobre la defensa. Francia mantendrá durante los siguientes cinco años los créditos del presupuesto de la Defensa incluso en este período tan difícil para nuestras finanzas públicas. Pero es la condición sine qua non para preservar nuestra credibilidad y decidir una intervención cada vez que nuestro país lo considere necesario, en el marco del derecho internacional.

 

Este fue el caso en Malí el 11 de enero. No para reemplazar a los africanos, sino para actuar con ellos…

 

Siete soldados franceses murieron en la operación Serval, y varias decenas más resultaron heridos. Quiero rendir homenaje a su sacrificio y de manera más amplia a nuestras fuerzas que permitieron liberar el territorio de Malí y organizar la celebración de una elección presidencial cuyo desarrollo elogio, pues dio una fuerte legitimidad a su nuevo Presidente, Ibrahim Boubacar Keita.

 

En ocho meses, de enero a julio, habremos triunfado así a apartar a los terroristas, darle seguridad a Malí y comprometer la transición política. Difícilmente una operación, estos últimos años, habrá podido alcanzar sus objetivos en un plazo tan breve.

 

A partir de ahora Francia va a reducir su presencia militar pero seguirá apoyando a Malí en los retos que le esperan: restaurar el Estado, mejorar la gobernancia, garantizar la seguridad, llevar a buen fin el desarrollo y hacer patente una vigilancia extrema.

 

Y es que los grupos violentos, los terroristas al igual que los traficantes pretenden instalarse ahí donde el o los Estados no pueden ya controlar su territorio, y ahí donde la cooperación regional no funciona.

 

Esto lo vemos en República Democrática del Congo en donde se multiplican las atrocidades en las cuales mujeres y los niños son las primeras víctimas. Por ello obtuvimos de las Naciones Unidas, la instauración de una brigada de intervención en los Kivus. Y corresponde ahora a la MONUSCO oponerse en Goma a los grupos armados que desestabilizan la región.

 

Del mismo modo ya es el momento, ahora más que nunca, de actuar en República Centroafricana. Este país está al borde de la “somalización”. Me entrevisté con las ONG que laboran ahí y hacen un trabajo admirable, pero el balance es abrumador: 60 000 niños corren el riesgo de morir de desnutrición, un millón y medio de habitantes de cinco millones han sido desplazados.

 

Hago un llamado a la Unión Africana y al Consejo de Seguridad para que se ocupen de esta situación y Francia los ayudará. Pero lo recuerdo aquí, corresponde sobre todo a los africanos garantizar su seguridad.

 

Este es el sentido de la Cumbre del Elíseo que se celebrará en diciembre, ocho meses después de que la Unión Africana decidió crear una capacidad de respuesta para crisis, y seis meses después de la reunión sobre seguridad marítima en el Golfo de Guinea, que emprendió acciones contra la piratería.

 

Europa estará representada en la Cumbre de París, pues es juntos como debemos responder a las solicitudes de los países africanos en materia de formación, de encuadre y de equipamientos para sus ejércitos, ya que este continente tiene mucho porvenir, y debe por sí mismo controlar su destino. Francia estará a su lado, sin incluso buscar nada para sí.

 

La responsabilidad de Francia consiste también en apoyar a los países árabes en sus difíciles transiciones. Recordé en Túnez que ninguna religión era incompatible con el ejercicio de la democracia y que el Islam podía aportar una nueva prueba siempre y cuando se respetaran las libertades individuales, la igualdad entre mujeres y hombres así como el pluralismo.

 

Por ello Francia es solidaria con el pueblo tunecino para permitirle encontrar la palabra a través de la organización rápida de elecciones tan incontestables como las de 2011. Es una razón de más para denunciar a los autores de las violencias que afectan en Túnez a militantes políticos y que ponen conscientemente en peligro el proceso democrático.

 

Es en nombre de estos mismos valores que hacemos un llamado a las autoridades egipcias para restablecer lo más pronto posible la paz civil y encaminarse hacia nuevas elecciones con el conjunto de las partes activas de la sociedad. Francia está disponible para contribuir con otros a una mediación y hace esta propuesta sin intención de injerencia y con la única preocupación de ser eficaz.

 

Deseo extender mis observaciones ofreciendo nuevas perspectivas de cooperación a los países de la región. Propuse en Malta en la Cumbre 5+5 que construyéramos juntos un Mediterráneo de proyectos. No podemos quedarnos en las iniciativas sin futuro de estos últimos años. Hago un llamado a nuevas asociaciones menos ambiciosas pero más concretas.

 

No obstante, estoy muy consciente de que nada sólido podrá hacerse sin que el conflicto israelo-palestino se haya solucionado.

 

La posición de Francia es constante. Se conocen las bases de una solución justa y duradera, las cuales radican en la coexistencia de dos Estados, viables, que se reconozcan mutuamente a uno y otro lado de fronteras seguras.

 

He apoyado la admisión de Palestina en las Naciones Unidas como Estado observador no miembro. Pero ningún voto podría remplazar debates directos. Por ello elogio la reanudación de las negociaciones, alentada con obstinación por la administración estadounidense. Que nadie se equivoque: es una de las últimas oportunidades para lograr la paz que no debe perderse. Con sus socios europeos, Francia está dispuesta a desempeñar todo el papel que le corresponde con israelíes y palestinos y en concertación con sus socios árabes. Esto es lo que iré a decir en Israel y Palestina este otoño.

 

Pero otro asunto amenaza la paz en esta región: es el programa nuclear iraní, tomando en cuenta que tiene una finalidad militar. Hasta ahora las negociaciones han fracasado, pero quiero creer que la elección del Presidente Rohani podrá cambiar la situación, pues Irán paga el precio de las sanciones y del aislamiento. Y este precio seguirá creciendo si nada cambia. Este gran país debe decidir por la transparencia y el respeto pleno y total de sus obligaciones internacionales. Espero entonces gestos concretos, rápidos, comprobables y verificados.

 

Pero el tiempo apremia. A medida que Irán se dota de los medios de lo inaceptable, la amenaza crece, y la cuenta regresiva ya empezó. De ahí la urgencia de una negociación en el marco del EU3+ 3 que debe desembocar rápidamente en logros concretos.

 

Así, en todos los retos, en todos los conflictos, en todas las crisis, Francia hace oír su voz. No para sí misma, para su influencia y sus intereses, sino para la idea que ella se hace del equilibrio del mundo y su responsabilidad.

 

Su responsabilidad es también sacar todas las conclusiones de los cambios planetarios.

 

Las nuevas potencias se cuentan de ahora en adelante por decenas: en veinte años, el porcentaje de países emergentes en el PIB mundial pasó de 36 a 50%. Los más grandes ya han alcanzado niveles tecnológicos comparables a los de los países desarrollados, y disponen de reservas de divisas considerables.

 

Inmensas clases medias se desarrollan en estos países: se prevé que las capas urbanas contarán con más de cuatro mil millones de individuos en diez años, la mitad de las cuales en Asia. Se trata de un reto económico pero es también una oportunidad considerable para nuestras empresas, nuestros universitarios, nuestros creadores.

 

Tengo confianza en la capacidad de Francia para enfrentar esta competición. Pero claro, nuestro país debe saber tomar todavía las decisiones correctas, adaptar sus políticas, modernizar su economía. Estas reformas, las emprendí.

 

El objetivo que establecí consiste en recuperar para 2017 el equilibrio de nuestra balanza comercial, sin contar la energía.

 

El conjunto de las herramientas del Estado deben movilizarse. Nuestras embajadas, nuestros consulados, nuestros servicios económicos en el extranjero, Ubifrance, la Coface, la Agencia francesa para las inversiones internacionales: todos deben trabajar juntos con un solo objetivo, apoyar a nuestras empresas en la conquista de nuevos mercados.

 

Los instrumentos de financiamiento de las exportaciones deben también mejorarse: no es aceptable que grandes ofertas industriales francesas se vean penalizadas frente a sus competidores por falta de apoyo financiero. El Gobierno trabaja en ello.

 

Las PYMES deben ser una de las prioridades de la diplomacia económica. Detrás de cada gran contrato ganado, los subcontratistas, los fabricantes de equipos, los proveedores franceses deben ellos también acceder a los mercados. Los conmino, señoras y señores Embajadores a velar por ello.

 

De forma paralela, nuestro territorio debe atraer más a los inversionistas, a los empresarios, a los investigadores, a los estudiantes. Se concederán todas las facilidades, incluso en la expedición de visas.

 

El turismo debe erigirse como la gran causa nacional, lo que supone mejorar la recepción en los aeropuertos, reforzar la seguridad, elevar el nivel de los equipamientos como el de las prestaciones. Francia ya es el primer destino turístico del mundo, y su objetivo consiste en lograr el primer resultado turístico de todos los países europeos.

 

No hay la economía por una parte, la proyección internacional por la otra. Todo contribuye a la presencia de Francia en el mundo.

 

Y así sucede con nuestra política universitaria. Francia recibe a 48 000 investigadores internacionales y 300 000 estudiantes extranjeros: debemos hacer aún más. Es el papel de Campus France, cuya misión consiste en orientar todavía más a estudiantes prometedores hacia nuestros universidades y nuestras escuelas de prestigio.

 

Nuestra red cultural es también una palanca para afirmar la “marca Francia”, promover a nuestros creadores, nuestros arquitectos, hacer de nuestro arte de vivir una aspiración en las clases medias emergentes.

 

Una diplomacia activa, es también una diplomacia orientada hacia los Franceses del extranjero. Hélène Conway se ocupa de ello. El número de nuestros compatriotas que viven fuera de nuestras fronteras se duplicó en 15 años. Nuestro país cuenta con más de dos millones, que participan en la vida económica, cultural y social de su país de residencia. El hecho de pasar una parte de su trayectoria profesional en otro país se convierte en una experiencia cada vez más común. Es una evolución a la que nuestra diplomacia debe adaptarse, al mismo tiempo para apoyar a nuestros conciudadanos pero también para valorizar su presencia.

 

El resplandor de Francia es su lengua: el espacio francófono reúne 15% de riqueza mundial, lo cual es una ventaja formidable. En África, que contará con 600 millones de francófonos en 2050, pero también en Asia y en América en donde nuestra lengua se usa más todavía. Y en todos los foros en donde se toman las decisiones pues para que el mundo de mañana se piense en francés, es necesario todavía que lo hable. Es la misión que he confiado a Yamina Benguigui.

 

Francia es una nación universal. Tiene vocación para definir verdaderas asociaciones con

grandes países.

 

Con China, deseo que el quincuagésimo aniversario del restablecimiento de nuestras relaciones diplomáticas de la pauta para proseguir nuestra cooperación, en materia nuclear civil y en materia energética, y también para reequilibrar nuestros intercambios.

 

El Primer Ministro chino me había dicho por cortesía que China no tenía vocación para ser,

con respecto a Francia, excedentaria. Le respondí, con la misma cortesía, que Francia no tenía tampoco vocación para ser estructuralmente deficitaria con respecto a China. Teníamos seguramente algo que hacer para encontrarnos, pero también para recibir más inversionistas chinos en Francia.

 

No me gustaría aquí crear nuevos temores, pero cuando tenemos la posibilidad de tener capitales que se invierten en Francia, incluso en nuestro aparato industrial, no quiero rechazarlos.

 

De la misma manera que apoyamos las inversiones que se hacen en el extranjero, partiendo de Francia – ya que es un medio para acceder a mercados, ocupar posiciones – debemos admitir que haya inversiones industriales traídas por los países emergentes a Francia. Existe desde hace muchos años una diferencia muy grande entre las inversiones francesas en el extranjero y las inversiones extranjeras en Francia. Incluso si Francia es uno de los países en donde hay más de inversiones de países extranjeros que vienen a nuestro territorio, aportando así sus capitales.

 

Con India, la mayor democracia del mundo, deseo ampliar todavía más nuestras relaciones económicas, nuestra cooperación de defensa y nuestros intercambios culturales.

 

Con Japón, la visita de Estado que efectué en el pasado mes de junio permitió volver a renovar nuestra asociación de excepción con la tercera economía del mundo que ha colocado el crecimiento en la parte medular de su agenda.

 

Con Brasil, que va a ser el anfitrión de acontecimientos internacionales de primera importancia, Francia tiene afinidades particulares. Tendré la oportunidad de dar fe de ello cuando viaje hacia este país antes de fin de año.

 

Con Sudáfrica, el diálogo estrecho que nuestros dos países mantienen sobre la seguridad del

continente es particularmente valioso puesto que permite terminar con la división entre el África anglófona y el África francófona.

 

Por fin, quiero mencionar a Rusia: sabemos lo que se nos acerca – la historia, la economía, la cultura – y también lo que nos separa, pero es esta franqueza la que nos permite avanzar, pues tengo el deber de expresar en todas partes nuestro compromiso en pro del respeto de los Derechos Humanos.

 

Francia se honra al defenderlos – cuando se atenta contra ellos – y al recordar la exigencia de dignidad, de igualdad entre hombres y mujeres, pero también de lucha contra el homofobia que adquiere proporciones inquietantes.

 

La responsabilidad de Francia consiste en contribuir a gobernar mejor el mundo. ¿Cuáles son nuestros objetivos?

 

Ante todo proseguir la lucha contra la evasión fiscal: se lograron algunos progresos importantes en el G8 sobre el intercambio económico de información, la supresión del secreto bancario y la lucha contra la optimización fiscal agresiva. Espero que el G20 de San Petersburgo, la próxima semana, prolongue todos estos avances.

 

Después reducir los desequilibrios globales. Las grandes economías deben coordinar más sus políticas en las instancias de gobernancia, en el FMI, el Banco Mundial, el G8, el G20. El crecimiento de unos ya no puede hacerse en detrimento de los otros. Con la misma óptica resulta esencial que las monedas reflejen el estado real de las economías.

 

Finalmente, llegar a un acuerdo sobre el clima: no podemos constatar el calentamiento planetario y quedarnos sin hacer nada. Este será el objetivo de la Conferencia de 2015 que se celebrará en Francia, tomando en cuenta que hemos propuesto organizarla.

 

Para que sea exitosa, debemos conciliar dos imperativos: la aspiración al desarrollo a fortiori de los países más pobres, y la necesidad de contener el calentamiento climático en límites sostenibles.

 

Nuestro enfoque se basará entonces en las contribuciones voluntarias de los Estados, evaluadas de acuerdo con criterios fiables y transparentes, y en un acuerdo global que comprometerá a todos los países, según el principio de “responsabilidad común pero diferenciada”.

 

Francia, que tiene la vocación de dar el ejemplo a través de su propia transición energética y el respeto de sus compromisos europeos, ya ha emprendido un trabajo de convicción: esta es la misión que he confiado a Nicolas Hulot. Tengo confianza en nuestra capacidad para superar el fracaso de Copenhague.

 

El Presidente Obama se ha comprometido fuertemente con la cuestión del calentamiento y mis intercambios con los dirigentes chinos, hindúes, brasileños, así como con los Jefes de Estado africanos, me confirman que la idea de una vía de compromiso es posible.

 

Y esto es también real para garantizar el financiamiento del desarrollo.

 

Francia es el cuarto donante mundial. Yo había asumido el compromiso de renovar el marco de esta política que representa más de 9 000 millones de euros anuales. Este es el objetivo del proyecto de ley sobre nuestra política de desarrollo, del cual se ocupa Pascal Canfin.

 

La acción de Francia se concentrará en los países más pobres y preverá asociar al conjunto de actores del desarrollo, en particular, las entidades locales, las ONG, las empresas. También pedí mantener nuestra contribución al Fondo mundial de lucha contra el SIDA, el paludismo y la tuberculosis en su nivel actual.

 

Señoras y señores Embajadores:

 

La responsabilidad de Francia, es tomar la iniciativa en Europa. Desde hace un año, se han logrado avances:

 

- se preservó la integridad de la zona euro;

- se salvó a Grecia, no sin dolor;

- se introdujeron mecanismos de estabilidad y solidaridad: el BCE asumió su parte de responsabilidad;

- se ratificó el Pacto Presupuestario;

- se emprendió la unión bancaria;

- el crecimiento se volvió a poner en la parte medular de la agenda;

- el empleo de los jóvenes se convirtió en nuestra prioridad común: Francia será por cierto la anfitriona de una segunda Conferencia Europea sobre este tema en noviembre.

 

Son tantos los avances que pocos se imaginaban que pudieran ser posibles en un año.

 

En la actualidad, Europa sale de la recesión: todo lo que pueda reactivar la actividad y crear

empleos deben acelerarse y ampliarse, y sólo lo lograremos con una reorientación de Europa.

 

 

Mis propuestas se declinan en tres puntos: simplificar, avanzar, clarificar

 

• SIMPLIFICAR. Con una Presidencia estabilizada del Eurogrupo, con la instauración de un gobierno económico de la zona Euro, y con una armonización de las normas fiscales y sociales, en particular, el salario mínimo.

 

• AVANZAR. Es dar contenido al proyecto europeo, en al menos tres ámbitos:

- en primer lugar la energía. Abogo por una comunidad de la energía que garantice la interconexión de las redes, la seguridad de suministro, la protección del clima;

- posteriormente, lo digital. Deseo que Europa defina a partir de octubre sus propias normas de protección de datos privados y las tecnologías que necesita en su territorio;

- finalmente la defensa. Deseo, con motivo del Consejo Europeo de diciembre, dar un impulso a una industria europea, poner en marcha programas estructurales e progresar hacia la Europa de la Defensa.

 

• CLARIFICAR. Ya es hora de sacar las conclusiones de diversidad de las relaciones que mantienen los países miembros con respecto a la Unión Europea. Respeto las decisiones de los que quieren quedarse ahí e incluso aquellos que decidirían apartarse. Pero tengo sobre todo la intención de ir más lejos con los países que están decididos a ir hacia adelante. Se trata de nuestro proyecto de integración solidario en una “Europa diferenciada”, en dónde los ritmos, los contenidos e incluso las reglas de decisión serían distintos, pero manteniendo al mismo tiempo la unión de todos como espacio de libertad, democracia y solidaridad.

 

Sobre todos estos temas y por lo tanto de esta iniciativa, Francia se propone actuar en armonía con Alemania, porque nuestros dos países son indisociables: independientemente de los gobiernos, de las mayorías, tenemos la obligación de llevar el futuro de Europa. La próxima semana, recibiré al Presidente de la República Federal, el Sr. Gauck, en visita de Estado a Francia.

 

El Presidente ha querido ir en varios lugares simbólicos: París por supuesto, en dónde se llevará a cabo lo esencial de la visita; Marsella, para alentar a esta gran ciudad y elogiar también su renacimiento cultural; y por fin en Oradour-sur-Glane, para llevar el mensaje, el único que vale: no olvidar nada y ser capaz, al mismo tiempo, de construir el porvenir juntos.

 

Será una nueva demostración de lo que es la fuerza de esta amistad. Esta amistad tiene la característica de no estar replegada a los dos países que lo decidieron así, sino de estar al servicio exclusivo de la idea europea.

 

Al término de las elecciones alemanas, deseo que Francia y Alemania retomen la iniciativa, como nuestros dos países han sido capaces de hacerlo, en cada etapa de la construcción europea.

 

Por todas estas razones, y no olvido la renovación del Parlamento Europeo, el año que se abre será decisivo para el porvenir de Europa.

 

¿Debo ser casi esquemático por no decir caricaturesco? O Europa es capaz se volver a hacer un proyecto, o lenta pero seguramente sufrirá un proceso de desintegración, de desclasificación que será fatal, no sólo para Europa – que ha constituido la gran aventura humana de estos últimos 70 años – sino que será perjudicial también para el conjunto del mundo: porque Europa es una referencia, es un marco, es incluso un ejemplo de cooperación regional.

 

Señoras y señores embajadores:

 

Son ustedes portadores del mensaje de Francia, lo cual es la vez una responsabilidad y un honor.

 

He podido constatar, durante mis numerosos viajes, la calidad de nuestra herramienta diplomática y de todos aquellos que contribuyen a ella, civiles y militares. Laurent Fabius desea, con justa razón, hacerlo evolucionar. No se trata de “cambiar por cambiar”, se trata de ser capaz de asumir los retos y los cambios del mundo.

 

Francia debe estar por todas partes en movimiento: esa es su misión y también la nuestra.

 

- en movimiento para buscar soluciones políticas a las tensiones que surgen;

- en movimiento para apoyar las aspiraciones de los pueblos;

- para respaldar a los países más pobres;

- para promover las regulaciones indispensables;

- para establecer asociaciones con los países emergentes,

- finalmente en movimiento, para ejercer nuestra responsabilidad.

 

Hay momentos en los cuales esta responsabilidad es pesada: ¿comprometer o no comprometer a Francia? ¿Actuar o no actuar? ¿Decidir o no decidir? ¿Intervenir o dejar que pasen las cosas? Esta interrogante se plantea al Jefe de Estado en momentos particulares en la historia de nuestro país. Una vez más, esta interrogante regresa o va a regresar en los próximos días.

 

¿Actuar o no actuar? ¿Estar ahí o dejar que los otros lo hagan? Francia ha decidido ejercer, en todas partes, su responsabilidad para sí misma y para el equilibrio del mundo.

 

Gracias.


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