Avec le RSA, le Président de la République tient un engagement de campagne majeur et mène une politique ambitieuse envers les Français les plus démunis, en luttant contre l'assistanat et en poursuivant l'effort de revalorisation du travail.
Martin Hirsch, ancien Président d'Emmaüs, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la Pauvreté, est l'inventeur de ce dispositif.
Le RSA : réconcilier la solidarité avec le travail en mettant fin aux effets pervers de l'assistanat.
Le RSA est une allocation qui remplace les deux principaux minimas sociaux : le Revenu Minimum Insertion (RMI) et l'Allocation Parent Isolé (API). Plus de trois millions de foyers devraient percevoir le RSA :
- D'une part, des personnes sans aucune source de revenu, et notamment sans revenus tirés du travail. Pour eux, le montant du RSA reste fixé au niveau du RMI ou de l'API.
- D'autre part, un million et demi de travailleurs pauvres, pour qui le RSA représente en moyenne 157 €/mois en plus pour subvenir à leurs besoins ; 130 €/ mois en moyenne pour un couple avec enfants.
Pourquoi fait-on le RSA ?
La pauvreté a cessé de reculer : 7 millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté en France ; un ménage français sur 8 vit avec un revenu insuffisant.
La pauvreté connaît même un nouveau visage, celui des « travailleurs pauvres » pour qui le travail ne protège pas de la pauvreté.
Le RMI a également failli à sa mission d'insertion, excluant parfois un peu plus encore ceux qu'il était pourtant censé aider. Le RMI a enfermé un peu plus nos concitoyens dans l'assistance puisque ceux qui retrouvent un travail, perdent des revenus.
Quand l'assistanat paie plus que le travail, on rend les personnes prisonnières de l'assistance.
Le RSA est une mesure financée.
Certains avaient annoncé que l'on ferait un RSA au rabais, que l'on ferait payer la lutte contre la pauvreté par la redistribution entre les précaires.
C'est la politique de solidarité la plus ambitieuse menée en France depuis 10 ans. Le RSA coûtera 1,5 milliard d'euros. C'est un effort considérable pour la nation.
Mais qui est assumé de manière responsable : on ne le finance pas par les déficits, mais par une hausse de la fiscalité sur le capital. Les revenus du capital qui augmentent depuis des années plus vite que les salaires, sont mis à contribution pour améliorer les revenus tirés du travail.
La montée en puissance du RSA
Le déploiement du | RSA fait l'objet d'une évaluation en continu, dans la droite ligne de celle qui a accompagné son expérimentation.
Sa montée en puissance se fait aujourd'hui de manière satisfaisante : au mois de décembre, 1,3 million de foyers ont perçu le RSA en remplacement du RMI et de l'API (« RSA-socle » : 422€ en moyenne) et 412 000 foyers ont bénéficié du RSA en complément de leurs revenus d'activité (« RSA-activité » : 157€ en moyenne).
En septembre 2010, le | RSA a été étendu aux moins de 25 ans qui exercent une activité professionnelle. Cette mesure, annoncée par le Président de la République le 29 septembre dernier, devrait bénéficier à 160 000 jeunes.
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« Je veux porter une politique pour les travailleurs de notre pays. Je veux faire du travail la voie de sortie de la pauvreté. Je veux faire des revenus du travail le socle des revenus du foyer. Le RSA s'inscrit dans la lignée des réformes que nous menons pour la promotion, la revalorisation et la juste rémunération du travail. »
Discours de M. le Président de la République
Généralisation du Revenu de Solidarité Active
Changé -- Jeudi 28 août 2008
L'ensemble des dispositions pratiques sur le RSA sont disponibles sur le site : www. | rsa.gouv.fr
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