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Accueil > Les dossiers > Enseignement supérieur/Recherche > 50e anniversaire du CNES (22 novembre 2011)

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50e anniversaire du CNES et politique spatiale de la France (Toulouse, 22 novembre 2011)

Le président de la République s'est rendu à Toulouse (Haute-Garonne), mardi 22 novembre 2011, au Centre National d'Études Spa ...

« L'espace contient les clés de notre futur sur terre. Depuis 50 ans, l'espace est un élément déterminant du rayonnement de la France en Europe et dans le monde »

Le Président de la République se rend à Toulouse au Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), qui célèbre cette année son 50e anniversaire. Le Président visite des installations du Centre. Les principaux programmes spatiaux en cours de mise en œuvre ou de développement lui sont présentés. Puis le Président prononce un discours sur l'aventure spatiale française et européenne devant les salariés du CNES et les acteurs de la filière aérospatiale.



CONTEXTE

Le CNES, 50 ans d'histoire au service de la recherche et de la stratégie spatiales françaises

Le 19 décembre 1961, le CNES est créé sous l'impulsion du Général de Gaulle. Il a pour mission d'élaborer et de proposer au gouvernement la stratégie spatiale française et de la mettre en œuvre, avec notamment l'objectif de réaliser un lanceur spatial et des charges satellitaires. Dans le contexte de la Guerre Froide, la mission originelle du CNES est de placer la France parmi les grandes puissances spatiales aux côtés de l'URSS et des Etats-Unis. Le CNES atteint cet objectif le 26 novembre 1965 avec le lancement de la fusée DIAMANT A, notre premier lanceur spatial, depuis la base algérienne d'Hammaguir, et la mise en orbite du satellite ASTERIX. Prolongeant ce succès majeur, le CNES poursuit le développement de programmes nationaux de lanceurs et satellites, mais devient aussi le moteur de la construction de l'Europe spatiale, au sein de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), qui finance notamment le programme ARIANE (dont le premier tir effectif a lieu le 24 décembre 1979). Le CNES est également chargé de la réalisation du centre spatial de Kourou (Centre spatial guyanais, CSG). Dans les années 70-80, le CNES est au cœur de tous les grands programmes nationaux et européens d'application spatiale : les satellites météorologiques METEOSAT, les satellites d'observation SPOT, les satellites TELECOM et TDF. Il pilote également en lien avec le ministère de la Défense la réalisation des satellites militaires de télécommunication et d'observation (HELIOS).

Aujourd'hui, le CNES est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle conjointe des ministères de la recherche et de la défense. Il est doté de 2,1 milliards d'euros de budget en 2011, dont il verse une part à l'ESA. Le CNES emploie 2500 salariés de droit privé, dont 75% sont des cadres et des ingénieurs, répartis sur 4 sites :

- Evry (direction des lanceurs)

- Kourou (base de lancement)

- Paris (siège)

- Toulouse (systèmes orbitaux, 70% des effectifs)



Le CNES exerce 5 principaux types d'activités

- L'accès à l'espace et la mise en orbite de satellites, indispensables à la souveraineté des Etats européens. Pour ce faire, le CNES met en œuvre le lanceur ARIANE 5, dont il a assuré la conception d'ensemble. Dans le cadre d'un accord avec la Russie, le lanceur de classe moyenne SOYOUZ peut désormais également être tiré de Kourou. Le lanceur VEGA est pour sa part développé pour l'ESA par l'agence spatiale italienne avec le concours du CNES.

- L'observation de la terre, de l'environnement et du climat (avec les satellites SPOT 5)

- L'exploration de l'univers, avec la mise en œuvre de nombreuses missions scientifiques d'astronomie, astrophysique ou de connaissance du système solaire. Les deux télescopes européens, PLANCK et HERSCHEL, lancés en 2009, sont capables de fournir aux astrophysiciens et cosmologistes des images du ciel complet à 1,5 million de km de la terre. Le satellite COROT a quant à lui permis d'identifier 25 planètes extrasolaires.

- Les applications grand public, pour les télécommunications, la télédiffusion, les balises de secours et la géolocalisation (GALILEO).

- La sécurité et la défense (satellites HELIOS, PLEIADES, CSO-MUSIS, ESSAIM, ELISA, CERES...)

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Le Centre Spatial du CNES à Toulouse

Le Centre Spatial de Toulouse (CST), implanté en Midi-Pyrénées depuis 1968, conçoit, développe, réalise, met en orbite, contrôle et exploite les véhicules et les systèmes spatiaux complets (satellites, sondes, ballons) dont le CNES a la responsabilité. Il garantit la qualité des missions spatiales, de leur définition au traitement des données. Sa force repose sur la maîtrise de technologies complexes et sur la synergie qu'il entretient avec la communauté spatiale qui l'entoure : industriels, PME-PMI, laboratoires et centres de recherche, universités, écoles d'ingénieurs et institutionnels. Le CST emploie 1737 personnes (76% de cadres) et représente 70% des effectifs du CNES. Il conduit simultanément une quarantaine de projets spatiaux, et mène des coopérations avec une vingtaine de pays. Le CST abrite le centre de contrôle des satellites HELIOS, et celui du véhicule de ravitaillement automatique européen ATV. Il est également actuellement chargé de la mise à poste des deux premiers satellites de la constellation GALILEO (opération qui permet aux satellites de rejoindre leur orbite finale à 23 000 Km). Il est aussi chargé des activités de trajectographie (présentées au Président) permettant d'assurer la surveillance de l'Espace.



La filière aéronautique et spatiale en Midi-Pyrénées

Cette filière représente 80 000 emplois dont 55 000 dans le réseau de sous-traitance. Elle s'appuie sur la présence de nos leaders aéronautiques (AIRBUS, ATR et DAHER SOCATA) et spatiaux (EADS ASTRIUM et THALES ALENIA SPACE - TAS). L'activité aérospatiale englobe 600 entreprises de sous-traitance de toutes tailles parmi lesquelles de grands équipementiers et sous-traitants (AEROLIA, LATECOERE, THALES, SAFRAN, GOODRICH). Les activités de R&D sont soutenues par le pôle de compétitivité mondial AEROSPACE VALLEY dont les membres représentent 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 33% de l'effectif français du secteur.

La filière aéronautique et spatiale est dynamique, créatrice d'emplois, exportatrice, et devrait continuer de s'inscrire en croissance régulière au cours des prochaines années (notamment grâce à l'A350, METEOSAT et CONSTELLATION IRRIDIUM)

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La politique spatiale du Président de la République

Le Président a fixé les grands axes de notre politique spatiale dans son discours de Kourou de février 2008. Devant le caractère stratégique de la politique spatiale et au regard du coût des programmes spatiaux, la France, première puissance spatiale d'Europe, a fait le choix d'inscrire sa politique spatiale dans un cadre européen renouvelé : le Traité de Lisbonne confie à l'Europe une compétence spatiale partagée, et la Présidence française de l'Union européenne de 2008 a contribué à dynamiser l'Europe spatiale. Pour autant, la conduite des programmes s'appuie sur l'ESA et les agences des états membres.

La France place au cœur de sa politique spatiale le principe d'accès indépendant à l'espace, qui repose sur deux axes : la préférence des lanceurs européens pour les missions institutionnelles et l'existence d'un lanceur européen compétitif sur les marchés (ARIANE).

Notre politique spatiale est tournée vers les applications concrètes, qui apportent une valeur ajoutée dans les domaines économique, environnemental ou militaire. Parmi nos points forts, figurent notamment les télécommunications, l'observation optique, la météorologie, l'océanographie et la surveillance de l'environnement. La France est également un soutien indéfectible du programme de positionnement par satellites GALILEO, compte tenu de ses implications économiques et stratégiques.

Dans le domaine militaire, nous avons engagé des programmes technologiques de rupture dans le domaine des écoutes électromagnétiques et de l'alerte avancée, et sommes à la pointe en matière de surveillance spatiale.

Dans le domaine de l'exploration de l'espace, l'Europe s'illustre par son programme ambitieux d'exploration des différentes planètes ou satellites du système solaire par des sondes.

Le Président de la République a voulu donner à notre politique spatiale les moyens de ses ambitions : le budget spatial français (hors programme de défense) a augmenté de 16% depuis 2007 en dépit la crise, alors qu'il avait stagné auparavant.



Le spatial bénéficie du soutien de l'Etat à travers le programme des investissements d'avenir

Le programme des investissements d'avenir, financé par leGrand Emprunt, a été lancé par le Président de la République le 14 décembre 2009. Il est doté de 35 milliards d'euros :

- 18,9 milliards pour l'enseignement supérieur et la recherche
- 6,5 milliards pour les filières industrielles et les PME, dont 500 millions pour l'espace
- 5,1 milliards pour le développement durable et l'énergie
- 4,5 milliards d'euros pour le numérique

L'industrie spatiale bénéficie de 500 millions d'euros de crédits issus du programme des investissements d'avenir (250 millions pour les lanceurs, 250 millions pour les satellites). Ce soutien de l'Etat va notamment permettre de préparer le programme de lanceur de nouvelle génération ARIANE 6, qui sera plus compétitif. Pour le volet satellites, le Grand Emprunt va notamment soutenir le projet SWOT (Surface Water Ocean Topology) d'altimétrie océanographique, le projet Satellite de télécommunication du futur, le programme de développement des technologies pour les satellites d'accès à internet à très haut débit, le projet MYRIADE (observation du méthane atmosphérique) et l'Institut de Recherche Technologique « Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués ».

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BILAN : LES ANNONCES DU PRESIDENT

La France doit continuer à investir dans le spatial, et plus généralement dans l'avenir

Le Président de la République est attaché à ce que la France et l'Europe puissent continuer d'accéder à l'espace de façon libre et indépendante. Cela implique le développement des programmes de lanceurs. Le programme des investissements d'avenir, doté de 500 millions d'euros destinés à l'industrie spatiale, va permettre de développer ARIANE 6, le lanceur de nouvelle génération. Dans un monde ouvert et concurrentiel, la France et l'Europe doivent absolument continuer à investir dans l'avenir et dans l'espace afin de maintenir leur compétitivité et leur avance spatiale. Dans un contexte de crise, le Président veut donner la priorité aux dépenses d'investissement, qui créeront la croissance et les emplois de demain, plutôt qu'aux dépenses de fonctionnement, qui creusent les déficits. C'est pourquoi le programme des investissements d'avenir, financé par le Grand Emprunt, ou encore le Crédit Impôt Recherche (CIR), ont été mis en place.



La France ne doit pas craindre le progrès ni mettre à terre ses filières d'excellence

Le Président croit dans le progrès et le développement de nos filières d'excellence. C'est pourquoi il se prononce, une nouvelle fois, en faveur du nucléaire, qui assure l'indépendance énergétique de la France, la production d'une électricité faiblement émettrice de CO2, à un prix compétitif pour nos entreprises et les Français. La filière nucléaire française est une filière d'excellence, sûre, qui crée de l'emploi, de la valeur, et contribue à notre balance commerciale. Il n'est pas question de la détruire, surtout en période de crise.

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