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Classé sous : International
Au Proche-Orient, la France est redevenue un acteur majeur au service de la paix
La France a joué un rôle décisif pour aider le Liban à sortir de la crise politique dans laquelle il était plongé. L'accord de Doha, qui a fixé les principes d'un règlement politique de la crise, reprend le plan français en quatre points. Ce règlement a été rendu possible par la décision du président de la République d'ouvrir un dialogue avec la Syrie. Enfin, la rencontre quadrilatérale, en marge du sommet sur l'UPM, a été marquée par l'annonce historique de l'établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie.
Dans le conflit israélo-palestinien, la voix de la France est aujourd'hui plus écoutée qu'elle ne l'a jamais été. Nicolas Sarkozy a su gagner la confiance de toutes les parties en tenant à chacun un langage de vérité. Le chef de l'État a toujours revendiqué son amitié pour Israël, dont il n'a cessé de défendre le droit inaliénable à la sécurité. Le principe d'un rehaussement des relations de l'UE avec Israël a d'ailleurs été acté pendant la PFUE. Pour autant, cela ne l'a pas empêché de demander devant la Knesset, lors de sa visite de juin 2008, le gel total de la colonisation, ni de dire sa conviction que Jérusalem devait être la capitale des deux États. Aujourd'hui, Israéliens comme Palestiniens souhaitent voir la France jouer un rôle plus grand dans le processus de paix.
En décembre 2007, nous avons accueilli à Paris une conférence des donateurs internationaux pour l'État palestinien, qui a permis d'enregistrer des engagements à hauteur de 7,7 milliards de dollars sur trois ans, dont 1,6 déjà déboursés (contribution française : 300 millions de dollars). Nous avons également mis en place des nouvelles formes de coopération pour soutenir l'économie et la société palestiniennes, à travers, par exemple, la réhabilitation de l'hôpital à Gaza (en coopération avec Qatar) ou le projet de zone industrielle franco-palestinienne à Bethléem.
Parce qu'elle a la confiance de toutes les parties, la France porte une responsabilité particulière, celle de les aider à avancer sur le chemin de la paix. C'est ce qu'elle a fait au moment de la crise de Gaza en prenant, début janvier 2009, conjointement avec l'Égypte, une initiative de paix qui a permis d'obtenir la fin des violences, l'ouverture de discussions entre les belligérants et la reprise des négociations en vue de la réconciliation palestinienne. Avec nos partenaires européens, nous avons également apporté une aide d'urgence aux populations palestiniennes de Gaza.
La volonté du président de la République de réengager la France dans un dialogue prudent, par étapes avec la Syrie, a produit des effets concrets : elle a contribué à sortir le Liban de la crise politique, tandis que s'engageaient, en mai 2008, des discussions de paix indirectes entre la Syrie et Israël, par l'intermédiaire de la Turquie (ces discussions ont été interrompues après la crise de Gaza). Ces signes encourageants ont permis au président de la République d'effectuer, en septembre 2008, la première visite d'un chef d'État français à Damas depuis six ans.














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