La politique étrangère menée depuis quatre ans a permis de rendre la France plus forte et plus influente sur la scène internationale. La France s'engage pleinement au
service de la paix et de la sécurité du monde. Elle est à la tête du combat pour une mondialisation mieux régulée, plus juste et plus protectrice des citoyens.
Elle joue un rôle moteur face aux grands défis globaux. Partout, elle défend les intérêts de la France et des Français.
Préserver le leadership de la France en Europe
La France a repris toute sa place au cœur d'une Europe plus forte et plus protectrice. C'est la proposition, faite par Nicolas Sarkozy, d'un traité simplifié qui a donné naissance au traité de Lisbonne et a mis fin à plus de dix ans de
blocage institutionnel de l'Union européenne.
La présidence française de l'UE (juillet-décembre 2008) a été l'illustration concrète d'une Europe politique, capable d'agir et de décider. Elle a montré que quand l'Europe veut, l'Europe peut :
A l'été 2008, c'est l'intervention de Nicolas Sarkozy, au nom de l'Europe, qui a permis de stopper le conflit entre la Russie et la Géorgie et de sauvegarder l'indépendance géorgienne ;
Face au risque d'effondrement de tout le système bancaire au lendemain de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers (septembre 2008), c'est l'Europe, sous l'impulsion de la France, qui a montré la voie, entrainant l'adoption d'un plan bancaire européen dont les principes ont été repris dans le reste du monde, y compris par les États-Unis ;
C'est encore la France qui, au nom de l'Europe, a imposé une réponse mondiale coordonnée face à la crise économique, en obtenant la première réunion du G20 à Washington ;
La présidence française a aussi permis l'adoption du paquet énergie-climat, qui a placé l'Europe à la tête du combat contre le réchauffement climatique, ou celle du pacte européen sur l'asile et l'immigration qui pose les bases d'une véritable politique européenne de l'immigration ;
La relance de l'Europe de la Défense a permis de poser les bases et les objectifs d'une politique de renfor-cement des moyens militaires européens,
menacés par la crise. Depuis lors, avec le Royaume-Uni, nous avons scellé les accords de défense historiques de 2010, qui doivent faire de nos deux pays les leaders
européens en matière de défense.
Grâce à l'engagement de la France, le gouvernement économique de l'Europe est, enfin, devenu une réalité :
Pour faire face à la crise de l'euro, l'Europe s'est dotée de nouveaux mécanismes de solidarité. Elle est venue en aide à la Grèce et à l'Irlande, attaquées par les marchés. Un mécanisme permanent de gestion de crise, véritable « Fonds monétaire européen » doté de 500 Mds d'euros a été mis en place. Nous avons ainsi évité l'effondrement de la monnaie européenne. En défendant l'euro, c'est l'épargne et le pouvoir d'achat des Français que nous avons défendus ;
Au début de cette année, l'Europe s'est aussi dotée d'un véritable gouvernement économique de la zone euro avec l'adoption du « Pacte pour l'euro », qui permettra de renforcer la convergence de nos politiques économiques et la compétitivité de nos économies.
L'Europe agit désormais de manière plus politique, plus volontariste, moins naïve :
Nous avons obtenu que l'Europe impose à ses grands partenaires le principe de réciprocité, dans les négociations avec l'OMC et celles en cours entre l'UE et le Mercosur, qu'elle mette en place une vraie politique industrielle, qu'elle continue de défendre son agriculture, grâce notamment à l'adoption en septembre 2010 d'une position gouvernementale franco-allemande pour une PAC forte au-delà de 2013 ;
Nous avons soulevé la question de la lutte contre l'immigration clandestine, pour aller vers une véritable politique européenne de l'immigration, qui passe notamment par une surveillance européenne des frontières extérieures ;
Nous avons également mis sur la table la question de l'identité de l'Europe et celle de ses frontières, c'est-à-dire de la place de la Turquie. Notre position est claire, elle n'a pas changé : la Turquie n'a pas vocation à devenir membre de l'UE, ce qui n'empêche pas de continuer à approfondir les liens entre la Turquie et l'Europe.
Renforcer l'influence de la France dans le monde
Depuis quatre ans, la France a considérablement renforcé son influence au sein de sa famille occidentale. Le retour de la France dans le
commandement intégré de l'Otan permet à la France et à
l'Europe de peser bien plus qu'avant dans les choix stratégiques de l'Alliance atlantique.
Ce retour nous rapproche de nos partenaires européens, sans remettre en cause notre indépendance nationale, puisque les décisions de l'Otan sont toutes prises à l'unanimité. En outre, la dissuasion nucléaire, qui est la garantie suprême de l'indépendance de la Nation,
demeure strictement sous notre souveraineté. En rétablissant une relation de très grande confiance avec les États-Unis, nous avons renforcé notre capacité
d'entraînement, vis-à-vis des Américains bien sûr, mais aussi auprès de leurs alliés européens traditionnels.
La France a construit des partenariats renforcés avec les nouvelles puissances :
La France a renforcé ses liens avec les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud...) qui sont aujourd'hui des partenaires incontournables ;
Avec la Russie, la relation fondée sur la confiance et la franchise que nous avons établie a contribué au succès de la médiation française lors de la crise russo-géorgienne de l'été 2008.
Enfin, la France a renouvelé ses relations avec ses partenaires de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique. Depuis le premier jour de son élection, Nicolas Sarkozy a fait de la construction d'un espace de coopération et de dialogue entre les deux rives de la Méditerranée une
priorité de sa politique étrangère. Lancée en juillet 2008 à Paris, l'Union pour la Méditerranée (UpM) a permis de lancer plusieurs projets de coopération
concrète entre les peuples de la Méditerranée (plan solaire méditerranéen, dépollution de la Méditerranée, autoroutes maritimes et terrestres, enseignement
universitaire...).
Les révolutions dans le monde arabe ont fait naître une grande espérance, parce qu'elles se sont faites au nom de valeurs qui nous sont chères : la liberté, la
démocratie, la justice. Notre devoir, c'est d'accompagner ces changements historiques, c'est d'aider les peuples et leurs dirigeants, en Tunisie, en Égypte et ailleurs,
à réussir leur transition vers la démocratie, tout en leur apportant l'aide financière, technique et humaine nécessaire pour lutter contre les risques de dérives
extrémistes ou de migrations incontrôlées. Il nous faut également refonder l'UpM à la lumière de ces développements historiques.
Nous construisons avec l'Afrique une relation modernisée, plus équilibrée et plus transparente, fondée sur le respect et sur la franchise :
Nous traitons l'Afrique en véritable partenaire dans la mondialisation, avec lequel nous nous engageons concrètement pour relever les défis communs. Ce partenariat sera au cœur du sommet du G8 de Deauville ;
Nous avons engagé la renégociation de tous nos accords de défense, qui seront désormais intégralement publiés et soumis au Parlement, et réformé notre présence militaire sur le continent africain, en ne conservant que deux bases (Libreville et Djibouti) ;
Nous restons l'un des premiers soutiens au développement du continent africain, puisque la France a maintenu son aide malgré la crise, tout en prenant de nouvelles
initiatives pour la transparence
et la bonne gouvernance. La France a fait du développement des infrastructures en Afrique et de la sécurité alimentaire des priorités de sa présidence du G20.
S'engager pour la défense de nos valeurs
Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la France a une responsabilité particulière au regard de la paix et de la sécurité internationale.
Elle s'engage, chaque fois qu'elle peut être utile, pour aider à faire avancer la paix :
En 2008, la France a joué un rôle décisif pour aider le Liban à sortir de la crise politique dans laquelle il était plongé : l'accord de Doha, qui a fixé les principes d'un règlement politique, s'inspirait ainsi des propositions françaises ;
Lors du conflit entre la Russie et la Géorgie de l'été 2008, l'intervention de la France a permis de faire cesser les combats ;
Début 2009, lors de la crise de Gaza, c'est l'initiative franco-égyptienne qui a permis la fin des violences et la reprise des pourparlers ;
La France est l'un des acteurs les plus engagés pour aider à la relance du processus de paix au Proche-Orient, en prenant pleinement en compte le droit des
Palestiniens à un Etat et le droit d'Israël à
la sécurité.
La France s'engage concrètement pour que la démocratie et les droits de l'Homme progressent, à l'instar de la Côte d'Ivoire où nous sommes résolument engagés
auprès de l'ONU et des organisations africaines pour que le choix des Ivoiriens d'élire Alassane Ouattara président soit respecté.
La France prend ses responsabilités sur la scène internationale pour la sécurité du monde :
Nous avons renforcé notre engagement en Afghanistan et proposé une stratégie globale à nos alliés, pour aboutir à un transfert progressif des responsabilités de sécurité aux Afghans ;
Face à la menace iranienne, la France joue un rôle moteur pour que la communauté internationale, l'ONU, l'UE, adoptent une politique de grande fermeté (sanctions)
tant que le régime iranien poursuivra des activités de prolifération nucléaire.
La porte du dialogue et de la coopération reste ouverte si les Iraniens acceptent de respecter leurs obligations internationales, mais nous n'accepterons pas que
l'Iran se dote de l'arme nucléaire ;
En Libye, c'est la détermination sans faille de la France et du Royaume-Uni, qui a permis de mobiliser la communauté internationale et de faire adopter une résolution des Nations unies autorisant à protéger le peuple libyen contre la folie meurtrière du colonel Kadhafi ;
La coopération en matière de lutte anti-terroriste avec tous les pays où la menace est particulièrement présente, n'a cessé de se renforcer.
Enfin, depuis son élection, Nicolas Sarkozy s'implique personnellement pour trouver des solutions à des drames individuels : libération des sept infirmières bulgares et du médecin palestinien injustement condamnés en Libye, libération d'Ingrid Betancourt en Colombie, libération de Clotilde Reiss et Nazak Afshar en Iran, efforts déployés pour la libération de Gilad Shalit en Israël, de nos journalistes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière en Afghanistan, ou bien encore des salariés d'Areva retenus par Al Qaïda au Maghreb islamique.
Promouvoir une mondialisation plus juste et plus protectrice
Face au cynisme destructeur d'un capitalisme financier qui échappe à toute humanité, la France s'est efforcée de tracer la voie d'une régulation des
marchés. C'est Nicolas Sarkozy qui, depuis la tribune de l'ONU en septembre 2008, a le premier demandé que le monde se rassemble pour apporter
une réponse coordonnée, pour écarter le retour au protectionnisme et pour poser les bases d'une réforme ambitieuse du système financier international. C'est ainsi
qu'est né, en novembre 2008, le G20 des chefs d'État et de gouvernement, qui est aujourd'hui la véritable instance de pilotage de l'économie mondiale.
En deux ans et demi, sous l'impulsion de la France et de ses partenaires européens, le G20 a permis des avancées majeures dans le domaine de la régulation
:
Au G20 de Londres (avril 2009), c'est la France qui a engagé la lutte contre les paradis fiscaux et permis des avancées sans précédent : établissement d'une liste noire, principe de sanctions pour les places financières qui ne se conforment pas aux exigences internationales de transparence ;
Au G20 de Pittsburgh (septembre 2009), c'est encore la France qui a obtenu que les pays du G20 acceptent d'encadrer les bonus des traders, en reprenant les mesures décidées par la France un mois plus tôt ;
En deux ans et demi, le G20 a aussi permis que des pans entiers du secteur financier qui échappaient jusque-là à tout contrôle (agences de notation, hedge
funds, etc.) soient désormais régulés et
que la réglementation des activités des banques soit renforcée.
Notre pays, qui préside cette année le G20, a fait le choix d'un ordre du jour ambitieux :
L'approfondissement de la coopération économique internationale en luttant contre les grands déséquilibres mondiaux qui pénalisent la croissance ;
La réforme du système monétaire international, pour éviter que ne s'engage une véritable « guerre » des monnaies ;
La lutte contre la volatilité excessive des prix des matières premières énergétiques et agricoles, alors que la hausse brutale des prix des matières premières menace la croissance mondiale et risque de provoquer de nouvelles émeutes de la faim ;
Le développement, avec une priorité pour l'Afrique. Par son engagement en faveur du développement, la France est à la tête du combat pour une mondialisation plus solidaire. Malgré la crise, la France a augmenté son effort en matière de développement (de 0,38% du PIB en 2007 à 0,51% en 2010), ce qui la place au 2e rang des contributeurs du G8 en termes relatifs et au 4e rang mondial en volume, avec 10% environ de l'aide publique au développement mondial.
La France est aussi le pays le plus engagé en faveur des financements innovants, sans lesquels le monde ne pourra honorer les engagements pris dans le domaine du
développement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Notre pays soutient tout particulièrement l'idée d'une taxe sur les transactions financières,
qui progresse au plan européen sous l'impulsion de la France associée à l'Allemagne.
La France est un moteur de la réforme de la gouvernance mondiale qui doit donner une place plus grande aux grands pays émergents, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil.
Cette réforme a aujourd'hui commencé avec la création du G20, à l'initiative de la France, dont les grandes puissances émergentes sont membres. Nous voulons
maintenant aller plus loin et réformer le Conseil de sécurité des Nations unies, en l'élargissant à de nouveaux membres permanents et non permanents.
La France a pris la tête du combat contre le réchauffement climatique. Nicolas Sarkozy s'est lui-même considérablement investi pour que le sommet de Copenhague fin 2000 ne soit pas un échec. Au final, même si l'accord obtenu n'est pas à la hauteur de nos attentes, il a permis des avancées réelles, qui ont fait date :
La reconnaissance par tous des 2°C comme limite du réchauffement acceptable à l'horizon 2050 ;
La nécessité d'objectifs chiffrés de réduction des émissions pour les pays industrialisés et de limitation pour les pays émergents ;
Un accord sur un premier financement de 30 Mds de dollars sur les 3 années 2010-2011-2012 pour la lutte contre le réchauffement dans les pays en développement et sur un objectif de financement de 100 Mds de dollars d'ici 2020.
À Cancun (fin 2010 au Mexique) et cette année à Durban (Afrique du Sud), la France continue de jouer un rôle leader sur ces questions, en particulier pour définir un régime international de réduction des émissions de CO2 applicable à partir du 1er janvier 2013.
Rénover notre Défense nationale
Une réforme de la Défense d'une très grande ampleur a été engagée et mise en œuvre dans notre pays dès 2007, dans le but unique de consolider et de moderniser notre outil de défense, pour le présent et pour l'avenir :
Le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale a été adopté en juin 2008. Il permet de redéfinir notre stratégie de défense, de l'adapter aux nouveaux enjeux mondiaux et de construire une armée cohérente avec nos besoins et dans un format soutenable pour la collectivité ;
La loi de programmation militaire mettant en œuvre le Livre blanc a été votée en juillet 2009. Conformément à l'engagement du Président, l'année 2009 a été une année historique en termes d'acquisition de matériels, et ce malgré la crise. Le budget triennal 2011-2013 prévoit une hausse de 3 % sur 3 ans, en ligne avec les engagements de la LPM ;
Malgré les difficultés, la nouvelle carte des implantations militaires, cohérente avec les missions- actuelles, est progressivement mise en œuvre, en accordant une attention particulière à tous les terri-toires touchés.
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