Le Président de la République se rend dans le Val-de-Marne afin de visiter le centre logistique des Restos du cœur qui approvisionne les centres de distribution des départements du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, de l'Essonne et de Paris. Nicolas Sarkozy parcourt les zones de stockage et de reconditionnement des denrées, puis il échange avec les salariés et les bénévoles de l'association. A l'issue de cette visite, le Président se rend dans un centre de distribution du 15e arrondissement de Paris.
Les Restaurants du Cœur
L'association « Les Restaurants du Cœur - les Relais du Cœur » a été fondée par Coluche en 1985. Elle est reconnue d'utilité publique.
L'association compte 10 antennes nationales et 117 antennes départementales et locales, qui gèrent plus de 2000 centres dans toute la France, avec l'aide de 60 000
bénévoles.
En 2010, les Restos du Cœur ont distribué 110 millions de repas à 860 000 personnes. Ils agissent également dans le domaine de l'hébergement d'urgence
(2000 personnes hébergées et 1750 logées en 2010), de retour à l'emploi (96 ateliers et chantiers d'insertion, 1500 salariés en contrats aidés), de la culture et
des loisirs (vacances, accompagnement scolaire, bibliothèques...)
Les Restos du Cœur disposent d'un budget de 169 millions d'euros, auquel l'Etat contribue via le Programme National d'Aide Alimentaire (PNAA), doté de 4
millions d'euros en 2010 (contre 2,6 millions d'euros en 2007). S'ajoutent à cette contribution divers crédits issus du budget de l'Etat. Les Restos ont en outre
bénéficié des crédits du Plan de Relance (2,2 millions d'euros sur les 20 millions d'euros de l'enveloppe affectée aux associations caritatives).
Les Restos peuvent également compter sur un réseau de 540 000 donateurs, qui ont apporté en 2010 74 millions d'euros en dons et legs. Les dons sont
encouragés par la « Loi Coluche » de 1989, qui ouvre droit à une réduction d'impôt sur le revenu équivalente à 75% du montant du don. Ainsi, un don aux
Restos de 100 euros ne revient en réalité qu'à 25 euros, la différence étant prise en charge par l'Etat sous forme de dépense fiscale. Au total, la réduction
d'impôt « Loi Coluche » représente chaque année un effort d'un milliard d'euros de la part de l'Etat en faveur des associations.
Comme l'ensemble du secteur associatif, les Restos du cœur peuvent bénéficier de contrats aidés dont le coût est très largement pris en charge par
l'Etat. Un emploi à mi-temps de 20 heures rémunéré au SMIC revient ainsi à 65€ pour l'association. Les Restaurants du cœur ont embauché 1458
salariés en contrat aidé, répartis entre 96 chantiers d'insertion, dans 48 départements.
Le centre logistique de Vitry-sur-Seine, visité par le Président
Ce centre de 4000 m² assure deux des missions des Restos du Cœur : l'organisation de la distribution alimentaire et l'insertion grâce à
l'embauche de personnes en contrat aidé. L'année dernière, 6,5 millions de colis repas y ont été préparés. Le centre emploie 6 bénévoles, 7 salariées en CDI
et 30 salariés en contrat d'insertion qui remplissent une véritable mission de terrain. Plus de 40% des salariés en contrat aidé retrouvent un emploi ou une sortie
positive vers la formation professionnelle débouchant sur un diplôme reconnu. L'Etat participe au financement de ce chantier d'insertion.
L'action de l'Etat contre la précarité et l'exclusion
Depuis 2007, l'Etat s'est fortement engagé dans la lutte contre la précarité et l'exclusion. Cette action a été rendue encore plus nécessaire par la crise économique. Même si beaucoup d'efforts demeurent à accomplir (Les Restos du Cœur sont encore nécessaires 27 ans après leur création et l'aide qu'ils distribuent est croissante), l'action de l'Etat a permis d'amortir les conséquences de la crise.
Action en faveur des revenus
La mise en œuvre du Revenu de Solidarité Active (RSA) a contribué à sortir des travailleurs pauvres de l'exclusion, et les aides mises en place par l'Etat, en particulier pendant la crise, ont permis à la France de mieux s'en sortir que ses partenaires (taux de pauvreté de 13,5% en France, contre 15,5% en Allemagne ou 19% en Espagne).
Action au niveau communautaire en faveur du PEAD
Au niveau européen, la France s'est battue afin que le Programme européen d'aide aux plus démunis (le PEAD), soit reconduit pour 2 ans, alors que plusieurs Etats membres souhaitaient le remettre en cause. L'enveloppe PEAD attribuée à la France sera augmentée, passant de 16 millions à 70 millions d'euros.
D'ici à 2014, il sera nécessaire de réfléchir à l'avenir de l'aide alimentaire sans le PEAD. En particulier, une meilleure coopération doit se mettre en place entre les associations et les acteurs de la grande distribution/restauration collective, qui chaque année jettent à la poubelle plusieurs centaines de milliers de tonnes d'aliments encore consommables.
Action en faveur du logement et de l'hébergement
Le nombre de places d'hébergement n'a jamais été aussi élevé (116 000 places au niveau national, soit 25 000 places supplémentaires depuis 2007), et un plan exceptionnel d'humanisation, de rénovation et de création de places a été lancé. C'est 170 millions d'euros d'investissement de l'Etat.
L'Etat a également investi massivement dans le logement, car l'hébergement ne constitue pas une solution pérenne. 130 000 logements sociaux sont produits chaque année, c'est trois fois plus qu'il y a 10 ans. En Île-de-France, un nouveau logement sur deux est un logement social. Plus généralement, le crédit à l'immobilier et les aides budgétaires et fiscales au secteur du logement représentent 40 milliards d'euros cette année, soit 2% du PIB, et 10 milliards d'euros de plus qu'en 2007.
Afin que les logements sociaux bénéficient d'abord à ceux qui en ont le plus besoin, la loi de février 2009 prévoit de libérer les logements trop grands pour les locataires. Elle supprime en outre le droit au maintien dans les lieux aux locataires qui ont des revenus 2 fois supérieurs aux plafonds (à l'exception des personnes âgées de plus de 65 ans ou qui sont handicapées). Elle abaisse aussi de 10% les plafonds de ressources pour avoir accès à un logement social. C'est une question de justice sociale.
Action en faveur du bénévolat et des associations caritatives
Le soutien des bénévoles ne se relâche pas. Il était donc naturel que l'Etat soit lui aussi constant dans son effort de soutien. Lorsqu'un projet d'amendement au budget 2012, qui aurait limité le soutien fiscal aux dons (en rabotant la « niche Coluche »), a été déposé par des parlementaires, le Gouvernement a donné un avis défavorable et l'amendement a été retiré avant même d'être débattu. Ainsi la « Loi Coluche » et ses effets positifs sur les dons faits à des associations qui, comme les Restos du Cœur, remplissent une véritable mission de service public, ont été préservés.






























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